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En RDC, les mutilations génitales comme arme de guerre

Publié le : 8 February, 2019 à 7 h 30 min

Le vœu du prix Nobel de la paix Dénis Mukwege : aider les femmes à donner la vie, non les réparer. La pratique des mutilations des femmes semble n’être que l’affaire de l’Afrique de l’Est et de l’Ouest. Elle consiste essentiellement à un procédé coutumier et culturel, procédé réducteur de la femme et qui sous-entend que c’est pour contrôler les envies sexuelles de la femme. En RDC, cette pratique existe aussi. Mais sous une forme encore plus virulente, plus humiliante et plus traumatisante : le viol, avec parfois des objets insérés dans le corps de la femme, menant à tous types de mutilations génitales.

Le prix Nobel de la paix, docteur Dénis Mukwege, a soigné des femmes mutilées et violées depuis les deux dernières décennies, dans l’est de la République démocratique du Congo. Ce gynécologue obstétricien a vu la méchanceté de l’homme s’exprimer sur le corps de la femme, l’utilisation du viol comme arme de guerre. En cette journée de lutte contre les mutilations de l’organe génital de la femme, le journaliste et blogueur Rodriguez Katsuva ressort les entretiens qu’il a eus avec ce prix Nobel dont le rêve actuel est maintenant d’« aider les femmes à donner la vie et non de les réparer », et cela passe par le retour effectif de la paix.

Tirer dans le vagin d’une femme ou y insérer une machette
L’un des pires souvenirs du docteur Mukwege est, selon lui, celui d’une femme qu’il avait soignée il y a quelques années. Il raconte qu’après avoir été violée, les agresseurs lui avaient tiré une balle dans le vagin. Les dégâts étaient « inimaginables » se souvient-il. Les voies urinaires et fécales communiquaient, les organes digestifs internes étaient en lambeaux… Il avait fallu plusieurs interventions chirurgicales pour redonner un peu de normalité au corps de cette femme.

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