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URGENT – Le gouvernement et la MONUSCO appelés à mettre fin aux massacres des civils dans la chefferie de Bwito (Rutshuru)

Publié le : 20 February, 2017 à 16 h 12 min

(Rutshuru, le 20 février 2017) – Le Centre d’Observation des Droits de l’Homme et d’Assistance Sociale « CODHAS » demande au gouvernement congolais et à la MONUSCO de mettre fin aux massacres a caractère ethnique à répétition dans le territoire de Rutshuru, à l’Est de la République Démocratique du Congo.

Le matin de ce samedi, 17 février 2017 à 04 heures, les combattants du Nduma Defense of Congo (NDC), en provenance de Walikale ont fait incursion dans les villages de Bushukura, Rusave, Nyamalere et Kyahala. Ciblant les maisons des membres de la communauté hutu, tuant par arme blanche vingt-quatre (24) personnes, parmi eux, treize hommes, cinq femmes, six enfants et une personne portée disparue et blessant gravement quatre personnes.

Depuis juillet 2016 à ce jour, 2017, notre organisation à documenté cent quarante-quatre (144) cas des personnes tuées  dans les massacres à caractère ethnique dont la plupart ont été tuée par arme blanche, trois cents nonante et une (391) maisons incendiées, vingt-quatre (24) écoles primaires et secondaires fermées et des centaines des populations contraint au déplacement massif dans cette partie du territoire de Rutshuru.

Ces massacres sont perpétrés par des groupes armés locaux lié soit à la communauté Hutu d’une part et les communautés Nande et Hunde, de l’autre part. La communauté hutu s’est constitué une milice d’auto-défense communément appelé « Nyatura » quant aux Nande et Hunde ont deux milices dont les « Mai-Mai Mazembe » et Nduma Defense of Congo « NDC ». Ces deux dernières milices son actifs non seulement dans le territoire de Rutshuru, mais aussi à Walikale et au sud du territoire de Lubero.

Lors de la mission de CODHAS dans la zone, un habitant lui a témoigné : « A chaque fois qu’il y a des attaques, dans l’un des villages, le lendemain on assiste au déploiement des militaires FARDC dans ce village, suivi des délégations des autorités politico-administratives, quelques jours après, ces militaires quittent et les groupes armés reviennent dans les villages ».

Le CODHAS constate que le gouvernement congolais et la MONUSCO ont faillis à leur obligation de protection des civiles et qu’ils n’ont pas fait assez pour mettre fin à ces massacres à répétition.

« La responsabilité première revient au gouvernement congolais qui doit assurer la sécurité de la population et promouvoir la coexistence entre les communautés ethnique conformément à l’article 51 de la constitution », a déclaré Hervé Nsabimana, Coordonnateur du CODHAS.

Ce conflit entre les communautés locales a des conséquences graves sur le processus électoral en cours en République Démocratique du Congo. C’est pourquoi un plan de sécurité et humanitaire devrait être mis en place par le gouvernement congolais et ses partenaires pour restaurer la paix dans cette partie de la province du Nord-Kivu.

SYC

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