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RDC : Avec 430 cas de restrictions de l’espace démocratique, le BCNUDH s’inquiète de la répression persistante

Publié le : 26 July,17 à 14 h 32 min

Kinshasa, le 26 Juillet 2017 – Le Bureau Conjoint des Nations Unies aux Droits de l’Homme (BCNUDH) en RD Congo vient de rendre public les tendances des violations des Droits de l’Homme pour la période allant du 1er janvier au 30 juin 2017.  Ainsi,  il a été documenté 430 violations liées à des restrictions de l’espace démocratique sur l’ensemble du territoire. Une répression persistante qui inquiète le BNUDH. Il invite les autorités à mettre fin aux restrictions disproportionnées aux libertés publiques à la veille des échéances électorales.

Au regard des statistiques des années précédentes, les 430 de ce premier semestre représentent plus de 2/3 de toute l’année 2015 (260 violations avaient été documentées) et un total similaire à celui des six premiers mois de l’année 2016 (428 violations).

D’où, l’inquiétude du BCNUDH qui confirme la répression politique persistante et systématique en RDC. Situation que les activistes de droits de l’homme ne cessent de déplorer au quotidien.

« Après les agents de la PNC, les principaux auteurs de ces violations sont les militaires des FARDC (90 violations), démontrant l’implication de plus en plus importante de l’armée dans les restrictions de l’espace démocratique, notamment à travers la répression violente des manifestations pacifiques », rapporte le BCNUDH.

Les violations liées à des restrictions de l’espace démocratique les plus rapportées concernent le droit à la liberté et à la sécurité de la personne (124 violations), à la liberté d’opinion et d’expression (98 violations) et à la liberté de réunion pacifique (80 violations).

Les membres de partis politiques (187 victimes), d’organisations de la société civile (185 victimes) et les journalistes et autres professionnels des médias (29 victimes) ont continué d’être particulièrement visés.

Malgré la libération de plusieurs prisonniers politiques ou d’opinion au cours du semestre, plus de 170 personnes restent détenues du fait de leurs opinions politiques ou d’activités citoyennes légitimes.

Le BCNUDH regrette le manque de volonté des autorités pour mettre en œuvre les mesures de décrispation, y compris celles prévue par l’Accord politique du 31 décembre 2016, qui permettraient un apaisement de la situation politique.

Aussi, appelle – t – il les autorités congolaises à lever les restrictions disproportionnées aux libertés publiques dans le but d’assurer un environnement propice à la tenue d’élections crédibles, libres et transparentes.

SYC

A télécharger : Le Communiqué du BCNUDH

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