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RDC : GADHOP alerte sur la persistance du banditisme à Butembo et l’activisme de groupes armes à Lubero

Publié le : 28 May, 2018 à 14 h 40 min

Butembo, le 28 mai 2018 – Le GADHOP lance une alerte  sur les actes d’insécurité posés par les assaillants armés  qui torturent, pillent, agressent après s’être introduits en masse dans des maisons des habitants dans certains  quartiers en ville de  Butembo.  Il invite les militaires FARDC déployées dans les zones concernées du territoire de Lubero de faire preuve de patriotisme afin d’inspirer confiance et rassurer les populations.

Le GADHOP déplore le fait que quatre incursions ont intervenues en l’espace d’une semaine (du 14 au 20 mai et du 21 au 25) dans  les Communes Mususa et  Bulengera dont le cas de la nuit du 21 au 22 mai 2018 de l’incursion des bandits armés dans plusieurs maisons : en commune Mususa au quartier Kitulu, puis sur avenue masisi et dans le Quartier Matanda, …, et la cellule Vichayi où 2 personnes ont été blessées par balles, 400$ et plus de 10 téléphones emportés ainsi que d’autres biens de valeur sans aucune intervention des services de sécurité.

Comme si cela ne suffisait pas, dans la nuit du jeudi au vendredi 25 mai 2018, des bandits armés ont fait nouvelle incursion dans la maison du nommé Kambale Kangitsi au N° 217, quartier Rughenda, cellule Kahondo. Ils ont emporté un matelas, un écran plat, un lecteur vidéo ainsi que quatre chaises plastiques et quatre téléphones portables.

“Le GADHOP s’insurge également contre l’attitude des éléments des FARDC et de la Police nationale congolaise en territoire de Lubero, précisément dans les villages Kimbulu-Ngatha, Kinystsi et Musasa. A ces endroits, les précités s’adonnent aux pillages des chèvres dans des  maisons sous prétexte que les habitants de ces villages collaborent avec les groupes Maï Maï. C’est le cas vécu le 23 mai 2018 à 13 heures locales lorsque ces éléments ont pris des chèvres dans des fermes dont celle de Monsieur Kasereka Kasaï qui a perdu 2 chèvres et un autre citoyen qui en a perdu 5”, rapporte le communiqué officiel.

Condamnant ces actes de dépouillement des paisibles citoyens de leurs bêtes, lesquelles constituent leur principale richesse, et des arrestations arbitraires qui s’en suivent en vue de rançonner une population sans moyens et sans protection, le GADHOP regrette que des mesures durables n’ont pas été prises lors des ce genre d’événements qui ont attristé la population durant toute l’année 2017. Et surtout que l’identité des auteurs de ces dégâts n’a pas été connue jusque-là.

“La Police nationale congolaise est trop visible la journée en ville pour empêcher, quelque fois, des manifestations des groupes de pression ou des mouvements des jeunes. Une présence remarquée également dans les carrefours pour la circulation routière et le contrôle des documents de bord des engins roulants. Malheureusement, cette Police est absente la nuit lorsque les incursions se réalisent pour  maltraiter la population qu’elle est censée protéger”, fait observer le GADHOP.

Face à cette situation qui, le Réseau GADHOP recommande:

Aux militaires FARDC déployées dans ces zones de se comporter avec patriotisme afin d’inspirer confiance et rassurer la population ;

Aux services de sécurité d’éviter de confondre, parfois pour raison de tracasseries, des innocents pour des Mai-Mai ;

A la population locale de maintenir sa collaboration avec les services de sécurité en vue d’un front commun contre l’ennemi et d’éviter tout soutien à ces groupes armés ;

A la justice militaire de mener des enquêtes approfondies afin de punir d’une part, les militaires auteurs d’exactions contre les civiles, d’autre part, tous les collaborateurs ou acteurs des ces mouvements rebelles.

SYC

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