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Le Gouvernement devrait assurer la protection des femmes dans la plaine de la Ruzizi

Publié le : 4 July,19 à 10 h 33 min

« Plus de 50 femmes ont été violées et plus de 45 autres enlevées dans la chefferie de la plaine de la Ruzizi et chefferie de Bafuliru en territoire d’uvira, province du Sud-Kivu en RDC » depuis Aout 2018.

SOS FED en collaboration avec le service genre, famille et enfants des chefferies de la plaine de la Ruzizi et de Bafuliru demandent aux autorités politico-administratives et militaires de s’impliquer urgemment en vue de mettre fin aux phénomènes des violences sexuelles commis sur les femmes et les jeunes filles paysannes.

Nous, Ong SOS Femmes et Enfants en Détresses, en sigle ‘’SOS FED’’, en synergie avec les femmes chefs de service genre, famille et enfants des chefferies plaine de la Ruzizi et de Bafuliru interpellons les autorités politico-administratives et militaires de bien prendre les mesures des protections des civils en vue de mettre fin aux phénomènes des violences sexuelles faite aux femmes et jeunes filles paysannes dans ces deux chefferies.

A part ces violences sexuelles, nous pouvons signaler que les enlèvements, les kidnappings, les vols à mains armées, les pillages, les tueries, les arrestations arbitraires, la consommation des drogues sont aussi perpétrés avec une grande ampleur dans cette entité. En outre, la détention illégale des armes, les infiltrations des hommes armés sont également observées.

Les enquêtes effectuées sur terrain par plusieurs organisations des droits de l’homme dont SOS FED fait partie, indiquent que ces actes de violences sexuelles faites aux femmes et filles sont perpétrés par les hommes armés Mai-Mai qui sont présenta dans de la plaine de la Ruzizi, les éléments burundais (infiltrés) et certains éléments des FARDC. Et, d’après quelques témoignages, les faits sont produisent dans les champs, sur les routes vers le marché, aux fermes, dans la brousse durant la période d’enlèvement, etc. Au cours de notre mission de recherche, nous avons pu recenser un nombre de 53 femmes et filles violées, plus 50 autres enlevées, 13 qui ont été tuées et plus 19 torturées (statistique depuis Août 2018-Mai 2019) dont plusieurs conséquences néfastes qui poursuivent et rendent les femmes et filles plus vulnérables sur l’aspect économique, sécuritaire et sanitaire/santé avec des impacts négatifs dans les milieux ruraux lesquels la femme est l’actrice principale pour les revenues du ménage. Aujourd’hui, les familles les plus fragiles ne sont plus en mesure de supporter de nouvelles contraintes financières, médicales, scolaires ainsi que psychologiques. disent différents témoins contactés.

Statistique des cas spécifique aux violences sexuelles identifiés et confirmés par village enquêté :

Village

Nombre des victimes de violences sexuelles

Sexe

Présumés Auteurs

Kamanyola,

3

F

Hommes en armes Non-identifiés

Nyamutiri et CDC

3

5

F

Maimai

Kigoma

4

1F et 3F

Maimai

Kanga

3

F

Eléments burundais

Ndolera

7

6F et 1H

Maimai

Mutarule

2

F

Non-Ident

Sange

4

F

FARDC et Maimai

Runingu

1

F

Eléments burundais

Kiliba

2

F

Eléments burundais

Kigurwe

5

F

Maimai

Biriba

5

F

FARDC et Maïmaïs

Luberizi

3

F

FARDC et Maimai

Bwegera

2

F

Non-Ident

Luvungi

4

F

Non-Ident

TOTAL

53cas vs

2Het51F

 

Préoccupée par cette situation, SOS FED avec ses partenaires continue à interpeller les autorités politico-administratives et militaires :

  • De prendre des mesures adéquates pour bien assumer leurs responsabilités de protéger les civiles et leurs biens, surtout les femmes et jeunes filles contre les cas de viol;

  • De lutter contre l’insécurité et les violences infligées aux populations lors des conflits ethniques et armés en déployant massivement les forces de sécurités dans les milieux touchés ;

  • Lutter contre l’impunité (que la justice soit rendue) ;

  • Enfin, d’envisager les mécanismes de ramassages de toutes ces armes illégalement détenues dans ces contrées.

Aux acteurs de la société civile :

  • De mettre à profit leurs capacités pour faire une pression, à travers des actions formellement pacifiques pour que le gouvernement de prenne des mesures urgentes pour résoudre ces cas de viols ;

  • D’assurer une prise en charge adéquate des victimes des violences sexuelles ;

  • S’engage à promouvoir le respect de la dignité et des droits fondamentaux.

Nous recommandons à la communauté internationale à assurer une réelle protection des civils, plus particulièrement les femmes. L’organisation rappelle aussi que les parties sont redevables des violations du Droit international humanitaire, et les invite à travailler à une solution politique durable.

Ainsi, fait à Uvira, le 09/Juin/2019

Par l’Organisation

-SOS Femmes et Enfants en Détresses « SOS FED » en sigle

Membre de la Coalition de Plaidoyer pour le Congo, en sigle ‘’ CPC’’

Membre du mouvement Rien sans les Femmes 

Contact : +243 812188722 ; +243 991882652

FIZI, Mwenga et UVIRA.

-Service genre chefferie plaine de la Ruzizi (nyamutiri, cdc/kiringye, kigoma)

-Service genre chefferie Bafuliru (kamanyola, biriba, Luberizi)

Cliquez ici pour télécharger le Communiqué de presse

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