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IRHD condamne la campagne de la majorité pour 2 à 4 ans au-delà du terme constitutionnel

Publié le : 16 November,15 à 9 h 08 min

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Lubumbashi, le 16 novembre 2015

En appelant à une transition de deux à quatre ans, au-delà du terme du mandat constitutionnel, le Porte-Parole de la « Majorité Présidentielle » fait campagne contre l’organisation impérative des élections dans le délai constitutionnel.

Cette démarche va à l’encontre de la volonté commune des congolais de bâtir un Etat de droit et une Nation fondée sur une véritable démocratie politique, économique, sociale et culturelle.

Considérant le devoir constitutionnel fait à chaque citoyen, seul ou en groupe, de défendre le respect strict de la Constitution ;

PAD-CIPO appelle les forces vives de la nation à se mobiliser contre la dérive arbitraire qui hypothèque la venue d’un Etat de Droit.

Le Projet d’Application des Droits Civils et Politiques (PAD-CIPO) de l’Institut de Recherche en Droits Humains (IRDH), dénonce la campagne contre la limite constitutionnelle de la durée des mandats présidentiels et législatifs, le principe d’alternance démocratique, ainsi que les prescrits d’un Etat de Droit imposés par la Constitution à tout congolais et tout parti politique.

En effet, monsieur ATUNDU LIONGO, porte-parole de la « Majorité – Présidentielle », lors de son point de presse du jeudi 12 novembre 2015, soutenait qu’il faut deux à quatre ans au gouvernement, au-delà de la durée de cinq ans que lui confère la Constitution, pour organiser les élections. Il dit se fier à une certaine opinion d’un « expert », se refusant ainsi de se limiter à la conformité aux obligations légales du pays.[1]

La campagne incriminée a pour finalité « une transition » négociée au « dialogue ». Elle procède ainsi, en violation du principe démocratique qui veut que le parti ou groupement politique qui gère l’intérêt général de la nation, n’abuse de privilèges ni positions lui accordés dans les fonctions publiques. Les dirigeants au pouvoir ne doivent pas torpiller la bonne administration des institutions publiques. Tout leur effort devrait aller dans le sens de faciliter à la CENI la meilleure organisation des élections présidentielles, législatives, provinciales, urbaines et locales.

Gouverner équivaut à prévoir, anticiper, entrevoir, projeter, préparer d’avance des actions qui permettent au gouvernement, dans le strict respect des limites des temps impartis, de s’acquitter des obligations vis-à-vis des droits fondamentaux garantis aux citoyens. C’est notamment, le droit de se choisir ses dirigeants à intervalle régulier de cinq ans, au suffrage universel.

Tout alibi quelconque, tendant à justifier le non-respect de la durée impartie par la Constitution, relève soit de l’incompétence des animateurs d’institutions publiques, soit de la stratégie délibérée de mauvaise foi.

Le discours selon lequel « seul le Dialogue peut sauver le processus électoral », au lieu et place de l’application stricte de la Constitution et des lois de la République, est compris comme un appel aux compris politiques qui ne sont régis que par la volonté des individus ayant le contrôle des tenants et des aboutissants de ce processus informel.

Pour ce faire, le PAD-CIPO tient pour responsable du déraillement vers l’informel, le règne de l’arbitraire, l’injustice, l’autoritarisme, la dislocation de l’Etat et la violence consécutive à un tel mode de gestion arbitraire, les dirigeants de la « Majorité Présidentielle » qui, par leur insistance, attendent tirer indument un bonus de deux à quatre ans, à rester au pouvoir, en dehors du cadre constitutionnel.

Considérant le devoir constitutionnel fait à chaque citoyen de défendre la Constitution, seul ou en groupe; le PAD-CIPO appelle les forces vives de la nation à se mobiliser contre l’initiative de la « Majorité Présidentielle » de faire une campagne anticonstitutionnelle pour une transition de deux à quatre ans qui hypothèque l’avenir de la nation.

 

Contacts: 

INSTITUT DE RECHERCHE EN DROITS HUMAINS (IRDH)

1044, avenue Kambove, Lubumbashi

Email : info@tcct.co.za

Téléphone 00243 85 110 34 09 – 00243 85 819 59 96

www.tcct.co.za

 

 

 

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