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RDC : Plus de 80 personnes ont été arrêtées par les forces de sécurité le 10 Avril à travers le pays

Publié le : 11 April,17 à 15 h 42 min

Les forces de sécurité ont tiré des gaz lacrymogènes et ont arrêté plus de 80 personnes pour disperser ou empêcher de petites manifestations à travers la République démocratique du Congo hier. Des partis de l’opposition avaient appelé à manifester contre la non-mise en œuvre de l’accord de la Saint-Sylvestre, un accord incluant un partage du pouvoir, conclu grâce à la médiation de l’Église catholique l’année passée après que le président ait refusé de quitter le pouvoir à l’expiration des deux mandats consécutifs que lui autorisait la constitution.

Hier à Kinshasa, la capitale, la vie quotidienne s’est presque immobilisée le matin, de nombreux magasins étant fermés et les routes largement désertes. De petits groupes de personnes ont tenté de manifester dans les communes de Kalamu, Kimbanseke, Lemba, Limete, Masina, Matete, Ndjili et Ngaliema, mais ils ont été rapidement dispersés par les forces de sécurité, qui dans certains cas ont tiré des gaz lacrymogènes sur des groupes de manifestants. Certains manifestants ont réagi en lançant des pierres sur la police. Au moins 40 personnes ont été arrêtées dans tout Kinshasa, dont une douzaine ont été libérées avant la fin de la journée.

Les forces de sécurité ont arrêté au moins 12 personnes à Bukavu ; 10 à Kindu ; 10 à Lubumbashi ; sept à Kongolo ; cinq à Mbuji-Mayi ; et quatre à Kamina. Ces forces ont aussi frappé des manifestants à Kamina, blessant au moins six personnes. De petites manifestations à Bunia et à Mbandaka ont été dispersées sans qu’aucune arrestation ne soit signalée. À Beni et à Kananga, les partis d’opposition avaient décidé de ne pas organiser de manifestations et avaient appelé au lieu de cela à une « ville morte ».

De nombreux magasins sont restés fermés, et beaucoup de personnes sont restées à la maison. Des activistes locaux ont fait état d’un nombre anormalement élevé de forces de sécurité déployées dans d’autres villes, y compris Kananga, Kisangani, Bandundu et Kikwit.

Le porte-parole de la police nationale, le colonel Pierrot Mwanamputu, a affirmé dimanche que « la police nationale congolaise empêchera l’exercice de toute manifestation publique à caractère politique, non autorisée à travers toute l’étendue du territoire national. » Les autorités congolaises ont à maintes reprises interdit de manière injustifiée des manifestations menées par l’opposition, rétrécissant encore plus l’espace démocratique dans le pays.

La relativement faible participation pendant les manifestations d’hier semble avoir été due à la peur de la répression du gouvernement, ainsi qu’à la lassitude de manifester sans grand résultat tangible. Un grand nombre de personnes ont été tuées au cours de manifestations politiques en septembre et décembre derniers.

De jeunes activistes pro-démocratie et d’autres personnes affirment que les manifestations d’hier pourraient avoir eu une plus grande ampleur si elles visaient à dire à Kabila qu’il doit quitter le pouvoir, mais que les gens ne sont pas disposés à risquer leur vie pour une lutte au sujet de postes au sein d’un gouvernement de transition.

Vendredi, Kabila a nommé Bruno Tshibala, un ancien leader de l’opposition, nouveau Premier ministre. Tshibala avait été exclu du principal parti de l’opposition, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), au début du mois de mars.

De nombreuses personnes ont vu dans sa nomination une violation de l’accord de la Saint-Sylvestre, qui stipule que le Premier ministre pendant la période de transition doit être choisi par la coalition d’opposition du Rassemblement.

L’Union européenne, la Belgique et la France ont toutes fait part de leurs inquiétudes à propos de cette nomination et ont appelé à la pleine mise en œuvre de l’accord du 31 décembre. L’UE a également averti qu’elle se tenait prête à imposer de nouvelles sanctions ciblées contre les personnes responsables de graves violations des droits humains.

Ida Sawyer

Directrice pour l’Afrique centrale

Article tiré du blog HRW : https://www.hrw.org/fr/blog-feed/la-rd-congo-en-crise#blog-302130

 *Titre Syc

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