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RDC : Nicolas Mbiya arrêté par l’ANR à Mbuji-Mayi, la LUCHA dénonce un montage grossier et exige sa libération 

Publié le : 14 July, 2017 à 12 h 04 min

“Il s’agit là d’un montage grossier que nous dénonçons vigoureusement ! La LUCHA exige la libération immédiate et sans condition de Nicolas Mbiya, et la fin du harcèlement des services de renseignements et des autorités en général contre ses militants à travers le pays”, a déploré la LUCHA dans un communiqué rendu public par sa cellule de Communication il y a quelques minutes.

La LUCHA condamne l’enlèvement du militant Nicolas Mbiya ce matin à Mbuji-Mayi par l’Agence Nationale des Renseignements (ANR).

“Notre camarade a été enlevé vers 6h00 le matin de ce vendredi 14 juillet 2017 à son domicile par des agents de l’ANR. Il a eu le temps de lancer une alerte, pendant que les agents venus l’enlever se trouvaient encore à l’extérieur de la maison où il habite avec son frère. Il est actuellement détenu au cachot de l’ANR à Mbuji-Mayi. Aucun motif ne lui a été signifié”, rapporte LUCHA dans un communiqué officiel.

Selon ce mouvement citoyen, des informations non-confirmées de l’ANR évoquent une “arrestation en lien avec une affaire de cartes d’électeurs” qui auraient été trouvées sur un supposé militant de la LUCHA à Kabeya-Kamuanga, à 45km a l’ouest de Mbuji-Mayi.

“Dans la région du Kasaï, de tels actes sont particulièrement multipliés ces derniers jours à la suite de nos appels à la fin des violences et à la justice contre leurs auteurs et commanditaires, dont des officiers haut placés de l’armée, de la police, de l’ANR, des membres du gouvernement, et d’autres politiciens”, précise-t-il.

Depuis ce matin, des Défenseurs des Droits de l’Homme ont insisté pour que le REDOC de l’ANR autorise l’accès à la famille de Nicolas ainsi que de ses avocats. Mais à la dernière minute, apprend-t-on, le Collectif d’avocats n’a pu avoir accès.

Pour rappel, c’est la troisième fois en l’espace de 8 mois que Nicolas est arbitrairement arrêté.

Le 18 décembre 2016, il avait été arrêté avec un autre militant, Jean Paul Mualaba, pendant qu’ils préparaient avec d’autres militants des manifestations pacifiques pour exiger le départ du président Joseph Kabila dont le mandat expirait le lendemain. Ils avaient passé pres de 45 jours en prison avant d’être acquittés par la justice.

En mai 2017, Nicolas était à nouveau arrêté avec trois autres camarades à Mbuji-Mayi, lors d’une manifestation pacifique pour exiger l’enrôlement des électeurs dans le Kasaï et la publication immédiate d’un calendrier électoral tenant compte du dernier délai de décembre 2017. Ils furent libérés une semaine plus tard.

“La LUCHA dénonce depuis des mois les violences perpétrées par des milices et les forces de sécurité congolaises dans la région du Kasaï, et a fait campagne en faveur d’enquêtes et de justice internationales sur ces violences. La LUCHA est aussi en faveur de l’enrôlement au Kasaï qui est tout à fait compatible avec la tenue des élections en décembre 2017 au plus tard, si la volonté politique y est. Enfin, la LUCHA est mobilisée pour l’alternance démocratique et le retour à l’ordre constitutionnel”, conclu le communiqué.

 

SYC

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