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RDC : Une ONG plaide pour plus d’espace des libertés publiques à tous

Publié le : 3 August,16 à 19 h 50 min

(Kinshasa, le 02 août 2016) – L’Association congolaise pour l’accès à la Justice (ACAJ) appelle le Gouvernement congolais à ouvrir davantage l’espace d’exercice de libertés publiques à tous les courants politiques et à la société civile.

Dans un communiqué officiel daté du 2 août, l’ACAJ affirme avoir noté que, du 20 au 31 juillet 2016 la majorité présidentielle a organisé 10 marches et réunions publiques à Bandundu, Bunia, Butembo, Goma, Kalemie, Kananga, Kinshasa, Kolwezi, Matadi et Mbuji-Mayi. L’opposition et la société civile en ont organisé 4 : à Bukavu, Kinshasa, Kindu et Uvira ; et leurs 9 réunions publiques ont été interdites par les autorités locales.

Elle félicite la police pour l’encadrement satisfaisant du cortège du Président de l’UDPS, M. Etienne Tshisekedi wa Mulumba, lors de son arrivée le 27 juillet 2016 et  du meeting qu’il a présidé le 31 juillet 2016 à Kinshasa;

« L’ACAJ condamne, cependant, la répression violente de la manifestation pacifique de conducteurs de taxi-motos à Kisangani le 25 juillet 2016, et deux réunions pacifiques des militants de l’UDPS à Lubumbashi les 26 et 27 juillet 2016 », indique le Communiqué.

Bien plus, le Gouvernement est invité à assurer à tous les partis politiques, de la majorité présidentielle comme de l’opposition, ainsi qu’aux organisations de la Société Civile l’exercice des libertés de manifestation et des réunions pacifiques conformément aux articles 12, 25 et 26 de la Constitution.

« L’ACAJ rappelle que la pratique de déclarer une journée « chômée et payée » et de contraindre les cadres et agents de la fonction publique et des entreprises privées ; des élèves et étudiants; des vendeurs de marchés…à participer à des manifestations ou réunions politiques de la majorité présidentielle est illégale car violant l’article 26 alinéa 2 de la Constitution ».

L’ACAJ dénonce le fait que les médias publics n’aient pas couvert et diffusé les manifestations et réunions pacifiques des partis de l’opposition et des organisations de la société civile comme ils l’ont fait pour les partis de la majorité présidentielle.

« Elle rappelle le Gouvernement qu’au terme de l’article 24 alinéa 3 de la Constitution, les medias audiovisuels et écrits d’Etat son des services publics dont l’accès doit être garanti de manière équitable à tous les courants politiques et sociaux ; et que leur statut doit garantir l’objectivité, l’impartialité et le pluralisme d’opinions dans le traitement et la diffusion de l’information ».

Condamnant l’installation des «cellules de PPRD» au sein des entreprises et Etablissements publics tels qu’à l’OGEFREM, l’INPP et la Direction Générale des Impôts, l’ACAJ exige leur démantèlement sans condition afin d’assurer leur apolitisme, neutralité et impartialité conformément à l’article 193 de la Constitution.

« L’ACAJ craint que l’installation de ces cellules ne s’inscrive dans une stratégie politique et subtile visant l’instauration d’un parti unique en violation de l’article 7 de la Constitution », conclut le communiqué.

SYC

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