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RDC : Hebdomadaire des Droits Humains du 11 au 17 mars 2017

Publié le : 14 April,17 à 17 h 58 min

Ce rapport dresse un aperçu des développements et faits marquants en République démocratique du Congo entre le 11 et le 17 mars 2017, tels que documentés par des activistes des droits humains à travers le pays. Comme indiqué dans le texte, certains rapports repris ci-dessous sont préliminaires, et des enquêtes plus approfondies sont nécessaires pour confirmer les circonstances exactes d’un incident particulier ou d’autres détails. Bien qu’il couvre de nombreux évènements et parties du territoire congolais, ce rapport ne prétend pas à l’exhaustivité.

Niveau national :

Plus de 18 millions d’électeurs ont été enrôlés dans 12 provinces sur les 42 millions attendus sur ensemble du territoire national, a révélé lundi 13 mars le Rapporteur de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Jean-Pierre Kalamba. Se félicitant de ce chiffre réalisé, la centrale électorale annonce le lancement des opérations dans les 13 autres provinces, dont Kinshasa, d’ici mi-avril pour une durée de 90 jours.

La tension est restée persistante dans certaines parties du Kasaï Central et Oriental. À Kananga des coups de feu ont repris les 14 et 15 mars pour disperser des présumés miliciens Kamuina Nsapu qui s’avançaient vers le centre-ville. À Mbuji-Mayi, un couvre-feu a été instauré par les autorités provinciales pour sécuriser la population.

Les autorités congolaises devraient apporter aux familles des victimes les réponses et la justice qu’elles méritent, a préconisé Human Rights Watch dans un article publié dans Jeune Afrique. Pour Ida Sawyer, deux ans après l’inhumation de 421 corps dans une fosse commune à Maluku, « les autorités, avec l’aide d’experts légistes internationaux, devraient exhumer les morts à Maluku et révéler leurs identités. Ils pourront alors traduire les personnes responsables des exécutions sommaires et des disparitions forcées en justice ».

La tendance générale du plaidoyer des organisations des droits de l’Homme penche vers l’interpellation au pouvoir en place de mettre fin aux restrictions de la liberté d’expression, des manifestations publiques et de l’impunité ; la réouverture des médias de l’opposition toujours fermés malgré les mesures description du climat politique ; et la mise en liberté des opposants politiques. Des voix s’élèvent également pour inviter la classe politique à faire preuve de bonne foi pour la mise en application de l’accord du 31 décembre 2016.

Provinces :

Kongo-Central

Dénonçant la persistance de l’insécurité au Kongo-Central, la société civile a plaidé pour le renforcement de la police en vue de faciliter sa mobilité et ses interventions rapides.

Trois cas de mort en détention à la prison centrale de Matadi ont été signalés. Des activistes locaux se sont dits préoccupés par l’état délabré des infrastructures, les conditions sanitaires, la prise en charge médicale et l’alimentation.

Mme Diatezua, membre du parti politique Bundu Dia Mayala (BDM) a été arrêtée à Songololo le 10 mars, puis transférée à Matadi par la police, où elle était détenue. Selon des activistes, cette femme n’a commis aucune infraction à la loi pénale. Sa détention prolongée serait également illégale, faute de justifications.

Kasaï-Oriental

Sur le plan de la justice, les auditions des sept officiers FARDC, accusés d’avoir exécuté sommairement des miliciens Kamuina Nsapu présumés à Muanza Lomba dans le territoire de Miabi, se sont poursuivies. Ils sont accusés de : crimes de guerre par meurtre ; crimes de guerre  par mutilation ; crimes de guerre par traitements cruels inhumains et dégradants ; et refus de dénonciation d’une infraction commise par les justiciables de juridictions militaires.

Haut-Katanga

Des affrontements entre militaires FARDC et miliciens Maï-Maï dans la localité Kalera en territoire de Mitwaba ont fait trois morts et un blessé le 9 mars. Les autorités ne sont pas parvenues à bien mener le processus de désarmement de ces miliciens.

Le 14 mars, des ONGDH locales ont exigé la libération de cinq officiers de la police nationale congolaise impliqués dans l’affaire des présumés mercenaires recrutés par Moïse Katumbi.

Maniema

Des membres du groupe armé Simba ont tracassé la population à Lubutu sur l’axe routier déviant le pont Lubilunga et Mundo vers le parc Maiko. Ceci avait déjà commencé il y a un certain temps. Ils exigeaient que les citoyens brandissent leurs cartes d’électeurs et paient un droit de passage allant de 1 000 à 2 000 francs congolais.

Cinq personnes dont un français, un tanzanien, deux policiers et un congolais demeurent kidnappées à Salamabila par les assaillants. Ces derniers auraient déjà perçu une rançon, mais auraient également d’autres revendications.

Sud-Kivu

Trois femmes et une fille (de seize ans) sont tombées dans une embuscade des FARDC sur la route qui mène vers le carré minier Lijiwe près de Katasomwa dans les hauts plateaux de Mubuku en territoire de Kalehe le 10 mars. Selon des sources locales, elles auraient été violées par neuf éléments. Elles ont été reçues en soins au poste de santé basé à Katasomwa centre.

