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Encore Mbobero se réveille sous les yeux mouillés de l’arme Une personne abattue par balles au petit pont de Nyakiduduma ce samedi 04/05/2019

Publié le : 13 May, 2019 à 10 h 35 min

Dans la nuit du 04 au 05 mai 2019, aux environs de 20heures 45 minutes, un jeune garçon âgé d’une vingtaine d’années répondant au nom de RAMS MUGISHO MUZUKA de Mbobero, groupement de Kagabi en territoire de Kabare a été froidement assassiné par balles tirées par des militaires des FARDC à la barrière érigée sur le petit pont communément appelé « Nyakiduduma » qui relie la Commune de Bagira au village de Mbobero situé dans le groupement de Kagabi en Territoire de Kabare.

Ce jeune garçon revenait de son travail de taximan quand il a rencontré des militaires des FARDC à leur poste d’attache à la Barrière de Nyakiduduma. Les sources signalent que M. RAMS MUGISHO MUZUKA était avec ses deux convoyeurs quand ils se sont vus intercepter par les hommes en armes et vêtus en tenue militaire des FARDC.

Ceux-ci ont demandé à ces trois jeunes de leur remettre tout ce qu’ils avaient dans leurs mains et dans leurs poches avant qu’ils ne sautent sur le pauvre jeune RAMS MUGISHO MUZUKA. Ces deux autres jeunes ayant constaté que leur grand frère vient d’être pris et tenu par sa ceinture comme personne privée de toute liberté, ils ont jugé de prendre le large laissant leur collègue entre les mains des ravisseurs avec un objectif d’aller alerter la famille de M. RAMS MUGISHO MUZUKA. Quelques minutes après, et pendant qu’ils étaient en chemin vers le domicile du Chauffeur RAMS MUGISHO MUZUKA, ils ont attendu des coups des balles retentir au lieu où ils l’avaient laissé. Une somme d’argent estimée à peu près 100000FC lui aurait été ravi avant qu’il ne soit assassiné.

Le matin du 05/05/2019, la population alertée par ces coups des balles est descendue à Nyakiduduma et a rencontré le corps sans vie de M. RAMS MUGISHO MUZUKA gisant dans le sang dans la guérite des militaires des FARDC commis à cette barrière.

Les sources concordantes sur le lieu de drame ont signalé que ces militaires serraient connus car ayant passé toute la journée entrain de rançonner les passants et ce n’est qu’après avoir assassiné M. RAMS MUGISHO MUZUKA qu’ils ont pris fuite.

Les sources rencontrées sur le lieu ont renseigné qu’il faisait longtemps que la population décriait l’érection des barrières illégales et où les éléments des FARDC, percevait 100FC à tout passant à l’aller et un autre 100FC au retour au niveau de ce pont et au niveau de Chibasha

Pour faire voir et montrer l’opinion tant nationale qu’internationale l’insécurité grandissante qui prévaut dans les villages de Mbobero, Mbiza et les périphéries de la Commune de Bagira ce dernier temps, la population aurait jugé de marcher avec le corps de RAMS MUZUKA mais dispersée par la Police Nationale Congolaise au niveau du marché de Bagira par des tirs des grenades à gaz lacrymogène. Deux personnes (Mme Cécile NSIMIRE, âgée de 21ans mariée et mère de deux enfants et Mme SARAH BAMPORIKI ont été grièvement blessées et acheminées à l’Hôpital Général de Référence de Bagira.

Rappelons qu’en date du 28/04/2019, dans le village de Mbiza, voisin de celui de Mbobero, un corps sans vie d’un homme répondant au nom de MUGISHO KATULA, âgé de 28 ans, marié et père de 5 enfants avait été ramassé dans la rivière Lurhungulu limitant Mbiza et Kadaku. Au cours de ce même mois d’avril 2019, trois hommes en armes et vêtus en tenue militaires des FARDC, ont tiré à bout portant sur deux personnes, Madame RITA M’MATABA, veuve de son état et mère de 6 enfants et M. PASCAL RUHETO en date du 06/03/2019 et tous deux sont succombées sur place.

Rappelons ensuite que dans la nuit du 18 au 19 juillet 2017 aux environs de 20 heures, pendant qu’il venait du travail, M. CEDRIC LUFUNGULO, fils de M. Lwazo, âgé de 20 ans, conducteur motocycliste et domicilié du village de Mbobero, avait été attaqué en cours de route par deux hommes en arme vêtus en uniforme appartenant à la Garde Républicaine (GR) basé dans la concession de l’ex. Président Joseph Kabila. Aucune enquête ni poursuite n’avait été engagée jusque-là. Ces agissements constituent des violations des droits de l’homme au regard de l’article 3 de la Déclaration Universelle des droits de l’homme et 16 de la Constitution de la RDC qui garantissent le droit à la vie à toute personne humaine. Le droit à la vie est sacré.

Nous recommandons aux autorités civiles et militaires de mener des enquêtes pour arrêter des commanditaires présumés auteurs et les déférer devant les instances judiciaires pour qu’ils subissent la rigueur de la loi.

Cliquez ici pour télécharger le Communiqué de press

Fait à Bukavu, le 08/05/2019

ARPJ asbl

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