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Le CNRJ-RDC appelle les autorités tant civiles que militaires à traduire en justice les éléments militaires FARDC qui se sont ingérés dans le déguerpissent

Publié le : 18 October,19 à 9 h 27 min

Le CNRJ-RDC appelle les autorités tant civiles que militaires à traduire en justice, les éléments militaires FARDC qui se sont ingérés dans le déguerpissent des civils dans la zone de Lukopfu en territoire de Masisi, au Nord-Kivu

Goma, le 16/10/2019 Les militaires FARDC ont tué au moins 20 civils et incendiés plus de 3478 maisons des civils dans la zone de Lukopfu entre le Groupement Mupfunyi Kibabi en Chefferie des Bahunde et le Groupement de Buabo dans le Secteur Osso-Banyungu.

Le Cercle National de Réflexion sur la Jeunesse en RDC (CNRJ-RDC), au cours de ses nombreuses missions des recherches dans cette zone, s’est entretenu avec les victimes et témoins des exactions, et il a été constaté qu’au moins 3478 maisons des populations civiles avaient été détruites et incendiées, et les habitants de ces maisons ont été forcés à quitter leurs villages pour aller vivre ailleurs, dans la pire et extrême soufrance.

Les villages qui ont été touchés par ces exactions sont : Katovu, Buheno, Nyarubande, Lukopfu, Kakohwa, Bibanza, Kasheke, Mugara.

Le CNRJ-RDC s’est entretenu avec 8 femmes qui ont confirmé qu’elles ont été violées toutes par les militaires FARDC.

Tous les témoins et victimes ont précisé que les troupes des FARDC été commandées dans la zone de Lukopfu par le Major Eric Serugo du Régiment basé à Masisi.

Les témoins ont indiqué que l’objectif principal de ce phénomène dit « déguerpissement » était par le fait que des concessionnaires riches se sont nourri des boulimies et convoitises de prendre par la force des champs des populations, mais malheureusement, ils ont utilisé des militaires gouvernementaux.

Une femme de 53 ans a indiqué au CNRJ-RDC que « lorsque ces militaires étaient venus chez nous à Lukopfu, nous avions cru qu’ils sont dans leurs missions régaliennes de protéger les civils et les biens des civiles, mais nous avions été étonnés lorsqu’ils ont tourné les canons contre nous, les civils ».

Les femmes violées, l’ont été certaines dans leurs propres maisons, d’autres aux champs, lorsqu’elles allaient récolter.

Une victime de viol de 37 ans a déclaré ceci « Lorsque mon village de Nyarubande avait été détruit, les militaires y étaient venus vers 5h du matin, nous dormions encore, les militaires ont poussé la porte de ma maison, j’y étais encore avec mon mari, ils m’ont violée en présence de mes enfants, puis ils ont tiré sur mon mari, celui-ci était mort sur le champs ».

Une autre victime fille de 16 ans, avait déclaré : « Nous étions au champs, nous allions récolter dans notre champ de Lukopfu, à Kisuma où nous sommes allés nous exiler, il n’ y avait plus à manger, nous étions au champ ma mère, ma grande sœur et moi, nous récoltions des patates douces et les haricots, soudain 10 soldats en tenue FARDC sont venus vers nous, ils nous ont dits, venez ici, nous sommes venus, ils nous ont imposé à nous coucher par terre, puis ils nous ont violées ; moi j’avais été violée par 3 soldats, j’avais eu trop du mal, je suis allée au centre de santé le soir pour me soigner, mais notre maman nous avait dit que ça fera la honte au village, et que nous devrions nous taire pour éviter des humiliations de la famille ».

De nombreuses autres victimes ont témoigné que pour entrer au champ, les militaires FARDC leur demandaient une somme d’argent qui varie entre 1000Fc et 5000Fc, et très souvent les femmes qui n’avaient pas cet argent, devraient accepter d’être violée, « les militaires m’ont dit, comme tu n’as payé 2000Fc, tu dois accepter de coucher avec nous, sinon nous allons te tuer » avait déclaré une femme de 27 ans.

Le conflit foncier dans la zone de Lukopfu date depuis longtemps ; « c’est depuis 2011 que ce conflit existe, mais nos autorités tant territoriales, provinciales et même nationales ont gardé un silence en nous observant comme nous sommes en train de mourir, je pense que tous ces gens sont complices, ils ont fermé leurs yeux, et ils n’ont pas même essayé de dénoncer cette situation, si la situation était dénoncée, nous n’allions pas subir ces horreurs ; » a précisé un homme de 56 ans du village de Kasheke.

La démolition n’a pas épargné les écoles, les centres de santé et même les églises. Une école primaire (EP NYABUKENGERA) construite par l’ONG internationale NRC avaient été détruite par les militaires du Major Eric Serugo, les tôles avaient été emportées par ces mêmes militaires pour les revendre à Bihambwe et Rubaya ont précisé les témoins.

Le CNRJ-RDC a constaté que 3 églises ont été démolies à Bibanza, pour les catholiques, les protestants et CADAF ; un poste de santé de Lukopfu, 3 églises de Lukopfu (CEPAC, Adeventiste et Nzambe Malamu), et une église de la CEPAC à Kakohwa.

Conformément à la constitution de la RDC, les Forces armées sont républicaines. Elles sont au service de la Nation toute entière. Nul ne peut, sous peine de haute trahison, les détourner à ses fins propres (Cfr, article 188 de la constitution).

Le fait que certains militaires FARDC se sont ingérés dans les dossiers à caractère civil, ils se sont écartés de l’idéal des Forces Armées de la RDC, et ils se sont détournés de leur noble mission de protéger les populations et leurs biens, les autorités tant civiles que militaires, devraient immédiatement traduire en justice ces militaires, a déclaré Jean Claude Buuma Mishiki, Président de l’ONG CNRJ-RDC.

Les commandants militaires et policiers, ainsi que d’autres autorités civiles, qui n’ont pas dénoncé et empêché ces violations graves des droits humains pourtant ils étaient au courant de toute la situation, devraient être traduit en justice et subir la rigueur de la loi.

COMMUNIQUE DE PRESSE Lukopfu

Contacts presse : +243 994 558187, +243 8212 694 55

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