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Sauti Ya Congo > Non classé > Pas de levée de sanctions ciblées contre les hauts responsables Congolais impliqués dans les violations graves des droits humains sans garantie de justice [Communiqué conjoint]

RDC : Recrudescence de l’insécurité dans la province du Haut – Katanga

Publié le : 5 February,16 à 14 h 55 min

Des vives inquiétudes sont exprimées au sujet de la recrudescence des cas d’insécurités et des attaques contre les paisibles citoyens perpétrées par des hommes armées et parfois portant des tenues de l’armée ou de la police nationale Congolaise dans certaines Communes de la Province du Haut Katanga sous la barbe des forces de sécurité. Trois ONGDH qui dénoncent ces faits, recommandent  au Conseil provincial de sécurité de prendre des mesures qui s’imposent pour que la population et ses biens soient sécurisés au lieu de s’acharner à interdire les manifestations pacifiques, pourtant garanties par la constitution.

A en croire le Centre des Droits de l’Homme et du Droit Humanitaire, CDH , en sigle ; la Ligue Contre la Fraude et la Corruption, LICOF , en sigle et JUSTICIA Asbl, il ne se passe plus un seul jour sans que des armesne puissent crépiter dans la ville de Lubumbashi causant mort d’hommes et perte des biens.

Des Faits

Ce 26/01/2016, vers 24 h00, une attaque a eu lieu dans la boite de nuit B52 située dans le quartier Kabulameshi, Commune Lubumbashi causant la mort du gérant deladite boite par balles et emportant plusieurs objets de valeur. Selon les témoignages recueillis sur place, précise le Communiqué Conjoint, les assaillants étaient vêtus de tenue de la police nationale Congolaise.

A cette même date vers 20 h 30, au niveau l’arrêt bus communément appelé Double poteaux, quartier Kalubwe, Commune de Lubumbashi, un conducteur de moto a reçu 4 balles dans les jambes, les bandits ont emportéainsi une somme d’argent.

Dans la Commune de la Ruashi sur l’avenue Colonel TSHATSHI numéro 522, un kiosque a été dévalisé aux à l’entour de 6h00 du matin. Les assaillants ont emmené avec eux une somme d’argent et des marchandises.

Dans la nuit du 23 au 24/01/2016 sur l’avenue Kolwezi coin Basanga au Quartier GCM dans la ville de Lubumbashi, un homme d’une trentaine d’année a été poignardé par des hommes en uniforme, probablement des patrouilleurs et ont emporté plusieurs biens.

Si en début du mois de janvier 2016, un enfant âgé d’environ 10 ans a été tué par balle pour avoir reconnu un des bandits qui avaient dévalisé leur maison, dans la nuit du 24 au 25 décembre 2015, un corps sans vie, égorgé a été retrouvé sur l’avenue Manguier au Quartier Bel air, Commune Kampemba, avec des douilles des balles à proximité du lieu du crime.

Pas de réaction appropriée

Selon le Communiqué Conjoint, ces cas d’insécurité contre les paisibles populations civile sont nombreux, alors que les forces des sécurités fortement déployées dans la ville de Lubumbashi et ses environs et disposant des moyens de réaction rapide parmi les plus efficaces assistent la population en toute impuissance.

« Chose surprenante est que ces forces ne sont , en effet capables que de réprimer les personnes ou les membres des partis politiques qui tentent d’organiser des manifestations pacifiques ou ceux qui répondent au mot d’ordre de prière pour la Nation en vue de l’organisation des élections dans le délai constitutionnel lancé par l’ancien Gouverneur de la province du Katanga, Monsieur Moise KATUMBI CHAPWE », peut – on lire.

La forte militarisation de la ville de Lubumbashi obéit à l’impératif de la répression de tout groupe d’individus opposé au 3eme mandat du chef de l’Etat dont le terme constitutionnel en fin novembre 2016.

Pendant ce même temps, une psychose d’insécurité généralisée est alimentée dans la ville de Lubumbashi par cette présence militaire remarquable et par des déclarations inopportunes de l’autorité publique interdisant tout rassemblement publique en violation des prescrits des articles  25 et 26 de la constitution et 18 de la déclaration universelle des droits de l’homme.

Le Centre des Droits de l’Homme et du Droit Humanitaire, CDH , en sigle, la Ligue Contre la Fraude et la Corruption, LICOF , en sigle et JUSTICIA Asbl rappellent que les pouvoirs publics ont l’obligation d’assurer la sécurité des personnes et de leurs biens et l’article 3 de la Déclaration Universelle des droits de l’homme stipule avec raison : « Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sureté de sa personne. » 

SYC

Ci – Joint : COMMUNIQUE DE PRESSE CONJOINT

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