RDC : un réseau opérationnel pour la protection des défenseurs des droits de l’homme au Kasaï Central

Kananga, le 26 juin 2018 – Le Réseau provincial de protection de défenseur des droits de l’Homme (RPPDDH) est opérationnel afin de répertorier les incidents liés à l’activité notamment des activistes, avocats, défenseurs judiciaires, journalistes, … dans la province du Kasaï Central.  Ces derniers sont souvent victimes des agissements des certaines autorités. D’où, la nécessité pour ce réseau de les identifier pour une meilleure intervention.

Beaucoup d’abus ont été enregistrés ces dernières années alors que la prise en charge de ces cas a été faible en défaveur de défenseurs des droits de l’Homme. Et, le danger ne cessait de grandir faute de l’existence de ce réseau.

“Ce réseau existait depuis 2008 avec l’accompagnement technique du Bureau conjoint de Nations-Unies aux droits de l’Homme (BCNUDH). Cependant, il a été confronté à des difficultés opérationnelles permettant un fonctionnement adéquat pour la prise en charge des cas en situation difficile. C’est ainsi que sa restructuration est intervenue grâce à l’accompagnement tant technique que financier du Centre Carter“, a indiqué Me Jasmine Katshunga, coordonnatrice REFEDEF.

Au total douze structures de protection des Droits de l’Homme composent ce Réseau, avec une répartition idéale de tâches pouvant permettre à qui veut recevoir ou bénéficier de ses services, à savoir où entrer et à qui s’adresser. Une recommandation majeure était reformulée par ses membres, les invités et autres parties prenantes sur place. Il s’agit du renforcement de capacités des animateurs du Réseau afin de les rendre efficace dans leurs interventions.

SYC

RDC : la justice invitée à traiter avec célérité des cas des violences sexuelles au Kasaï Central

Kananga, le 23 juin 2018 – La Réseau de femmes pour la protection des droits de l’enfant et de la femme (REFEDEF) attire, une fois de plus, des instances judiciaires de la province du Kasaï Occidental à traiter avec célérité et d’une manière désemparée des cas de violences sexuelles.

Dans une déclaration officielle, plus de 10 Organisations non gouvernementales se basant dans la lutte contre la violence sexuelle salue la sensibilité et la bravoure du Premier président de la Cour d’appel qui a suivi les diverses requêtes et plaidoyers adressés à sa juridiction au sujet de dossier du procureur de la République près le tribunal de grande instance de Luebo, présume auteur de viol sur une fille mineure de 14 ans.

Cependant, elles attirent de nouveau l’attention de cette autorité afin traiter avec célérité cette cause, gage de plusieurs interprétation et médisance de la justice congolaise et du corps d’Elite de la magistrature. Car, estiment – elles, les victimes vulnérables font confiance en cette justice, en dépit de toute considération traditionnelle qu’incarne la société kasaïenne.

Par ailleurs, ces ONG espèrent voir cette grande institution s’attarder avec diligence sur d’autres pendant afin de dissuader les autres potentiels auteurs, et rétablir la confiance de la communauté en la justice congolaise.

SYC

RDC : JED dénonce la flambée de la violence contre les journalistes au Kasaï Central

Kinshasa, le 22 mai 2018 – Dans une correspondance adressée, mardi 8 mai 2018, au gouverneur de la province du Kasaï Central, Denis Kambayi, Journaliste en danger (JED) lui a exprimé sa profonde préoccupation à la suite de la multiplication des attaques et des violences contre les journalistes et médias œuvrant dans cette province en attirant surtout son attention sur les actes qui sont le fait des agents et services commis à sa sécurité.

« Journaliste en danger s’insurge contre ces traitements dégradants des journalistes dans l’exercice de leur profession commis par vos « hommes forts » et demande à votre autorité de dénoncer publiquement ces faits en déclarant votre attachement à la liberté de la presse », peut-on lire dans cette lettre.

Selon des sources de JED, pendant que le monde célébrait la Journée Mondiale de la Liberté de la Presse, Dora Tshisungu (Kasaï Horizon Radiotélévision),Dieudonné Kupa (Radiotélévision Nationale Congolaise), Henri Ngindu (Radiotélévision Progrès du Kasaï) et Basile Munya (Sauveur FM), ont été pris à partie par les gardes du corps du gouverneur de province et empêchés, jeudi 3 mai 2018, de couvrir une audience publique qui se tenait au Palais de justice où comparaissait en flagrance, en présence du gouverneur, un officier militaire présumé auteur de l’assassinat d’un chef milicien.

Face à la résistance des journalistes, les gardes du corps de M. Denis Kambayi ont violemment agressé le journaliste Henri  Ngindu et endommagé son matériel de travail. Elles ont par la suite embarqué de force tous les quatre journalistes dans une jeep de la police et conduits au commissariat de la police connu sous le nom de « P2 » où ils ont été détenus pendant environs 5 heures.

Quelques jours auparavant, un autre groupe de journalistes locaux avaient été passés à tabac, les 27 et 28 avril 2018, par un groupe d’hommes armés, présentés comme des anciens miliciens faisant partie également de la garde du gouverneur de province. Il s’agit de Van Frederick Tshilanda (Radio Communautaire Sozer FM et correspondant du journal en ligne « cas.info.ca »), Sosthène Kambidi (Radiotélévision Chrétienne), Simon Mulowa (Radio Full Contact FM) et Elisée Lusamba (Radio Malandji FM).

Les trois journalistes ont été appelés au téléphone, vendredi 27 avril, pour venir assister à la conférence de presse que tenait le gouverneur Denis Kambayi. A la fin du reportage et au moment où ils s’apprêtaient à quitter le gouvernorat de province, ils ont été violemment agressés par les gardes du corps du gouverneur. Outre ces agressions, les journalistes continuent à recevoir des appels anonymes des menaces de mort.

Elisée Lusamba, quant à elle, couvrait, le samedi 28 avril, une manifestation de la société civile à laquelle le gouverneur de province était invité. Pendant qu’elle prenait les photos, Lusamba a été violemment brutalisée par un de ses gardes, connu sous le nom de « Samson » avant d’être évacuée de la salle.

Dans cette lettre, JED a instamment demandé au gouverneur Denis Kambayi de s’impliquer personnellement pour faire cesser ces attaques à l’encontre des professionnels des médias qui ternissent son image et celle de son gouvernement.

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