RDC : Appel au rétablissement de l’ordre public sur les routes du Maniema en proie à de violations de droits humains

(Kindu, le 22 février 2017) – L’Association des Femmes Juristes Congolaises (AFEJUCO) lance un cri d’alarme aux services de sécurité la nécessité impérieuse de rétablir l’ordre public sur les différentes routes de la province du Maniema afin de mettre fin aux violations graves de droits de l’Homme. Ces violations étant caractérisées par des tueries, tracasseries, coups et blessures, vols et extorsion se biens des usagers.

En effet, l’AFEJUCO constate que c’est depuis plus de deux ans qu’il a été observé l’installation de ces barrières appelées malignement « postes de contrôle » sur toutes les voies de la province. A ces endroits, tous les biens de la population (moto, vélos, divers, denrées alimentaires…) sont taxés sous l’encadrement de militaires et policiers bien armés. Cependant, la présence des forces de l’ordre n’empêche pas aux malfrats de commettre leurs forfaits sur les routes. C’est le cas de la délégation des autorités nationales et provinciales qui a été victime d’une attaque sur la route vers le territoire de Lubutu.

« L’AFEJUCO déplore le fait que ces violations de Droits de l’Homme qui sont commises sur les voies qui relient Kindu à d’autres territoires soient couplées à des tracasseries des agents de l’ordre, Police de Circulation Routière, DEGERMA, Police de mines, Service antifraude… sur les routes de dessertes agricoles. Des victimes ont affirmées à cette ONG que ces actes découragent de la population paysanne qui parfois est obligée de céder une partie importante de sa marchandise pour atteindre leurs centres d’écoulement. Cela affecte aussi les transporteurs, motocyclistes qui sont parfois contraints d’abandonner leurs clients pour transporter gratuitement des agents de l’ordre qui se rendent à des points très éloignés », indique le communiqué de l’Association.

Quelques faits :

  • En septembre 2016, sept camions citernes de l’entreprise BANRO qui exploite de l’or à SALAMABILA étaient tombés entre les mains d’un groupe armé qui a kidnappé tous les membres d’équipage avant d’incendier les véhicules en territoire de KABAMBARE. La psychose engendrée par cet événement avait provoqué le déplacement massif des populations des villages Kaselebela, Hembe Moya et Kambemba en groupement Kitababeya, Secteur BB SALAMABILA. Ces populations craignaient des affrontements éventuels entre les assaillants et les FARDC lancés à leurs poursuites, mais aussi les exactions auxquelles s’étaient livrés ces derniers.
  • En août 2016, une délégation UNICEF-CARITAS s’était fait attaquer le au niveau de MAINDOMBE (480 Km au Sud-Est de Kindu) par des personnes armées qui les avaient agressés physiquement avant de les dépouiller de tous leurs biens. Le même jour et au même endroit, au moins 10 civils (hommes, femmes et enfants) avaient été kidnappés et amenés en brousse.
  • En décembre 2016, des passagers du bus «Classic Coach» qui faisaient la liaison Kindu-Lubumbashi le 9 ont été interceptés par des hommes en armes entre les villages Mutuka et Mutupeke. Ils ont ouvert le feu et dépouillé les passagers de tous leurs biens.
  • En Janvier 2017, un véhicule de la compagnie CIVICOM travaillant en partenariat avec BANRO a été brulé le 02. Sept personnes de l’équipage ont été prises en otage à Salamabila au niveau du village Tukutuku en territoire de Kabambare. Le 20 du même mois, un corps sans vie du sexe masculin et sans tête a été retrouvé dans le village KYAMATA, un village situé dans le grand foret qui sépare le territoire de Lubutu à celui de Punia. En date du 26 janvier, à Ntchonkwa, il a été signalé la menace de membres de la délégation conduite par le Ministre National de l’intérieur qui se rendait à Kisangani après toutes les tentatives vaines sur la délimitation entre la province du Maniema et celle de la Tshopo au point kilométrique 148 sur l’axe Lubutu-Kisangani.
  • En février 2017, Monsieur Américain a été victime d’une agression le 1er jour du mois. Ses agresseurs ont tiré sur lui à bout portant à 35 km de la cité de Pangi alors qu’il était sur une moto. Cette dernière lui a été arrachée ainsi que quelques biens qui lui appartenaient. Il est mort sur le champ. A Kindu, un motard a été tiré de sa moto par un Roulage avant de tomber de sa moto au rond point TMB. Il a été blessé sur le champ.

