L’insécurité en territoire de Beni

BENI Centre ville

Aux Commandant de la 34ième Région militaire, le commandant des Opérations sokola 1 et Responsables provinciaux des services de sécurité tant civils que militaires à Goma et Beni.

Lubero, le 22 septembre 2015 – Le CIDDHOPE appelle urgemment le commandant de la 34ième région militaire, le commandant des opérations Sokola 1 et les responsables provinciaux des services de sécurité tant civiles que militaires de la province du Nord-Kivu à Goma et à Beni à protéger les civiles victimes quotidiennes d’attaques attribuées aux ADF.

Le CIDDHOPE venait d’être informé d’un échange de coups de tires entre les FARDC et les combattants présumés ADF depuis ce soir 22 septembre 2015 vers 17 heures à la rivière

ABIALOS, située dans le village KOKOLA, sur la route national n°4, groupement BAMBUBA/KISIKI. D’après le colonel TATY JOSEPH, commandant de la 31ième brigade, ses militaires ont surpris ces présumés ADF en train de préparer la nourriture sur le lieu. Le colonel n’a pas porté le bilan de ces attaques à la connaissance du CIDDHOPE mais promet le révéler demain pendant la journée.

Comme à l’accoutumé, le CIDDHOPE suit de près ces événements malheureux et vous tiendra informer sur évolution de la situation et la suite de réactions des autorités des FARDC.

 

Pour le CIDDHOPE,

KASEREKA MAMBO MINGI, le Chargé de Programme a.i

Me Dellyco Mbambu NYAMWAMI, Secrétaire Exécutif

 

Adresse de contact :

01, Cellule Kabenge, Avenue du marché, non loin du Rond – point Boulevard et du Bureau de la cité,

Quartier Mulyata, cité de Lubero, Territoire de Lubero, Province du Nord-Kivu, à l’Est de la

RDC. Tél. +243 976310259, +243 997784020, +243 821415070, +243 840035788, +243 899174374, +243 991715060

E-mail : ciddhops.execu@gmail.com, Skype : ciddhope

 

Filimbi lance un cri d’alerte et appele au reassemblement

Filimbi

Le 14 septembre 2015 – A travers le présent communiqué, le Collectif FILIMBI alerte l’opinion du danger que court la République Démocratique du Congo et appelle de toute urgence au rassemblement de toutes les forces citoyennes du pays, toutes tendances confondues, de même que les partenaires et amis du Congo, afin de sauvegarder les acquis démocratiques et ainsi éviter le chaos qui pointe à l’horizon.

Dans son communiqué N°8 du 30 juillet 2015 sur le dialogue proposé par le Président de la République, le Collectif FILIMBI sifflait déjà et rappelait que les citoyens congolais dans leur grande majorité exigent tout simplement le strict respect du délai constitutionnel pour l’organisation de l’élection du prochain Président de la République, car cela est un premier pas essentiel pour instaurer au Congo un attachement indéfectible à la légalité, à la culture démocratique, et donc, pour assurer l’avenir de toute une génération. Le Collectif y identifiait les obstacles majeurs au respect de cette exigence et exhortait le Gouvernement de la République, la classe politique, toutes tendances confondues, et la CENI, à s’accorder toutes affaires cessantes, en y sollicitant l’appui des partenaires internationaux.

Quarante-cinq jours plus tard, le Collectif FILIMBI constate avec regret et inquiétude que non seulement les principaux obstacles ne sont toujours pas levés mais aussi que les institutions en place viennent de se rapprocher dangereusement de la ligne rouge avec le dernier arrêt n°RConst.0089/2015 inconstitutionnel, confus et imprécis de la Cour Constitutionnelle du 8 septembre 2015 sur les élections des gouverneurs et vice-gouverneurs des nouvelles provinces. A travers cet arrêt, la cours pourtant incompétente en matière d’interprétation des lois, a requis l’organisation de l’élection des gouverneurs et vice-gouverneurs avant toute autre élection, ouvrant ainsi la voie à un dépassement du délai constitutionnel en ce qui concerne l’élection du prochain Président. Le Collectif FILIMBI félicite en passant les deux juges de la Cour Constitutionnelle qui ont refusé de cautionner un tel acte.

