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Sauti Ya Congo > Non classé > Pas de levée de sanctions ciblées contre les hauts responsables Congolais impliqués dans les violations graves des droits humains sans garantie de justice [Communiqué conjoint]

RDC : La LUCHA appelle l’Union Européenne et la « Communauté internationale » à la prise des sanctions supplémentaires contre le pouvoir

Publié le : 30 May,17 à 17 h 11 min

Kinshasa, le 29 mai 2017 – La Lucha considère que l’interdiction du territoire et le gel des avoirs imposés aujourd’hui par l’Union Européenne à neuf nouvelles personnalités congolaises est un pas supplémentaire appréciable, s’agissant de rendre les prédateurs du Congo et le bourreaux de son peuple comptables de leurs actes.

Afin de se maintenir au pouvoir à tout prix et de garder une mainmise absolue sur les ressources de la RDC, Joseph Kabila et son entourage ont plongé le pays dans un chaos sécuritaire, dans une impasse politique et une grave crise économique. Des milliers de Congolais sont morts ces dernières années, soit en essayant de dénoncer cette situation et de réclamer des élections démocratiques, soit fauchés dans les violences que le Pouvoir crée ou entretient délibérément, soit encore par manque d’accès au minimum vital  (nourriture ou de soins de santé). Des millions d’autres ont fui leurs maisons, certains leur pays, laissant des provinces entières désertées.

La plupart des personnalités sanctionnées aujourd’hui par l’Union Européenne figurent sur la liste des « Prédateurs de la démocratie et des Fossoyeurs des droits de l’Homme » établie par notre mouvement citoyen depuis août 2016. La LUCHA apprécie spécialement que l’Union Européenne ait enfin inclus le Directeur de la sinistre Agence Nationale des Renseignement, Kalev Mutond, ainsi que deux ministres de l’intérieur et ténors du parti au pouvoir (l’ancien, Evariste Boshab, et l’actuel, Ramazani Shadari) sur sa liste de sanctions. Ces personnages sont les principaux instigateurs de la répression systématique dont nous-mêmes et d’autres activistes sommes régulièrement l’objet. 

La LUCHA regrette cependant que l’Union Européenne ait à nouveau omis de toucher à Joseph Kabila lui-même et aux membres de sa famille biologique, malgré leur implication directe aussi bien dans des violations graves des droits de l’Homme, l’impasse politique, des actes de corruption et de détournement à grande échelle, que dans la prédation systématique des ressources du pays. 

De même, l’Union Européenne et ses pays membres demeurent indifférents à l’action des hommes d’affaires et des entreprises, y compris européennes, impliquées dans la corruption et le pillage de la RDC, en complicité avec un régime illégitime, anti-démocratique et criminel.

Tant que Kabila et ses proches pourront faire des affaires avec des entreprises et des banques européennes, américaines et autres sans être inquiétés; tant que la « Communauté internationale » continuera de profiter de l’argent souillé du sang des Congolais, empêcher quelques individus de voyager en Europe ou aux Etats-Unis n’aura aucun effet salvateur sur la situation en RDC. 

La LUCHA appelle donc l’Union Européenne à aller plus loin en imposant de véritables sanctions financières à toutes les personnes et entités qui exploitent ou profitent, directement ou indirectement, des ressources et des capitaux en lien avec le régime de Joseph Kabila. 

La LUCHA appelle le Conseil de Sécurité des Nations-Unies et des pays tels que les Etats-Unis, le Royaume-Uni, le Canada, la France, la Belgique et l’Afrique du Sud à emboîter le pas à l’Union Européenne, en imposant à Kabila, à son entourage et à leurs partenaires d’affaires des mesures restrictives qui soient véritablement dissuasives. 

 Quant à l’Union Africaine, la LUCHA l’exhorte à assumer ses responsabilités vis-à-vis de la RDC et de son peuple, en pressant les autorités Congolaises d’organiser les élections cette année comme prévu dans l’accord du 31 décembre 2016, de cesser d’attiser les violences qui menacent sérieusement l’ensemble de la région, et de mettre fin aux atteintes aux droits de l’Homme. 

La LUCHA appelle enfin l’Union Européenne et la « communauté internationale » dans son ensemble à appuyer la mise en place rapide d’une Commission d’Enquête internationale sur les violences dans la région du Kasaï, afin que les responsables et les commanditaires soient rapidement identifiés et jugés par la justice internationale. 

LUCHA 

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