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RDC : Le GADHOP exige des forces de sécurité de mettre immédiatement fin au banditisme «Kasuku» à Butembo 

Publié le : 18 September, 2017 à 16 h 02 min

Butemb, le 19 Septembre 2017 – Le GADHOP exprime son inquiétude à la suite à la persistance de l’insécurité orchestrée par les assaillants dits « KASUKUISTES » qui torturent, pillent, agressent et tuent après s’être introduits en masse dans des maisons des habitants dans tous les quartiers en ville de  Butembo. Depuis 10 mois, plus de 300 incursions viennent d’être réalisées sans toute tentative de solution durable du sens de mettre fin à ce phénomène.

Le GADHOP déplore le fait que l’identité des auteurs des ces dégâts dans la ville ne soit jusque-là pas connue. Ce qui n’est pas compréhensif pendant que les services de sécurité sont présentes dans la ville actifs pour d’autres faits du genre circulation routière, dépotages aux camions poids-lourds qui déchargent les marchandises, aussi dans les arrestations arbitraires pour dettes, grossesses, problèmes terriens, taxes , etc. Cependant, pour la question de la sécurité de la ville qui est urgente, le constat révèle un maque d’empressement des services compétents.

Le GADHOP note que les voix se sont levées pour dénoncer cette insécurité imposée dans la ville, aussi pour réclamer aux autorités la lumière et la solution au problème de  l’enlèvement des deux prêtres de Bunyuka. Ceci a tourné mal contre les 6 femmes de  la Dynamique des Femmes pour la Bonne Gouvernance de Butembo qui ont été arrêtées par la Police Nationale Congolaise pendant qu’elles se mobilisaient pour manifester en vertu de l’article 26 de la Constitution en vigueur en RDC.

A ce cas déplorable s’ajoute, les fusillades à bout portant du Président du COEB (Comité d’Organisation des Etudiants de Butembo)  lors de la manifestation pacifique en date du 11/09/2017 pour exiger le respect du cadre scientifique et la restauration de la sécurité en ville de Butembo. La victime étant encore hospitalisée à l’Hôpital Gérénal de Référence Matanda après avoir été arrêtée puis relâchée après un muni dialogue du commandant de la Police avec une équipe restreinte des étudiants désignés.

Le GADHOP rappelle que 17 autres personnes ont été arrêtées le même jour et deux autres blessées dans les quartiers Furu, Mutsanga et Njiapanda où toute la ville a été paralysée à cause des tirs  d’armes lourdes et légères  pour empêcher une manifestation des civils. Selon les témoignages d’une des victimes, ces  attaques étaient ciblées. Car, elle a affirmé avoir entendu un policier dire devant lui : « c’est lui, il faut l’achever ». Cela  démontre les intentions malveillantes qui sont cachées derrière cette insécurité.

En territoire de Lubero, les groupes armés Mazambe et NDC, sont toujours actifs dans leurs déstabilisation en s’attaquant entre eux pour se disputer les occupations des villages afin de rançonner les populations pour les appauvrir davantage en les laissant en état de déplacés permanent. Pour ces populations en état de « déplacés permanents », les autorités territoriales, sont  pratiquement  incapables de poser des actes  pour arrêter cet activisme des groupes armés ni de les mettre à l’abri de cette insécurité.

Au vue de ce qui précède, le GADHOP  recommande ce qui suit :

  1. Sanctionner les agents de l’ordre qui ont porté atteinte à liberté de manifestation et fusiller la population au lieu d’encadrer la marche ;
  2. Identifier les donneurs d’ordre de tirer et les sanctionner  conformément à la loi ;
  3. Assurer la prise en charge totalement des personnes blessées encore aux soins intensifs par l’autorité urbaine ;
  4. Libérer les personnes arrêtées le lundi 11 septembre dernier et d’autres citoyens injustement pris sous les verrous des amigos lors des manifestations  antérieures ;
  5. Mettre immédiatement fin au phénomène « KASUKU » en ville de Butembo et ses environs ;
  6. Prendre des mesures urgentes et sincères pour mettre hors d’état de nuire tous ces groupes armés qui dérangent la paix des citoyens en Territoire de Lubero.

GADHOP

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