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Le CEFOP/DH invite les autorités à prendre des mesures urgentes en faveur de la satisfaction du droits d’accès à l’eau potable

Publié le : 7 May, 2019 à 10 h 40 min

Le Centre d’Etudes et de Formation Populaire pour les Droits de l’Homme, en sigle CEFOP/DH est très consterné par la situation de la pénurie d’eau potable qui se vit dans la ville de Mbuji-Mayi au Kasaï – Oriental depuis plus de deux semaines.

En effet, alors que la satisfaction du droit d’accès l’eau potable demeure très capitale pour la survie de l’être humain sur terre, il importe de souligner qu’au Kasaï – Oriental en général et dans la ville de Mbuji-Mayi en particulier connait des difficultés énormes de desserte en eau potable. Cette situation liée essentiellement à la faible opérationnalité des réseaux de distribution d’eau potable (REGIDESO, les bornes fontaines FOMI et ASUREP) et au problème d’énergie électrique que connaît la Province du Kasaï Oriental, a engendré comme conséquence le coût élevé de cette denrée de première nécessité. C’est le cas attitre illustratif de la situation vécue dans différents quartiers de la ville de Mbuji-Mayi notamment les quartiers TSHITSHIATSHIA, TUBALO,…où, le coût se négocie entre 700 et 1000 francs congolais pour une quantité de 20 litres auprès de revendeurs informels qui acheminent de l’eau vers des consommateurs au moyen de vélos.

Toutefois, il importe de souligner, que cette eau fourmie par de revendeurs informels ne présente pas de garantie rassurant par rapport à sa qualité du fait qu’elle échappe au contrôle de services d’hygiène urbaine.

Au regard de ce qui précède, le Centre d’Etudes et de Formation Populaire pour les Droits de l’Homme condamne, cette forme d’atteinte aux droits de l’homme qui constitue non seulement une violation grave des droits constitutionnellement garantis par l’article 48 de la Constitution de la RDC du 18 février 2006 telle que modifiée par la Loi n° 11/002 du 20 janvier 2011 portant révision de certains articles de la Constitution de la RDC du 18 février 2006 mais également expose la population de la province du Kasaï – Oriental en générale et de la ville de Mbuji-Mayi en particulier au risque de contamination des maladies des mains salles.

Ainsi, il recommande :

Au Gouvernement provincial et autorité urbaine :

  • De respecter la constitution de la République Démocratique du Congo ainsi que les différents instruments juridiques internationaux relatifs à la promotion et la protection des droits de l’homme ratifiés par la République Démocratique du Congo et publiés au journal officiel de notre pays dans toutes leurs dispositions et par l’effet, prendre des mesures urgentes et efficaces pour garantir l’accès à l’eau potable à la population.

Aux réseaux de distribution d’eau potable (REGIDESO, les bornes fontaines FOMI et ASUREP) :

  • De fournir régulièrement et sans interruption l’eau potable à la population de la ville de Mbuji-Mayi.

A la Population :

  • D’observer les règles d’hygiène ;
  • Revendiquer la satisfaction du droit d’accès à l’eau potable à travers des moyens pacifiques.

Cliquez ici pour télécharger le communiqué

ait à Mbuji Mayi, le 06 Mai 2019

Pour CEFOP/DH

Fernand MBAKILAYI MUKANYA

Directeur ai

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