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URGENT – Appel à la libération immédiate d’une trentaine d’activistes LUCHA arrêtés cet avant-midi à Goma

Publié le : 12 April, 2017 à 16 h 01 min

33 activistes de la Lutte pour le Changement (LUCHA) et deux autres ont été brutalement interpellés par la Police cet avant-midi à Goma lors d’une manifestation pacifique, apprend-t-on des sources locales.

Selon la LUCHA, il s’agissait d’une manifestation pacifique (marche depuis le rond-point Signers jusqu’au siège provincial de la Banque Centrale du Congo au centre-ville de Goma) suivi d’un sit-in devant ladite banque.

« Le but était pour nous double : Dénoncer l’incompétence et la complaisance de la Banque Centrale du Congo, en tant qu’autorité de régulation et de contrôle du secteur de la finance et de la micro-finance en RDC, dans l’effondrement de certaines banques (BIAC) et de quelques-unes des principales institutions de micro-finance du pays (Coopec IMARA, MECRECO, etc.). Et, Proposer à la Banque Centrale du Congo un certain nombre d’actions concrètes pour redresser le secteur de la finance et permettre aux milliers de nos compatriotes en désarroi de recouvrer leurs épargnes», renseigne un communiqué alerte de la LUCHA.

Selon la même source, l’arrestation était conduite par le commandant adjoint de la PNC au Nord-Kivu, le Colonel Van Kasongo et par le commandant de la Police des Polices, Job Alisa (tous les deux impliqués déjà dans plusieurs arrestations arbitraires et tortures des militants de la LUCHA par le passé alors que la plainte à l’auditorat militaire contre eux est restée sans suite jusqu’à ce jour).

Pendant l’arrestation, les journalistes présents ont été agressés physiquement, insultés, et leurs matériels confisqués. Parmi eux un reporter de Radio Okapi, une journaliste de Pole FM, et certains correspondants de médias internationaux.

« Toutes les personnes arrêtées sont actuellement détenus au cachot de la Police des Polices au quartier Murara, non loin de la prison centrale de Goma. Ce qui est en soi anormal, puisque la police des police sa mission se limite à surveiller la conduite des policiers, pas des civils », dénonce la LUCHA.

Pour les militants de la LUCHA, le Gouverneur Julien Paluku, le Commissaire provincial de la PNC/Nord-Kivu, Vital Awashango, la ministre des droits humains, Madame Marie-Ange Mushobekwa, ainsi que le ministre national de l’intérieur, Monsieur Ramazani Shadary, sont les bonnes personnes sur qui il faudra faire pression pour dénoncer ces arrestations arbitraires et exiger la libération immédiate et sans condition de toutes les personnes arrêtées.

« Un message à ces personnes de votre part peut aider nos camarades à recouvrer rapidement la liberté », a insisté l’alerte de la LUCHA.

SYC

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