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RDC : Le gouvernement appelé à apaiser les tensions tribalo-ethniques après l’assassinat du Colonel Elias Bihishi Rubibi

Publié le : 29 August,16 à 15 h 08 min

(Bukavu, le 24 août 2016) – L’asbl Héritiers de la Justice  invite le gouvernement à apaiser les tensions et velléités à caractère tribalo-ethnique qui voudraient resurgir entre les Banyamulenge, les Bafuliru et les Babembe à la suite de l’assassinat vendredi 19 août 2016 du Colonel Elias Bihishi Rubibi. Ce dernier a été abattu vers la place dite « Feu vert » au quartier Nyalukemba de la Commune d’Ibanda dans la ville de Bukavu, province du Sud-Kivu par des hommes armés non identifiés.

Cet officier supérieur des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) était le Commandant du Régiment FARDC dont les éléments assuraient la défense de la localité de Mutarule dans la Plaine de la Ruzizi en territoire d’Uvira lorsque 33 personnes civiles ont été lâchement massacrées le 06 juin 2014 dans l’église locale de la 8è CEPAC, dans le Centre de santé et les maisons environnantes.

« Sa mort est survenue une semaine seulement après l’ouverture à Mutarule par la Cour militaire du Sud-Kivu des audiences foraines sur les massacres répétés des civils à Mutarule dans le territoire d’Uvira en province du Sud-Kivu. Ce Colonel et six autres personnes dont deux militaires, le Major Kayumba Nyenyeri et le capitaine Ebanyanyoni dit Commando, deux miliciens déserteurs des FARDC Bede Rusagara et Karakara ainsi que deux civils, sieurs Claude Mirindi et Sheria Gahungu sont cités comme prévenus ou renseignants dans le procès délocalisé à Uvira-centre après son début à Mutarule », constate Héritiers de la Justice.

Plusieurs sources proches de cette Cour militaire siégeant en matière répressive au second degré en chambre foraine à Uvira disent que l’officier assassiné était en possession d’une convocation l’invitant à se présenter devant elle cette semaine afin d’éclairer la religion de cette dernière sur ce massacre.

L’asbl Héritiers de la Justice déplore et condamne l’assassinat de cet officier des forces armées nationales car cela constitue une violation flagrante des droits humains à l’occurrence le droit à la vie conformément à l’article 3 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme qui stipule que tout individu a le droit à la vie ou à la liberté et à la sécurité de sa personne.

Elle demande au gouvernement : « d’apaiser les tensions et velléités à caractère tribalo-ethnique qui voudraient resurgir entre les Banyamulenge, les Bafuliru et les Babembe à la suite de ce crime. La récurrence des assassinats ciblés et massacres des civils ainsi que des vols des vaches dans les territoires d’Uvira et de Fizi, et les accusations qui s’en suivent chaque fois laissent croire qu’on assiste à un jeu de ping-pong entre les Banyamulenge, les Bafuliru et les Babembe dont les conséquences sont souvent désastreuses en matière des droits humains ».

Aussi, l’Association souhaite-t-elle que la justice militaire s’investisse ardemment pour mettre la main sur les vrais auteurs et les commanditaires de cet assassinat car ils peuvent aussi détenir d’autres informations susceptibles de donner de la lumière au cycle de violences qui met chaque fois à mal la cohabitation pacifique et sociale entre les groupes tribaux ou communautaires dans le territoire d’Uvira.

Aux leaders de trois communautés citées ci-dessus Héritiers de la Justice recommande de cesser à distraire la justice ou à chercher, par la surenchère et l’escalade verbale, à influencer le cours du procès sur les massacres de Mutarule. L’Etat a l’obligation d’amener les uns et les autres à laisser la justice faire son travail sans pression.

Enfin, Héritiers de la Justice encourage le gouvernement à renforcer l’espace de dialogue entre les leaders des mutualités Shikama, Buguma-Fuliru et Emo’Yambondo en les amenant à œuvrer ensemble pour la décrispation rapide du climat.

« Il est, en effet, à craindre qu’avec cette escalade verbale des crimes aussi graves que celui qu’a connu la localité Mutarule le 06 juin 2014 à la suite du vol des vaches ne se reproduisent en territoire d’Uvura et/ou de Fizi, étant donné que des membres de ces communautés gardent encore des armes à feu qu’ils n’ont jamais remises aux forces régulières », a – t – elle alerté.

SYC

Ci – Joint : Le Communiqué de l’Asbl les Héritiers de la Justice

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