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RDC : la Convention pour le respect des droits humains condamne une nouvelle tuerie de dix civils à Beni

Publié le : 22 May, 2018 à 15 h 44 min

Oicha, le 22 mai 2018 – La Convention pour le Respect des Droits Humains a condamné avec véhémence des nouveaux massacres et assassinats qui ont ciblés les populations civiles en ville et territoire de Beni. Dans la soirée du dimanche 20 mai dernier, environs dix civils ont été tués, trois autres grièvement blessés et quelques autres portés disparus. Et ce, à la suite de l’incursion d’un groupe constitué des femmes, enfants et hommes, porteurs d’armes à feu et blanches dans le village de Mangboko en territoire de Beni.

Il était environ 20 heures locales lorsque cette incursion est intervenue dans ce village situé à environ 1,5 km de Mbau-centre, groupement Batangi-Mbau, Secteur de Beni-Mbau. C’est à ce lieu que le présumé groupe a délibérément posé des actes criminels contre la population civile.

D’après cette ONGDH, des boutiques, pharmacies et quelques maisons d’habitations ont été systématiquement pillés et un véhicule privé a été brûlé par les bourreaux qui ont opérés entre 20 heures et 21 heures locales dans zone une quadrillée de l’armée loyaliste FARDC.

“Comment expliquer qu’à côté des tueries des civils par les présumes ADF, que certains éléments de l’armée régulière censés protéger et défendre cette population, se lancent aussi dans cette même campagne de destruction des vies humaines par les assassinats ?”, s’interroge Me Jean Paul Paluku Ngahangondi, président national de la Convention pour le Respect des Droits Humains.

Et de constater que cette pratique qui devient de plus en plus fréquente en ville tout comme en territoire de Beni. Ce qui pousse certains à penser à un crime d’État savamment planifié.

“Nous dénonçons avec véhémence la tuerie de 12 personnes à coté de 3 blessées et quelques autres qui sont portées disparus sans oublier d’autres dégâts matériels dans une seule journée de dimanche 20 mai 2018”, a insisté Me Jean Paul Paluku.

Des voix s’élèvent au sein de la société civile pour exiger que cette campagne des tueries de populations dans la région de Beni cesse immédiatement. Car, l’État devrait de tout son mieux afin de protéger et défendre les vies humaines des citoyens de cette partie de la province du Nord-Kivu.

Pour rappel, cette vague de massacre intervient dans la même journée où Monsieur MBUSA KOMBI a été assassiné dans la Commune Beu en ville de Beni, par un élément de l’armée loyaliste FARDC et Monsieur MUMBERE NZANZU assassiné par un élément FARDC, dans le village de Kisungu en chefferie de Bashu, territoire de Beni. L’enfant de Mumbere Nzanzu répondant au nom de KAVUGHO SYAKOLERA, âgée de 19 ans, a été grièvement blessé par balle lors de l’incident.

 

“Nous présentons nos condoléances aux familles victimes des actes de barbarie dans la région de Beni. Nous sommes convaincus malgré tout, qu’un jour nouveau apparaîtra et nous chanterons l’hymne de la paix et de la victoire de notre Dieu contre nos ennemis. Ayons toujours l’espérance”, a conclu Me Jean Paul Paluku dans un communiqué officiel.

SYC

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