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Sauti Ya Congo > Non classé > Pas de levée de sanctions ciblées contre les hauts responsables Congolais impliqués dans les violations graves des droits humains sans garantie de justice [Communiqué conjoint]

Intolerance politique en RD Congo

Publié le : 6 October,15 à 17 h 16 min

Une vue du centre ville de Lubumbashi

JUSTICIA asbl, une organisation de promotion et de protection des droits de l’homme et du droit humanitaire est vivement préoccupée par la monté de l’intolérance politique, suivie des injures, imputations dommageables, menaces et autres en République Démocratique du Congo proférés par bien des gouvernants contre les opérateurs politiques de la Majorité Présidentielle ayant été exclus ou démissionné pour contester contre les velléités de non-respect de la Constitution en vue d’assurer un troisième mandat non constitutionnel à l’actuel Chef de l’Etat sortant.

Les personnalités politiques, victimes de ces actes d’intolérance, sont des acteurs politiques membres du fameux G7 : Pierre LUMBI du Mouvement social pour le renouveau, Olivier KAMITATU de l’Alliance pour le renouveau du Congo, José ENDUNDO du Parti démocrate-chrétien, BANZA MALOBA de l’Avenir du Congo), Gabriel KYUNGU Wa KUMWANZA de l’union nationale des fédéralistes du Congo, Charles MWANDO NSIMBA de l’Union nationale des démocrates fédéralistes, Christophe LUTUNDULA de l’ Alliance des démocrates pour le progrès.

JUSTICIA asbl constate avec inquiétude que ces actes d’intolérance consistent principalement aux menaces d’instrumentalisation de l’appareil judiciaire, aux imputations dommageables, aux injures publiques, etc. sont véhiculés par les médias publics dont la RTNC (Radio Télévision Nationale Congolaise) et se sont exacerbés depuis que Moïse KATUMBI CHAPWE, a annoncé sa double démission le 29 septembre 2015 de son poste de Gouverneur de province du Katanga et de membre du parti présidentiel PPRD (Parti du Peuple pour la Reconstruction et le Développement).

Depuis ce jour, on assiste à un lynchage médiatique de la part des personnalités, membres de la Majorité Présidentielle et du Gouvernement de la République. Ces messages, qui sont même véhiculés sur des médias publics, et portés même par le Porte-parole du Gouvernement Mr Lambert MENDE qui se trouve être Porte-parole de la Majorité au pouvoir, et de la Présidence de la République, et de son propre parti politique, sont susceptibles de ne pas apaiser le climat politique dont la RD Congo a besoin durant cette période pré-électorale.

En outre, il transparaît de plus en plus, la volonté de la part de la Majorité présidentielle de faire asseoir ses actes d’intolérance politique en se basant sur cette pratique d’harcèlement judiciaire qui serait en gestation afin de mettre hors-course l’ancien gouverneur de la province du Katanga Moise KATUMBI CHAPWE, parce qu’il pourrait facilement être plébiscité à la magistrature suprême lors des présidentielles futures. C’est dans le même sens que M. Richard MUYEJ, ancien Ministre national de l’ Intérieur et membre du Bureau politique de la Majorité présidentielle, intervenant sur la Radio France Internationale a laissé transparaitre clairement cet harcèlement judiciaire en

préparation en se servant du prétexte que M. Moise KATUMBI CHAPWE alors gouverneur de province aurait persécuté des magistrats, membres de la mission de contrôle mixte du Parquet Général de la République et du Ministère des médias et nouvelles citoyenneté pour paiement des droits de douane au Katanga. Par rapport à cet incident, il y a lieu de rappeler qu’en 2013, lors de la grève lancée par les opérateurs économiques, membres de la Fédération des Entreprises du Congo, FEC/Katanga.

JUSTICIA Asbl avait obtenu des documents faisant état de l’exécution abusive des injonctions faites par Madame le Ministre de la justice. Et en date du 15 octobre 2015, par sa lettre référencée N/REF : DJSF/DJ/JLMK/F, la FEC dénonçait la mission de contrôle telle que initiée à Lubumbashi sur base de la réquisition d’information du Procureur Général de la République et dont les irrégularités et les abus avaient contraint les opérateurs économiques à initier une grève. Par sa lettre du 16 octobre 2015 référencée PKK/PKK/F.0384/2013, la FEC/Katanga faisait savoir que cette mission mixte violait délibérément les dispositions du Décret n° 01/2029 du 23 août 2012 portant interdiction du contrôle et recouvrement des impôts, droits et autres redevances dues à l’Etat sans requête des régies financières.

Elle stigmatisait le scellé des entreprises opéré par ces missionnaires. Le jeudi 24 octobre 2013, une grève illimité frappera tous les secteurs d’activités économiques sur toute l’étendue de la province du Katanga, obligeant Madame le Ministre de la Justice et droits humains d’adresser au Procureur Général de la République sa lettre N/R :2854/BM 633KBI/CAB/MIN/JDH/2013 dans laquelle elle s’inquiétait de l’exécution abusive de l’injonction faite à sa lettre n°1692/LW/597/AK/CAB/MIN/JDH/2013 du 27 juin 2013. Comme on peut bien le remarquer, dans bon nombre des cas, la justice congolaise a été instrumentalisée contre des opposants politiques ou des activistes des droits de l’homme, tel est le cas du Bâtonnier Jean Claude MUYAMBO, M. Vano KIBOKO, M. Ernest KYAVIRO, l’opposant DIOMI NDONGALA, les défenseurs des droits humains Christopher MUTAMBA et Fred BAUMA.

JUSTICIA Asbl dénonce et condamne fermement les attaques, injures, intimidations et menaces faites contre les opposants à un troisième mandat du Président Joseph KABILA.

Elle rappelle aussi que ces messages d’intolérance dans le chef des gouvernants et des animateurs de la Majorité présidentielle contribuent à augmenter la tension sociale en cette période pré-électorale déjà tendue par la méfiance entre les acteurs politiques et sociaux au sujet des tergiversations à organiser les élections selon les échéances constitutionnelles. Elle recommande aux acteurs politiques de privilégier la tolérance, le respect mutuel, la non instrumentalisation de ses services publics pour la bonne marche de la démocratie et la tenue des élections dans un climat de paix et de sécurité totale pour tous.

Fait à Lubumbashi, le 06/10/2015

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