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RDC : La VSV exige des poursuites pour des actes de torture sur Frank Diongo

Publié le : 18 January,17 à 15 h 37 min

La Voix des Sans voix (VSV), Ong de défense des droits de l’homme en Rdc, exige des poursuites judiciaires contre les auteurs des actes de tortures physiques sur le député Franck Diongo, y compris une dizaine de militants de son parti le MLP. Cet appel a été lancé au cours d’une rencontre avec la presse vendredi 13 janvier dernier.

Selon Dolly Ibefo Ndwenga, la VSV rappelle les sévices corporels, subis par Franck Diongo ainsi que quinze sympathisants de son parti au camp-Tshatshi après son arrestation le 19 décembre. Elle dénonce le fait que les militaires auteurs présumés desdits actes ne soient pas du tout inquiétés par la Justice militaire.

Aussi, la VSV sollicite-t-elle au gouvernent d’ordonner, toutes affaires cessantes au Parquet militaire d’enclencher des poursuites pénales contre tous les supposés auteurs de ces actes de tortures sur la personne du député Franck Diongo et ses partisans en détention préventive à ce jour.

La VSV aimerait qu’on lui explique le fait que la loi a été appliquée avec célérité, dans une procédure expresse contre Franck Diongo Shamba condamné à 5 ans de prison ferme à la Cour suprême de justice pour avoir fait passer à tabac trois soldats de la Garde présidentielle (GR) et non à ceux qui ont infligé ce que cette Ongdh considère comme des traitements cruels, inhumains ainsi que des atteintes graves à l’intégrité physique d’un député national et de ses sympathisants.

L’Ongdh estime que quels que soient les faits reprochés à Franck Diongo Shamba, les militaires n’avaient pas le droit de se faire justice avant même la saisine de la Cour suprême de justice intervenue plus tard. C’est ici que la VSV appelle à l’arrestation immédiate de tous les militaires et policiers impliqués dans cette affaire. D’autant que les signes de tortures étaient constatés devant la Cour suprême de justice.

Pour sa part, l’avocat du Député a évoqué un Instrument juridique international, à savoir la « Convention internationale sur la Torture » ratifiée par la RDC pour préciser que la Cour suprême de justice devait décréter la nullité de la procédure dès lors qu’elle a constaté des actes de tortures subies par le prévenu.

« En ne le faisant pas, elle a violé les principes des droits de l’homme et la Convention internationale sur la torture », a renchéri Me Nico Mayengele. Toutefois, le Collectif des Avocats du député Franck Diongo Shamba envisage de saisir les instances internationales.

SYC

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