DÉCRYPTAGE, RDC : Yumbi, un massacre prémédité

C’était, il y a deux mois, à plus de 300 km au nord de Kinshasa, le territoire de Yumbi basculait dans l’horreur. Au moins 535 civils tués en 48 h. Des casques bleus et des militaires congolais découvraient quelques jours plus tard, une cinquantaine de fosses communes. Première explication donnée par les autorités locales : des affrontements communautaires. Mais, plus les enquêtes progressent et plus la piste d’un massacre organisé et ciblé contre une ethnie est privilégiée. Notre invité, le journaliste Anthony Fouchard, s’est rendu sur place il y a une semaine. Son reportage a été diffusé hier soir (13 février 2019) sur TV5Monde.

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RDC: plainte en France de deux lanceurs d’alerte congolais

Deux lanceurs d’alerte congolais ont assigné devant la justice française la filiale d’une banque gabonaise en République démocratique du Congo dirigée par un proche de l’ex-président Joseph Kabila, ont indiqué mercredi les ONG qui les soutiennent.

Réfugiés en France, Jean-Jacques Lumumba et Guylain Luwere sont deux ex-cadres de la filiale congolaise de la BGFI Bank, dirigée jusqu’en mai par un « frère » (cousin ou ami très proche) de M. Kabila.

« Les deux banquiers avaient signalé à leurs supérieurs des détournements de fonds publics et l’existence de comptes liés au financement du terrorisme. Après avoir subi des représailles, ils ont été forcés de s’exiler avec leurs familles », indique un communiqué reproduit sur la « plate-forme de protection des lanceurs d’alerte en Afrique ».

« Les lanceurs d’alerte poursuivent la BGFI en réparation de tous les préjudices subis du fait du comportement de la banque », précise le communiqué.

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Kamako : Après leur reddition, les anciens miliciens Kamuina Nsapu accusés des tracasseries

Quelques jours après la remise des armes aux autorités par une centaine de miliciens Kamuina Nsapu, les habitants de Kamako (Kasaï) se plaignent des tracasseries qui seraient orchestrées par les anciens combattants dans la cité de frontière.

Plusieurs habitants contactés font état des barrières érigées dans certains coins, l’arrestation arbitraires des personnes à Kamako. Ces ex-miliciens ont aussi occupé illégalement le bâtiment de l’école primaire Kamako empêchant ainsi le déroulement des activités scolaires.

Ils menacent aussi d’occuper un hôtel de la place qui selon eux, est la résidence de leur ancien chef pendant les violences qui ont secoué la région. Pour leur survie, ils rançonnent la population dans les marchés et instaurent des taxes.

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