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RDC : SOS FED appelle à sécurisation les défenseurs des droits de l’Homme de Fizi et Uvira en dangers

Publié le : 24 February, 2017 à 14 h 44 min

(Fizi, le 21 février 2017) – Plusieurs défit sont à relever afin de renforcer les mécanismes de protection du travail et de la sécurité des défenseurs de des droits de l’homme dans les territoires de Fizi et Uvira dans la province du Sud-Kivu où il existe une vingtaine des groupes armés tant nationaux qu’étrangers encore en activité, alerte le Communiqué officiel de SOS Femmes et Enfants en Détresse (SOS FED).

Selon cette ONGDH, l’activisme de ces groupes armés est un facteur de vulnérabilité des militants des droits de l’Homme dans ces deux territoires. Certains d’entre eux ont été victime des interpellations, des menaces et intimidations, arrestations arbitraires et de détention illégale ainsi que des actes de torture de la part de certains membres de ces groupes armés. Parmi les femmes activistes des droits humains, certaines ont été violées dans ce contexte. D’où le premier grand défi d’ordre sécuritaire qui devrait en principe être relevé par les gouvernements national et provincial, en collaboration avec les forces armées de la RDC.

SOS FED évoque quelques des victimes :

  • Dimanche le 11 décembre 2016, vers 16h30, un véhicule de l’ONG War Child Hollande en provenance d’Uvira vers Baraka est tombé dans une embuscade tendue par quatre hommes munis d’armes blanches (machettes, couteaux, et batons). D’après des sources de SOS FED, l’incident a eu lieu dans la localité d’Ilila proche de Mboko en territoire de Fizi, sur la RN5, axe Uvira – Baraka. Les assaillants ont ravi tous les biens de valeur des passagers jusqu’aux souliers qu’ils portaient. Il s’est agit du cinquième incident contre les humanitaires sur cet axe depuis le début de cette année.
  • Mardi le 10 janvier 2017, Madame Alphonsine Ndaukila a été enlevée par les éléments Mai-Mai présumés de YAKOTUMBA AMURI et conduite à un endroit inconnu pendant 3 jours. L’incident a eu lieu pendant qu’elle quittait Fizi-centre vers Lubondja, chef-lieu de secteur de Ngandja, à 55km au sud de l’axe Fizi-centre, par moto, pour une mission de sensibilisation et monitoring des violations de droits humains. C’est finalement le 13 janvier qu’elle a été sauvée par un paysan du milieu grâce aux actions que son organisation exerce dans cette entité. Elle a regagné son domicile dans un état critique à cause des tortures dont elle a été victime. A en croire cette dame, il s’agit du quatrième incident de la série depuis qu’elle travaille dans ce tronçon.
  • Le 17 janvier 2017, Monsieur Faustin W’Elongo L., Secrétaire de la Société civile « Forces Vives » d’Uvira est tombé dans une embuscade des hommes armés dans le tronçon LOKONGO, partie montagneuse 4km avant d’atteindre à Fizi-centre. Il a été torturé, dépouillé et déshabillé par ces assaillants.
  • Le vendredi 03 février 2017, Monsieur Célestin Wilondja, Superviseur de terrain à l’ONG Solidarité Internationale de Goma a été victime de pillage dans le tronçon LUSUKU/Fizi commis des éléments armés en tenues FARDC.

Face à cet état de choses, SOS FED recommande :

A l’Etat congolais, à travers ses préposés au niveau national et local, de reconnaitre, non seulement l’importance du travail des défenseurs des droits de l’Homme, mais également de les protéger dans l’exercice de leur travail de manière efficiente. Cela passe aussi par la lutte contre l’impunité des auteurs de ces violations à l’égard des activistes ;

Aux défenseurs des droits de l’Homme de travailler toujours en réseau et de définir une stratégie qui contribue efficacement à la réduction de leur vulnérabilité. Allusion est faite à toute personne, individuellement ou en association avec d’autres, qui s’engage à promouvoir la protection et la réalisation des droits et libertés fondamentaux au niveau national et international (conformément à l’article 1er de la Déclaration des Nations Unies sur les défenseurs des droits de l’homme de 1998) ;

A la communauté internationale d’appliquer des sanctions aux personnes qui sont impliquées dans les violations des droits civils liés aux libertés fondamentaux.

SYC

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