Dernière mise à jour le 21/02/2019
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Aminah Rwimo, la congolaise qui raconte Kakuma en image: “Mon passé est douloureux, je préfère ne pas en parler”

Publié le : 9 February, 2019 à 7 h 00 min


Née en République Démocratique du Congo, Aminah Rwimo a dû fuir le pays pour se réfugier au Kenya dans le camp de Kakuma. Aujourd’hui, cette jeune réalisatrice veut raconter des histoires et inverser l’image que l’on peut avoir des camps de réfugiés.

« Mon passé est douloureux, je préfère ne pas en parler. Je me focalise sur mon présent et mon futur. Je suis une storyteller, et aujourd’hui je vais vous raconter ma vie ici dans le camp de Kakuma», c’est avec ces mots poignants et une détermination éblouissante que la jeune femme commence son histoire lors de la rencontre TEDx qui s’est déroulée l’année dernière dans le camp de réfugiés où elle vit.


De sa vie en RDC on ne saura pas grand chose, si ce n’est qu’elle a perdu toute sa famille et ses amis lors de la guerre. Arrivée au Kenya en 2009 elle se retrouve au camp de Kakuma qui abrite environ 185.000 personnes depuis plus de vingt six ans essentiellement des mineurs non accompagnés d’origine sud soudanaise, congolaise, éthiopienne ou encore somalienne. C’est là, perdue dans ce camp où elle se sent seule qu’elle participera à des formations de cinéma organisée par FilmAid une structure fondée en 1999 par la productrice Caroline Baron durant la guerre des Balcan pour assister les réfugiés. Cette structure qui travaille en partenariat avec le Haut Commissariat pour les réfugiés (HCR) est entre autre basée au Kenya et possède des activités dans les camps de Kakuma et Dadaab.

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