Le Collectif FILIMBI rappelle que depuis bientôt deux ans les citoyens congolais, assistent non sans réagir aux différentes tentatives de maintien de l’actuel président au pouvoir au-delà du délai constitutionnel, à savoir le 19 décembre 2015, à travers notamment :

  • Le livre du professeur Evariste Boshab, ancien Secrétaire Général du PPRD, premier parti de la majorité présidentielle, et actuel vice-premier ministre et ministre de l’Intérieur « Entre la révision constitutionnelle et l’inanition de la Nation» ;
  • Le lancement par l’un des cadres du même parti, Mr. Claude Mashala, d’une pétition demandant la modification de l’article 220 de la Constitution ;
  • La tentative, avortée grâce à une forte mobilisation populaire, de modification de la loi électorale pour conditionner la tenue des élections à la réalisation d’un recensement ;
  • Le découpage précipité des provinces alors que les moyens financiers et logistiques ne sont pas réunis;
  • Le vote illégal et précipité des annexes à la loi électorale répartissant les sièges par circonscription pour les élections municipales et locales;
  • La consultation précipitée et illégale de la Cour Constitutionnelle par la CENI, suivi de la déclaration inacceptable du Premier Ministre de la République, sur l’inexistence des moyens financiers nécessaires aux élections qui a abouti à l’arrêt inconstitutionnel de la Cour.

Ceci met gravement en danger la paix et la stabilité de la RDC. Fort heureusement, les citoyens congolais, toutes tendances confondues, s’y opposent catégoriquement et l’expriment haut et fort. Les déclarations d’ONG de défenses des Droits de l’Homme, d’éminents professeurs, de femmes et d’hommes politiques de l’Opposition, les prises de positions sans ambiguïtés de certains ténors de la

Majorité au pouvoir dont ceux du G7 (MSR, ARC, UNADEF, UNAFEC, MSDD, ARCO et PDC) , les déclarations et prises de position remarquées du Gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi, les analyses et prises de position argumentées du Député National Christophe Lutundula, les prises de position de la diaspora congolaise à travers le monde, les fortes déclarations de la Conférence Episcopale Nationale du Congo, le retrait, suite à la pression populaire, par le député national Ne Muanda Nsemi de sa proposition de transition, les déclarations et messages directs des principaux partenaires stratégiques de la RDC, à travers notamment les différents envoyés spéciaux, prouvent à suffisance qu’un consensus de plus en plus large se forme autour de la question de l’alternance politique en 2016.

Le collectif ne peut passer sous silence les manifestations populaires de janvier 2015 qui ont démontré que le peuple congolais a résolument pris conscience du fait que la sauvegarde du Congo dépasse les questions calculs individuels, des origines ethniques ou d’appartenance à un parti. Les citoyens congolais mesurent plus que jamais leur responsabilité dans l’avènement d’une Nation réellement démocratique et soucieuse du bien-être de tous.

Le Congo nous appartient à tous. Il est de notre responsabilité à tous d’agir pour que notre pays ne sombre pas dans le chaos au nom des intérêts égoïstes d’une minorité. Nous ne pouvons pas laisser notre avenir être mis ainsi en péril.

Le Congo nous appartient à tous. Sa sauvegarde dépasse les questions de calculs individuels, d’origines ethniques, ou d’appartenance à un parti.

En conclusion, le Collectif FILIMBI informe qu’à compter de ce jour il va s’engager très activement en faveur du strict respect du délai constitutionnel en ce qui concerne l’élection du prochain président de la République, en faisant appel à tous les moyens légaux et légitimes selon la Constitution et les lois congolaises, en collaboration avec toutes les forces citoyennes ayant le même objectif.

En outre, le collectif FILIMBI soutient toute initiative légale et légitime travaillant à cet objectif. Il est temps qu’un large Front réunissant tous les citoyens congolais, démocrates et patriotes, se constitue pour sauver notre bien le plus précieux. Majorité, Opposition, Diaspora, Eglises, Société civile institutionnelle, Personnalités éminentes, femmes congolaises meurtries par la pauvreté et les conflits, jeunes et vieux… tous, nous pouvons nous mettre d’accord sur ces deux points :

Le Congo nous appartient à nous Tous – Non à un 3ème mandat ou tout dépassement du délai constitutionnel pour l’organisation de l’élection du futur président.

Pour toutes ces raisons, le collectif FILIMBI soutient la Manifestation prévue Place Sainte-Thérèse à Ndjili ce mardi 15 septembre 2015 et organisé par la dynamique de l’opposition politique.

