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RDC : Le CEFOP/DH dénonce le recul des libertés publiques au Kasaï–Oriental

Publié le : 5 July, 2017 à 16 h 21 min

Mbuji-Mayi, le 03 Juillet 2017 – Le Centre d’Etudes et de Formation Populaire pour les Droits de l’Homme (CEFOP/DH) est vivement consterné par l’interdiction de la conférence-débat prévue à Mbuji-Mayi lundi 03 Juillet 2017 dans la salle polyvalente Polycarpe MPOYI NGONGO située sur l’avenue Kalonji, quartier Dipa, commune de Diulu autour du thème « le message clé de l’hymne national de la RDC »

En marge de la commémoration du 57ème  anniversaire de l’Indépendence de la RDC célébrée le 30 juin de chaque année, le Collectif d’Actions de la Société Civile (CASC)/section du Kasaï -Oriental avait programmé une conférence débat sur le thème ci-haut renseigné. Contre toute attente, les organisateurs ont été surpris d’une part par le déploiement d’un important dispositif policier et d’autre part par l’annonce verbale de l’interdiction de conférence faite par un commissaire de la Police affirmant exécuter un ordre venant de sa hiérarchie.

Le CEFOP/DH condamne fermement cet acte qui constitue une atteinte grave aux prescrits des articles 25 de la Constitution de la RDC qui stipule que « liberté des réunions pacifiques et sans armes est garantie sous réserve du respect de l’ordre public et des bonnes mœurs » et 20 alinéa 1er de la déclaration universelle des Droits de l’Homme qui dispose que « toute personne a droit à la liberté de réunion et d’association pacifique… » 

De ce qui précède, le CEFOP/DH s’insurge contre cette forme de restriction des libertés publiques au Kasaï – Oriental qui porte atteinte au droit à la liberté de réunion reconnu à toute personne tant physique que morale par les différents instruments juridiques nationaux et internationaux.

Recommandations

Au Gouvernement provincial :

  • De garantir effectivement l’exercice et jouissance de tous les droits et libertés disposés dans la Constitution et dans les instruments juridiques internationaux ratifiés par la RDC.

A la Police Nationale Congolaise :  

  • D’assurer ses missions constitutionnelles consistant à protéger les personnes et leurs biens et de s’abstenir d’exécuter des ordres manifestement illégaux des autorités civiles ;
  • De respecter et observer de manière stricte la loi organique portant organisation et fonctionnement de la PNC d’août 2011 en faisant de la police « un instrument de protection et promotion des droits humains ».

A la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) : 

  • De jouer pleinement son rôle qui est de promouvoir les droits humains et de veiller à leur respect intégral ;
  • De diligenter une enquête sur la situation des droits de l’Homme au Kasaï oriental en général et particulièrement sur les atteintes à l’exercice de libertés publiques.

A la Population Congolaise :  

  • D’exercer les libertés publiques leur garantis par les différents instruments juridiques dans le respect de la loi, de l’ordre public et de bonnes mœurs ;
  • D’être vigilante et de dénoncer toute acte de violation de ses droits ;
  • De collaborer efficacement avec des instances (judiciaires et non judiciaires) pour l’établissement de la vérité afin que les auteurs de diverses atteintes aux droits de la personne humaine subissent la rigueur de la loi.

CEFOP/DH

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