Au regard de tous ces faits déplorables, l’Association des Femmes Juristes Congolaises (AFEJUCO) déclare que la situation sécuritaire routière est trop alarmante et recommande ce qui suit :

A l’Exécutif Provincial du Maniema :

De mettre en marche un système efficace qui garanti l’ordre, la paix et l’autorité de l’Etat ;

– D’assister tant soit peu et à la mesure du possible, toutes les victimes de ces différents événements venir en aide aux victimes de ces événements malheureux.

Au Conseil provincial de sécurité du Maniema :

– De prendre des mesures ou dispositions pertinentes afin d’arrêter ces mouvements inciviques et cruels car la sécurité n’a pas de prix et on doit la conquérir et la conserver dit-on.

Aux Services de sécurité (Armée, Police, ANR) :

– De rétablir et maintenir l’ordre public et la paix dans le respect des principes de la légalité et d’égalité ;

– De protéger les personnes et leurs biens ou lieu d’être dans une situation de guet apens pour les PCR ;

– De secourir toujours les victimes en difficulté.

Aux Organisations de la Société Civile du Maniema :

-De dénoncer toute situation suspecte de bandes de bandits.

SYC

RDC : Le gouvernement appelé à pallier au sous-effectif et à renforcer l’appui logistique de la police du territoire de Kibombo (Maniema)

(Kindu, le 21 février 2017) – L’Association des Femmes Juristes Congolaises (AFEJUCO) à Maniema tire la sonnette d’alarme sur la situation sécuritaire qui prévaut dans le territoire de Kibombo en général et les chefferies de Bahina et des Aluba en particulier. La situation reste dominée par la résurgence des foyers isolés des tensions liés aux conflits Intercommunautaires, de pouvoir et/ou fonciers.

Les observations de l’AFEJUCO révèlent, à titre illustratif, que la Chefferie des Bahina connait une très faible présence de la Police Nationale Congolaise. Cela se justifie par un seul poste à Ongeri avec six policiers pour une population estimée à 13 095 habitants (aires de santé d’Ongeri et Ndeomanono). Aucune présence des FARDC et les différents chefs coutumiers (chefferie et groupement) restent souvent à Kindu.

« Nous avons observés qu’il n’existe aucune position des FARDC sur l’axe Kindu-Kibombo- Bahina. Les policiers affectés dans ce coin sont âgés. Et ils n’ont pas été permutés depuis de nombreuses années en même temps que leurs capacités n’ont jamais été renforcées. Il se note une certaine méfiance qui s’est instituée entre la police et la population qui la sollicite pour des conflits de tout genre (escroquerie, meurtre, divorce, etc.) Elle est donc débordée. Bien plus, elle a besoin d’un appui logistique adéquat afin d’être non seulement efficace mais aussi mobile », a déclaré Maître LAINI TENDA Keren, Coordinatrice de l’AFEJUCO.

L’AFEJUCO déplore cette situation d’insécurité permanente dans laquelle sont plongés les habitants des plusieurs milieux reculés de la province du Maniema. Selon certains témoignages recoupés, en cas de problèmes, la police a tendance à recourir à des volontaires pour maintenir de l’ordre public.

Face à cette situation alarmante, l’Association des Femmes Juristes Congolaises recommande :

A l’Assemblée Nationale et Provinciale du Maniema :

D’user de ses prérogatives constitutionnelles d’élaborer de lois et édits ainsi que de contrôle en vue de s’impliquer sur l’implantation des postes de polices dans tous les coins reculés de la province du Maniema et la formation de ces policiers sans oublier leur mécanisation.

Au Gouvernement provincial du Maniema :

De plaider au niveau du gouvernement national pour la formation, la nomination, l’affectation des policiers par l’installation de postes de polices et des FARDC dans les coins reculés de la province du Maniema.

A la Justice :

De veiller sur des actes des policiers qui connaissent des affaires civiles en poursuivant les présumés auteurs dans le respect des garanties d’un procès équitable ;

Aux Services de sécurité (Armée, Police, ANR) :

D’installer les postes de polices et des FARDC dans plusieurs villages de la province du Maniema en vue de maintenir l’ordre public et la paix dans le respect des principes de la légalité et d’égalité ;

De protéger les personnes et leurs biens partout où ils sont installés.

