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Butembo : La population dit « Non » à l’insécurité et la criminalité urbaine (Expression populaire)

Publié le : 23 August, 2017 à 22 h 11 min

Butembo, le 23 Août 2017 – Cette ville vient de vivre une soirée particulière pour dire non à l’insécurité et la criminalité urbaine. Depuis 20 heures locales, Butembo est abasourdie des brouhahas des sifflets, bidons, vuvuzela, sirènes, casseroles et autres tintamarres,… Certains ont pris d’assaut les principales rues pour des manifestations nocturnes spontanées. Ces manifestants ont répondu à l’appel du groupe de pression dénommé Véranda Mutsanga.

En effet, ce Groupe a appelé la population à observer une journée ville morte et à faire les tapages toute la nuit de ce 23 août 2017 pour protester contre la persistance de l’insécurité et la criminalité urbaine depuis plus de 6 mois. Ce phénomène dénommé « Kasuku » fait des nombreuses victimes, sans que les autorités proposent des solutions pratiques pour y mettre fin.

En l’espace de ces 6 derniers mois, c’est environs 550 cas d’incursions nocturnes dont des cas de viols, enlèvements et des assassinats qui ont été déplorés. Ces bandits armés opèrent par dizaines malgré les efforts d’une police sous équipée et en sous effectifs pour une ville de près d’1 million d’habitants.

Selon des sources locales, ce mouvement de protestation a été largement suivi à travers toute la ville et même ses périphéries. Plusieurs milliers d’habitants s’y sont impliqués. Alors que les autorités avaient appelées au boycott.

Pour mater les manifestants au courant de la journée, la Police a interpellé au moins 25 personnes. Mais ces interpellations n’auront pas réussi à calmer les esprits.

La Société Civile locale se réjouit de cette expression d’indignation et de protestation dont a fait montre les habitants de Butembo. Car, estime – t – elle, lorsqu’un peuple exprime son indignation, plus rien ne peut l’arrêter. Sauf, la solution à ses problèmes.

Les autorités sont donc invitées à agir pour endiguer l’insécurité ou à démissionner.

SYC

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