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RDC : GADHOP appelle à une enquête internationale pour identifier les auteurs des massacres de Beni

Publié le : 5 May, 2016 à 15 h 35 min

Dans un communiqué officiel, le GADHOP recommande aux autorités congolaises de faciliter une enquête internationale indépendante pour identifier les vrais auteurs des massacres des populations en Beni Ville et Territoire, les arrêter et les traduire en justice. Cet appel fait suite à l’attaque de Mimibo du 3 mai dernier par des présumés ADF ayant fait au moins 17 morts et une vingtaine des personnes kidnappées.

Depuis le début de cette année 2016, la population du Territoire de Beni continue d’être victime des actes des tueries  par des présumés ADF et d’autres groupes aux vus et aux sus des autorités congolaises.

Le GADHOP est très inquiet de l’attitude des autorités congolaises face à cette tragédie, tant les tueries contre la population sont toujours signalées bien avant par la population et d’autres lanceurs d’alerte, mais se font dans la plupart des cas, en proximité des camps des FARDC et de la MONUSCO.

« Cela n’écarte pas le soupçon sur la légèreté des autorités congolaises dans la sécurisation des populations civiles et une sorte de banalisation des massacres des civils en Territoire de Beni », estime le Groupe d’Associations de Défense des Droits de l’Homme et de  la Paix.

Bien plus, les ONG de ce réseau affirment dénoncer le fait que cette nouvelle attaque survenue mardi 03 mai 2016  à Mimibo, près d’Eringeti, village situé au Nord de Beni aurait pu être évitée si seulement les autorités militaires avaient pris au sérieux l’alerte émise vers 16 heures locales par la population. Ces hommes armés ayant pris tout leur temps pour s’infiltrer dans le village afin d’opérer vers 19 heures locales.

Quant au bilan, elles déplorent la mort d’au moins 17 civils et l’enlèvement d’environs  20 autres. Parmi ces victimes figurent 8 femmes dont 3 enceintes, 5 hommes et 4 enfants ainsi que des nombreux blessés. Sans oublier deux maisons dont une paillote brulées par les assaillants.

« Des civils qui quittaient leurs champs ont rencontré vers l’est du Village une colonne des hommes armés se dirigeant vers Eringeti. 2 de ces personnes ont été kidnappées par ces hommes armés mais d’autres ont pris fuite. Nous sommes allés alerter les FARDC, mais elles ont seulement envoyé 8 militaires. Ceux-ci sont revenus après et ont dit qu’il n’y avait rien », a témoigné au GADHOP un habitant d’Eringeti.

Autre détail. Ces quatorze (14) ONG membres pensent, à travers ce communiqué, faire écho des témoignages inquiétants des rescapés qui confirment que les assaillants s’exprimaient essentiellement dans la langue Kinyarwanda et que parmi eux se trouvaient des mineurs d’âges ainsi que des femmes.

Pour ce, elles recommandent aux autorités congolaises de faciliter une enquête internationale indépendante pour identifier les vrais auteurs des massacres des populations en Beni Ville et Territoire, les arrêter et les traduire en justice ; d’ouvrir une enquête à charge des responsables sécuritaires affectés dans la zone, pour tirer au claire leur responsabilité dans la protection de la population contre ce carnage ; et d’intensifier les opérations de traque des auteurs des massacres contre la population civile et offrir davantage de garantie de protection du droit à la vie en Territoire de Beni.

SYC

Ci – Joint : 

COMMUNIQUE DE PRESSE DU GADHOP FACE AUX TUERIES SUCCESSIVES EN TERRITOIRE DE BENI

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