Aux Organisations de la Société Civile du Maniema :

De sensibilisation la population sur la collaboration et cohabitation pacifique d’avec les services de sécurité.

SYC

RDC : Droits et libertés publics confisqués lors d’une marche pacifique Kindu

HAKI ZA BINADAMU MANIEMA constate avec regret plusieurs entorses qui ont entachées le déroulement de la marche pacifique organisée par les partis politiques de la Majorité Présidentielle, le samedi 26 septembre dernier dans la ville de Kindu, chef-lieu de la Province du Maniema, sous le haut patronage de l’Exécutif Provincial.

Cette association qui affirme reconnaitre aux organisateurs la pleine jouissance de leurs droits et libertés fondamentaux consacrés par la Constitution et d’autres instruments juridiques internationaux ratifiés par la RDC, déplore ce que d’aucuns qualifient de confiscation des droits et libertés publics.

« Imbus du pouvoir qui leur est conféré, les organisateurs ont obligé, les agents publics de l’Etat, le personnel des entreprises publiques, les marchands et les enseignants tant du primaire, de secondaire que supérieur, œuvrant dans la ville de Kindu, de prendre part à cette marche de soutien au Président de la République, privant ainsi plusieurs personnes de leurs droits et libertés fondamentaux et paralysant ainsi les activités administratives, économiques et éducationnelles », peut – on lire dans son communiqué.

Par conséquent, les services publics, marchés, établissements d’enseignement primaire, secondaire, professionnel et supérieur, les offices de parquets et des auditorats, les cours et tribunaux, les entreprises publiques, les boutiques et échoppes, ont été « contraints de fermer, pendant toute la durée de la manifestation, occasionnant ainsi un manque à gagner à l’Etat lui-même ainsi qu’aux particuliers qui, souvent, vivent au jour le jour ».

Aux organisateurs de cette marche pacifique, HAKI ZA BINADAMU MANIEMA rappelle que toute liberté publique est soumise à un certain nombre de limitation et des restrictions légales et réglementaires qu’il faut strictement observer.

Dans le lot, elle évoque le respect de la loi, de l’ordre public, des bonnes mœurs, des droits et libertés d’autrui et à la sauvegarde de la sécurité nationale, de la santé et de la moralité publique.

SYC

Ci – joint le Communiqué de HBMHAKI ZA BINADAMU MANIEMA constate avec regret plusieurs entorses qui ont entachées le déroulement de la marche pacifique organisée par les partis politiques de la Majorité Présidentielle, le samedi 26 septembre dernier dans la ville de Kindu, chef-lieu de la Province du Maniema, sous le haut patronage de l’Exécutif Provincial. Cette association qui affirme reconnaitre aux organisateurs la pleine jouissance de leurs droits et libertés fondamentaux consacrés par la Constitution et d’autres instruments juridiques internationaux ratifiés par la RDC, déplore ce que d’aucuns qualifient de confiscation des droits et libertés publics. « Imbus du pouvoir qui leur est conféré, les organisateurs ont obligé, les agents publics de l’Etat, le personnel des entreprises publiques, les marchands et les enseignants tant du primaire, de secondaire que supérieur, œuvrant dans la ville de Kindu, de prendre part à cette marche de soutien au Président de la République, privant ainsi plusieurs personnes de leurs droits et libertés fondamentaux et paralysant ainsi les activités administratives, économiques et éducationnelles », peut – on lire dans son communiqué. Par conséquent, les services publics, marchés, établissements d’enseignement primaire, secondaire, professionnel et supérieur, les offices de parquets et des auditorats, les cours et tribunaux, les entreprises publiques, les boutiques et échoppes, ont été « contraints de fermer, pendant toute la durée de la manifestation, occasionnant ainsi un manque à gagner à l’Etat lui-même ainsi qu’aux particuliers qui, souvent, vivent au jour le jour ». Aux organisateurs de cette marche pacifique, HAKI ZA BINADAMU MANIEMA rappelle que toute liberté publique est soumise à un certain nombre de limitation et des restrictions légales et réglementaires qu’il faut strictement observer. Dans le lot, elle évoque le respect de la loi, de l’ordre public, des bonnes mœurs, des droits et libertés d’autrui et à la sauvegarde de la sécurité nationale, de la santé et de la moralité publique. SYC Ci – joint le Communiqué de presse HBM