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Sauti Ya Congo > Non classé > Pas de levée de sanctions ciblées contre les hauts responsables Congolais impliqués dans les violations graves des droits humains sans garantie de justice [Communiqué conjoint]

RDC : Human Rights Watch réclame des sanctions ciblées contre Kanyama, Amisi Boshab et Kalev

Publié le : 24 November,16 à 15 h 45 min

Moins d’un mois avant la date butoir du 19 décembre marquant la fin de la limite des deux mandats du président Joseph Kabila autorisés par la constitution, celui-ci n’a toujours pas clairement déclaré si et quand il quittera ses fonctions.

Parallèlement, la répression du gouvernement contre les activistes pro-démocratie, l’opposition, les manifestants et les médias s’est intensifiée à une vitesse alarmante. Le soi-disant « dialogue national » – qui a reporté les élections au moins jusqu’en avril 2018 – et la nomination de Samy Badibanga, issu de l’opposition, comme Premier ministre n’ont pas permis d’apaiser les tensions. L’Église catholique poursuit ses efforts de médiation pour atteindre un accord politique plus inclusif, mais le temps commence à manquer.

Si le président Kabila reste au pouvoir après le 19 décembre sans annonce publique claire d’une date pour son retrait du pouvoir et sans un large consensus sur l’organisation d’une période de transition jusqu’aux élections, il existe un risque que des manifestations éclatent et que les forces de sécurité répondent avec une force excessive. Le pays pourrait s’enfoncer dans une violence généralisée et dans le chaos.

Les partenaires régionaux et internationaux de la RD Congo devraient être mobilisés aux plus hauts niveaux pour éviter ce scénario. Ils devraient mettre en place des sanctions ciblées contre les responsables impliqués dans les abus pour montrer que la répression a des conséquences réelles et pour dissuader de nouvelles violences.

Les sanctions ciblées imposées par les États-Unis à l’encontre de plusieurs fonctionnaires impliqués au premier plan dans les violences contre les manifestants ont eu un effet dissuasif et ont secoué les personnes concernées. Mais l’impact pourrait être bien plus important s’ils ciblaient davantage de hauts responsables du gouvernement et des services de renseignements – et si l’Union européenne et le Conseil de sécurité de l’ONU prenaient également des mesures.

En octobre, l’UE a annoncé qu’elle « utilisera[it] tous les moyens à sa disposition » contre les personnes responsables de graves violations des droits humains, qui incitent à la violence ou qui « [font] obstacle à une sortie de crise consensuelle, pacifique ». L’UE devrait maintenant passer des menaces à l’action et imposer des sanctions ciblées, notamment des interdictions de voyager et des gels d’avoirs, à l’encontre des hauts fonctionnaires congolais responsables de la répression violente.

Dans une résolution adoptée le 15 novembre avec un large soutien des deux partis, la Chambre des représentants américaine a appelé l’administration Obama à imposer des sanctions supplémentaires à l’encontre des responsables en RD Congo qui « empêchent d’avancer vers une transition démocratique pacifique par des élections crédibles qui respectent la volonté du peuple ». Dans un courrier datant de lundi dernier, Human Rights Watch a également appelé le président Barack Obama à prendre cette mesure avant de quitter ses fonctions.

Nos recherches ont permis d’établir que les personnes suivantes ont joué des rôles primordiaux dans la répression, et devraient faire l’objet de sanctions : Kalev Mutond, directeur de l’Agence nationale de renseignements (ANR), Évariste Boshab, vice-premier ministre et ministre de l’Intérieur, le général Ilunga Kampete, commandant de la Garde républicaine, le général Gabriel Amisi (surnommé « Tango Four »), commandant de l’armée dans la région occidentale du pays, et le général Célestin Kanyama, commissaire provincial de la police à Kinshasa.

L’UE, les États-Unis et les Nations Unies devraient signifier clairement à Kabila que la violation des droits du peuple congolais a un prix élevé – avant qu’il n’y ait d’autres effusions de sang et qu’il ne soit trop tard pour changer de cap.

Ida Sawyer

Chercheuse senior sur la RD Congo

Ci – joint le lien de l’article : https://www.hrw.org/fr/blog-feed/la-rd-congo-en-crise#blog-296894

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