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Sauti Ya Congo > Non classé > Pas de levée de sanctions ciblées contre les hauts responsables Congolais impliqués dans les violations graves des droits humains sans garantie de justice [Communiqué conjoint]

RDC : Un procès de Génocide buté au manque de moyens financiers et logistiques

Publié le : 27 December,15 à 17 h 55 min

L’ASADHO et JUSTICIA asbl s’inquiètent du manque des moyens financiers et logistiques des autorités judiciaires civiles de Lubumbashi qui ne leur a pas permis ou ne leur permettra pas d’approfondir les investigations et mieux organiser ce procès conformément aux standards requis en matières des crimes de la compétence de la Cour pénale internationale. Le procès porte sur les 34 pygmées et bantous poursuivis pour crimes contre l’humanité et crimes de génocide perpétrés réciproquement par les milices de ces deux communautés entre juillet et août 2014 dans les territoires de Manono et Kabalo (province du Tanganyika).

Dans un communiqué conjoint, ces deux ONGDH demandent au gouvernement de mettre, de manière permanente, des moyens logistiques et financiers à la disposition des Parquets Généraux et Cours d’Appel pour la répression des crimes contre l’humanité, crimes de guerre et crime de génocide. Aussi lui recommandent – t – ils, la mise en place d’un fonds public en vue de dédommager les victimes des crimes graves en RD Congo.

Lors de la huitième audience de ce procès du 30 novembre 2015, la Cour d’Appel, face à la non – comparution de certains témoins à charge et à décharge qui sont à Manono et à Kabalo du fait des difficultés logistiques du Greffier de notifier les exploits judiciaires aux concernés, a renvoyé l’affaire au 11 janvier 2015.

Les deux organisations rappellent qu’à la septième audience du 26 octobre 2015 à Lubumbashi, la Cour d’Appel, après avoir poursuivi avec l’instruction de l’affaire en interrogeant 23 prévenus sur les circonstances de leur arrestation à Manono et à Kabalo, avait renvoyé l’affaire au 30 novembre 2015 en vue de donner suffisamment du temps, d’une part, au Greffier pour signifier les notifications aux témoins, et d’autre part, aux avocats des victimes de rencontrer les victimes qui sont à Manono (situé 750 km de Lubumbashi) et à Kabalo (situé à 900 km de Lubumbashi).

Ces ONGDH qui suivent de près le déroulement de ce procès constatent que de nombreux chefs de guerre de ces milices ethniques ainsi que de nombreuses autres personnes impliquées dans ces crimes graves n’ont jamais été arrêtées et circulent librement à Kalemie, Nyunzu, Kabalo et Manono.

De même que la plupart des victimes de ces exactions habitant dans le Tanganyika, ne participent pas à ce procès, et de nombreux témoins à charge et à décharge auront du mal à y participer.

L’ASADHO et JUSTICIA asbl tirent la sonnette d’alarme sur l’importance que revêt cette affaire judiciaire. Elles déplorent les nombreux crimes graves impunis commis par les milices pygmées et bantous depuis le début de 2013, ainsi que le manque des moyens que connaissent la Cour d’Appel, le Parquet Général, les avocats commis d’office pour assister les victimes et prévenus.

Tout en se félicitant de l’organisation de ce procès qui aura le mérite de contribuer à lutter contre l’impunité dans le Tanganyika à la suite des violences interethniques, elles demandent au gouvernement d’appuyer la justice civile des moyens conséquents pour aboutir à une meilleure administration de la justice et un procès juste et équitable relatif aux crimes contre l’humanité et génocide.

SYC

Ci – Joint :

Le Communiqué sur le Procès des 34 pygmées et bantous poursuivis pour crimes contre l’humanité

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