Deux jours plus tard, une mère et sa fille de treize ans ont été victime de viol à Nyamugari dans le village de Murangu dans le même territoire par des éléments armés non autrement identifiés. Certaines sources attribuent ce cas de viol à des éléments Nyatura alors que d’autres disent que ce sont des unités FARDC qui ont opéré sous un déguisement.

Les militaires FARDC ont arrêté le Chef de Centre et celui du sous village de Kabenga le 13 mars sous prétexte qu’ils avaient logé la femme du rebelle Shukuru lors des opérations contre ses troupes à Karambi, Bweere, Laylay, Bundimu et Kabalagala dans le groupement de Mubuku.  Un homme aurait été torturé le 16 mars à Ramba dans le Groupement de Mubuku sous prétexte qu’il était un espion au service des Maï-Maï Kirikicho opérant dans le groupement de Ziralo, territoire de Kalehe.

Entre le 16 et le 18 mars, les éléments Raia Mutomboki ont causé plusieurs cas de violations des droits humains, dont le viol de trois femmes dans le village de Kabare en Groupement de Mubuku dans Kalehe. Les troupes Raia Mutomboki venues de Nindja en coalition avec celles de Kalonge ont attaqué la position des FARDC basé à Chaminunu dans le groupement de Kalonge en territoire de Kalehe. Selon des sources locales, il y aurait trois assaillants tués, deux morts dans les rangs des FARDC ; trois civils tués, et plusieurs biens de ménages pillés par les deux parties prenantes au conflit. Onze femmes et quatre filles auraient été violées par des FARDC sous prétexte qu’elles étaient en complicité avec leurs fils qui leurs avaient attaqués.

Fizi & Uvira

Au moins six cas d’attaques armées et des pillages des passagers sur les différents axes de la Route Nationale N° 5 entre les territoires de Fizi et Uvira ont été déplorés entre le 10 et le 14 mars. L’on a compté trois blessés par balle.

Des présumés éléments Maï-Maï Mbulu ont volé 27 vaches dans un pâturage à Kibirizi, à 44 km nord-ouest d’Uvira dans la nuit du 13 au 14 mars.

Nord-Kivu

Lubero & Beni

Les habitants de Rwahwa, groupement Malio, territoire de Beni, ont évacué le village craignant pour leur sécurité à la suite d’affrontements entre FARDC et miliciens Maï-Maï le 16 mars. Des sources locales ont signalé qu’ils affluent en ville de Butembo.

La même panique a été observée au village Kirima à 32 km à l’ouest de la ville de Butembo en Territoire de Lubero les 11 et 12 mars. Cela serait dû à des menaces d’attaques des Maï-Maï Kilalo.

Sur le plan de la justice, des activistes locaux ont constaté qu’au parquet civil de Butembo et Lubero, les traitements des dossiers traînent beaucoup au point de dépasser le délai de 30 jours requis. Certains cas prennent jusqu’à 6 mois, le temps d’exiger de l’argent aux victimes et aux personnes accusées. Même chose au parquet militaire, déplorent les activistes : si une ONG ne finance pas des audiences foraines, les dossiers restent sans suite et n’évoluent pas.

Rutshuru-Nyiragongo

L’assassinat de Bahati, un opérateur économique de Rubare, a été signalé le 14 mars à 8 heures sur la route de Bunagana. Selon le témoignage d’une femme qui travaillait dans son champ, à côté du lieu du crime, il y avait deux assaillants dont l’un était habillé en tenue de la Police nationale Congolaise.

A Kanyaruchinya (groupement de Munigi), un policier était tué par la population le 12 mars. Ce policier menaçait un jeune du village dans l’objectif de l’extorquer de l’argent sous prétexte que ce jeune lui avait escroqué ses biens. C’est pendant cette discussion qu’une foule est venue pour lapider le policier. Le témoin affirme que le policier était commis à la sécurité du bureau d’enrôlement se trouvant à Munigi et que l’ordre de le tuer était venu du président de la société civile, territoire de Nyiragongo.

Ituri

Les opérations d’enrôlement ont été suspendues pendant quatre jours dans un foyer minier de Muchacha, dans le Groupement de Nzinzwa, en territoire de Mambasa. Selon des sources locales, cette situation ferait suite à l’attaque de miliciens Maï-Maï Simba, qui ont emportés les kits d’enrôlement et du matériel informatique. La CENI a indiqué que l’enrôlement reprendrait à Muchacha après la sécurisation de la zone.

Kinshasa

Un homme de 43 ans, Djemba Kadima, a été arrêté le 24 février par des agents qui se sont présentés comme étant de l’ANR, au motif qu’il fustigeait tout haut le blocage dans l’application de l’accord de la Saint-Sylvestre. Amené au cachot de l’IP/Crime, situé dans l’enceint du Commissariat provincial ville de Kinshasa, il a été soustrait du cachot dans la nuit du 2 mars vers une destination inconnue. Il est introuvable jusqu’à ce jour. Marchand ambulant et combattant de l’UDPS, le porté disparu est célibataire sans enfants.

SYC

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