Le Collectif FILIMBI demande à tous les citoyens congolais de se mobiliser, de s’engager et de participer, chacun selon ses moyens. Pour sa part : le Collectif FILIMBI continuera de faire des propositions d’action pour le rassemblement, l’unité et la sauvegarde des acquis démocratiques.

L’Alternance doit avoir lieu en 2016 !

 

LA COORDINATION FILIMBI

A propos de Filimbi

FILIMBI, qui signifie coup de sifflet en swahili, l’une des quatre langues nationales de la République Démocratique du Congo, est un Collectif, un mouvement citoyen non partisan congolais réunissant les organisations de jeunes (milieux associatifs, universités, etc.), mais également des activistes, artistes, entrepreneurs, cadres, etc. qui partagent la Vision du mouvement.

Le Congo nous appartient à tous. Notre mouvement rêve d’une République Démocratique du Congo où chaque jeune est acteur de son avenir en ayant notamment la possibilité de penser et d’agir librement.

L’objectif principal de FILIMBI est d’accroître la participation citoyenne des jeunes congolais et d’encourager le dialogue entre les jeunes et les acteurs tant sociaux que politiques pour améliorer nos vies. Les jeunes doivent donc :

  1. Connaitre leurs Droits qui sont liés à leurs Devoirs ;
  2. Connaitre le fonctionnement de l’Etat et les différents niveaux où se prennent les décisions ;
  3. Développer la capacité d’influer sur l’élaboration des décisions publiques et leur mise en oeuvre, afin de s’assurer qu’elles bénéficient au plus grand nombre de citoyens.

Arrestation à Shabunda d’un Défenseur des Droits de l’Homme  

Carte de Shabunda au Sud Kivu

Nous portons à votre connaissance que notre collègue Thomas Malimacho, Chef d’Antenne de notre organisation ACADHOSHA à Shabunda centre vient d’être arrêté cet après-midi par le Colonel des FARDC basées à Shabunda parce qu’hier dans notre émission qui passe à la radio communautaire Mutanga de Shabunda il avait dénoncé le fait que ça soit les militaires qui surveillent la poursuite de l’exploitation minière dans la rivière Ulindi par les dragues et pourtant, le Gouverneur du Sud-Kivu avait pris un Arrêté Provincial pour interdire cette exploitation et ceci, suivant les instructions qu’il avait reçues du Premier Ministre, Chef du Gouvernement.

Pour votre rappel, en 2014, une équipe d’experts venue de Kinshasa avait prélevé des échantillons dans la rivière Ulindi dans le territoire de Shabunda au Sud-Kivu et de Pangi au Maniema. Ils avaient conclu à l’existence de cette rivière d’une dose d’Uranium et de Thorium dont la teneur dépassait les seuils maxima tolérés par l’OMS. C’est sur base de ce rapport que le Premier Ministre avait adressé une première lettre aux Gouverneurs de ces deux provinces pour qu’ils fassent cesser sans délai l’exploitation minière artisanale et semi-industrielle le long de ce cours d’eau en attendant le rapport d’une équipe multi-sectorielle à déployer sur place par le Ministre des Mines.

Vers le mois de juin 2015, le Premier Ministre avait instruit le Vice-Premier Ministre ainsi que le Ministre des Mines pour qu’ils délogent les tenanciers des dragues dans cette rivière.

Au mois de juillet 2015, le Gouverneur du Sud-Kivu avait finalement pris un Arrêté Provincial interdisant l’exploitation minière artisanale et semi-industrielle le long de la rivière Ulindi. C’est la poursuite des activités sous la couverture des militaires des FARDC par la Société chinoise KUNHOU Mining (KHM) que notre collègue a dénoncé hier.

Nous venions d’informer toutes les autorités provinciales de cette arrestation qui frise une intimidation et une violation des libertés fondamentales garanties par la Constitution.

Nous vous invitons donc à vous impliquer pour obtenir la libération immédiate et sans condition de notre collègue qui est l’unique Défenseur des droits de l’Homme dans ce territoire grand en superficie que le Rwanda qui ose dénoncer les violations des droits de l’Homme et les exactions commisses par les forces et groupes armés.

ACADHOSHA se réserve le droit de procéder aux actions citoyennes pour obtenir sa libération conformément aux garanties reconnues aux citoyens congolais par la Constitution et les autres instruments juridiques régionaux et internationaux.

Acadhosha Descartes Mp (acadhosha@yahoo.fr)