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Sauti Ya Congo > Non classé > Pas de levée de sanctions ciblées contre les hauts responsables Congolais impliqués dans les violations graves des droits humains sans garantie de justice [Communiqué conjoint]

RDC : Amnesty international préoccupée par le climat d’intimidation et de répression pré-électoral !

Publié le : 18 May,18 à 19 h 15 min

Kinshasa, le 18 mai 2018 – Amnesty International est préoccupée par les violations des droits humains qui persistent en RDC et par le climat d’intimidation et de répression qui y sévit dans le contexte des élections à venir. Dans une déclaration publique rendue officielle ce jour, cet organisme invite les autorités de la RDC à mettre en œuvre cinq mesures urgentes ci-après :

  1. Le ministre de l’Intérieur de la RDC doit lever sans délai et officiellement la directive du gouvernement qui interdit toute manifestation publique, disposition qui est contraire à la Constitution ; il doit également faire en sorte que les autorités chargées de l’application des lois respectent dans le pays les droits à la liberté d’expression et de réunion pacifique ;
  2. Le gouvernement congolais doit traduire en justice tous les responsables présumés de violations des droits humains, notamment les membres des forces de sécurité et ceux de l’autorité administrative, qui ont commis, ordonné ou encouragé l’usage de la force excessive pour disperser les manifestations pacifiques organisées par le Comité laïc de coordination catholique les 31 décembre 2017, 21 janvier 2018 et 25 février 2018 ;
  3. Toutes les personnes qui sont détenues seulement pour avoir exercé leur droit à la liberté d’expression et à manifester pacifiquement doivent être libérées sans délai et sans condition, notamment les quatre militants de Filimbi qui sont maintenus en détention à Kinshasa depuis le 30 décembre 2017 ;
  4. Les autorités doivent mettre en œuvre complètement et sans plus attendre toutes les recommandations faites par la commission d’enquête mixte concernant les événements des 31 décembre 2017 et 21 janvier 2018 ; et
  5. La ministre des droits humains doit proroger le mandat de la commission d’enquête mixte et le gouvernement doit lui fournir les moyens pour qu’elle continue à mener des enquêtes sur les autres violations de droits humains qui ont été commises lors des manifestations à Kinshasa et dans d’autres régions du pays.

Sans mesures concrètes visant à faire respecter les droits à la liberté d’expression et de réunion pacifique et à amener les responsables présumés à rendre des comptes, Amnesty International estime qu’il y a un risque élevé de voir la commission d’autres violations des droits humains en RDC.

SYC

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