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RDC : Massacres de Beni, le Gadhop réclame des procès publics transparents contre les suspects arrêtés

Publié le : 15 August, 2016 à 20 h 32 min

(Butembo, le 15 août 2016) – C’est avec profonde douleur que le GADHOP affirme avoir appris les odieux massacres des civils en pleine Ville de Beni la nuit du samedi 13 au dimanche 14 août 2016 perpétrés par des présumés ADF. Selon des témoins, ces assaillants étaient habillés en tenue des militaires FARDC ont tués plus de 40 personnes et incendiés près de dix maisons dans le quartier Rwangoma de Beni – Ville avant de se replier dans leurs cachettes.

Dans un communiqué officiel, le GADHOP exprime sa solidarité à toutes les familles des victimes ainsi qu’à  toute la population de Beni en particulier et celle de l’Est en général, aujourd’hui laissée pour proie de l’ennemi dont le mode opératoire fait toujours douter de l’identité souvent présentée par les autorités.

« Sans cracher sur le sacrifice enduré par les vaillants soldats des FARDC pour combattre ceux qui tuent à Beni, le GADHOP déplore la confusion qui règne entre les forces régulières et l’ennemi qui parle régulièrement une même langue qu’une certaine catégorie des militaires FARDC », rapporte le communiqué.

Tout en saluant quelques mesures prises par les autorités, le GADHOP recommande :

Aux autorités militaires et autres services de sécurité :

  • De revoir la chaine de commandement des opérations pour en extirper d’éventuels complices de l’ennemi ;
  • De relever de leurs positions, toutes les unités FARDC qui parlent les mêmes langues que la plupart des assaillants, à savoir le kiswahili et le kinyarwanda ;
  • De déployer des agents de renseignement jusqu’au niveau des cellules et villages et leur doter des moyens conséquents ;
  • De relever de leurs fonctions les responsables sécuritaires et militaires de la ville de Beni pour incompétence notoire dans la sécurisation de la population.

 Aux autorités provinciales :

  • De doter les chefs des cellules ainsi que les chefs de villages des moyens de communication pour faciliter les alertes rapides et les dénonciations des mouvements suspects,
  • De mener des enquêtes administratives pour évaluer les compétences des autorités administratives locales dans la zone en guerre et de prendre des mesures conséquentes pour renforcer l’administration dans ces zones.

 Au Gouvernement de la RDC :

  • De renforcer les moyens matériels et humains des troupes combattantes ;
  • Des mener une campagne diplomatique de sensibilisation de l’opinion internationale sur les massacres à caractère génocidaires menés à Beni en vue d’obtenir la solidarité internationale en faveur des victimes ;
  • De faciliter la tenue rapide et transparente des procès public contre tous les suspects déjà aux arrêts et leurs complices.

 A la MONUSCO :

  • De soutenir les FARDC et le gouvernement congolais dans cette guerre aux contours multiples ;

  • De relayer à d’autres partenaires nationaux et internationaux, le drame à la fois sécuritaire et humanitaire vécu à Beni.

SYC

Lire aussi : Rapport GEC : Qui sont les tueurs de Beni ?

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