RDC : la VSV appelle à l’exécution des préalables pour un processus électoral crédible et apaisé

Kinshasa, le 26 juin 2018 –  La Voix des Sans Voix pour les Droits de l’Homme (VSV) a appelé, toutes affaires cessantes, les composantes Gouvernement, Comité National du Suivi de l’Accord (CNSA) et la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) à transcender toute divergence et à faire preuve de sagesse pour trouver et dégager le consensus quant à l’exécution sans faille des préalables, en vue de la tenue d’ici fin décembre, les élections crédibles et apaisées en RDC.

Dans un communiqué officiel, elle affirme avoir a suivi avec attention la convocation le 24 juin 2018 du corps électoral par la CENI et demeure vivement préoccupée par la tension socio-politique persistante ayant élu domicile en RDC, faute de la prise en compte et du respect de l’opinion publique congolaise relativement à la mise à l’exécution sans état d’âme des préalables visant d’assurer la tenue effective des élections transparentes, crédibles et apaisées prévue le 23 décembre 2018.

“Les mesures de décrispation politique jugées capitales pour atténuer la tension au plan social et politique, conformément à l’Accord de la Saint Sylvestre du 31 décembre 2016 souffrent en grande partie de l’inexécution et pose avec acuité la problématique de l’organisation et la tenue dans les conditions apaisées, des scrutins combinés selon l’échéancier sus évoqué”, indique la VSV.

Il s’agit en clair de la libération des détenus politiques et d’opinions concernant les cas des figures emblématiques, le retour sans conditions ni manigances politiciennes des exilés politiques, le consensus ou suppression pure et simple de l’usage de la machine à voter (sujet de controverse et de contestation par une frange importante de la population), l’absence de la fiabilité du fichier électoral avec 16,6% des électeurs pour lesquels aucune empreinte digitale n’a pas été relevée,… détectés par les experts de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF).

Mais aussi, la présence des électeurs non enregistrés mais comptabilisés, la problématique de l’enrôlement des rdcongolais de l’étranger, sans oublier la question relative aux cautions versées au trésor public par des candidats aux provinciales en 2015, ainsi que le maintien du dédoublement des partis politiques.

SYC

 

RDC : une lettre ouverte au gouverneur Ngoyi Kasanji dénonce menaces et insécurité des DDH au Kasaï Oriental

Nous, le Réseau de protection des défenseurs de Droit de l’Homme, victimes et témoins du Kasaï – Oriental, (RPDHVT Asbl), une synergie de 27 organisations de la société civile de promotion, défense et protection des droits de l’homme actives dans la province du Kasaï – oriental, avons l’insigne honneur de saisir votre autorité pour dénoncer les différents cas des filatures, menaces et insécurités imputables aux préposés des services publics dont sont victimes les défenseurs des droits de l’Homme oeuvrant dans la province du Kasaï – Oriental, entité sous votre gouvernance.

Pour votre gouverne, depuis le mois de février 2018, la synergie des organisations de défense de droit de l’Homme, notre Réseau, a été alerté des plusieurs cas d’insécurité dont les défenseurs de droit de l’Homme sont victimes, dans la ville de Mbujimayi, les territoires de Miabi, Kabeya Kamuanga et Tshilenge ; cela, dû à la suite de la réalisation des activités qui concourent à la promotion des droits de l’Homme au Kasaï – Oriental voir celles consécutives à l’expression de leurs pensées ou opinions, droits et liberté garantis par la Déclaration Universelle des droits de l’Homme et par la Constitution de la République Démocratique du Congo, en vigueur, en ses articles 22, 23 et 25.

Cependant, nous ne saurions expliquer la coïncidence d’au moins quatorze cas d’alertes des menaces et insécurité à l’égard des membres des organisations non gouvernementales dont les auteurs cités seraient de la police, de l’Agence Nationale de Renseignement, des territoriaux et autres agents.

A titre purement, illustratif, le cas de Mr Anaclet KOMESHA, Président national de ADI/ONGDH et Chargé de Programme au Conseil Régional des organisations non Gouvernemental de Développement du Kasaï –Oriental (CRONGD/ K.Or.), les visites nocturnes et ciblées de Mr Saddam MUSUMBA, militant du mouvement citoyen Filimbi, dans la nuit du 01 juin 2018, dans la ville de Mbujimayi, par des personnes armées et de M. Emmanuel BUKASA BANYANGA, Directeur de programme à la Radio télé Arbres sacré, dans la nuit du 08 juin 2018, dans le territoire de Miabi.

Le cas le plus récent est celui survenu pas plus tard que le dimanche 17 juin 2018, au domicile de monsieur Patrick TSHIBANGU, coordonnateur de CODESCI, chez qui un groupe de militaires en armes et policiers a pris à partie son avocat et collègue, maître Justice TSHIAMALA, au point de l’humilier en lui infligeant de graves blessures.

Par ailleurs, il vous souviendra que les défenseurs de droits de l’Homme sont des partenaires incontournables de l’Etat et que, à ce titre, ils contribuent, non seulement à la surveillance de la situation des droits de l’Homme à travers l’ensemble de l’étendue du territoire national, mais aussi à l’éducation civique et électorale, ainsi qu’à la construction de la citoyenneté responsable, par des activités de sensibilisation, animations, formation sur toutes questions liées aux droits de l’Homme et au développement communautaire. Ils contribuent activement au maintien et à la consolidation de la paix sociale et leurs contributions constituent des appuis majeurs.

En rappel, selon l’article 1 de la Déclaration sur le droit et les responsabilités des individus, groupes et organes de la société de promouvoir et protéger les droits de l’ Homme et les libertés fondamentales universellement reconnus ou déclaration sur les défenseurs des droits de l’ Homme , il faut entendre par défenseur de droit de l’homme : « toute personne qui, individuellement ou en association avec d’autres, oeuvre à la promotion ou à la protection des droits de l’homme. »

Excellence, Monsieur le Gouverneur de province,
Les ONGDH membres du RPDHVT, qui saluent, à juste titre les différentes initiatives du Conseil provincial de sécurité, sous votre impulsion, pour résoudre le problème de l’insécurité sur toute l‘étendue de la province du Kasaï – Oriental, en ce compris, les récentes stratégies arrêtées lors de, sa dernière réunion, tenue en date du 06 juin 2018 ; restent, cependant, indignées de la multiplicité de cas d’insécurité et menaces ciblées dont sont victimes ses membres.

Partant, nous vous prions d’apporter un intérêt supérieur au besoin de sécurité des défenseurs de droit de l’Homme, de même nous ne cesseront de vous mettre au courant de l’évolution de la situation dont certains d’entre nous, vous ont tenu informé à travers des lettres séparées.

Convaincu que la présente retiendra votre particulière attention, nous vous prions, Excellence, Monsieur le Gouverneur de province, de croire à notre haute considération.

Fait à Mbujimayi, le 19 Juin 2018

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RDC : la justice invitée à traiter avec célérité des cas des violences sexuelles au Kasaï Central

Kananga, le 23 juin 2018 – La Réseau de femmes pour la protection des droits de l’enfant et de la femme (REFEDEF) attire, une fois de plus, des instances judiciaires de la province du Kasaï Occidental à traiter avec célérité et d’une manière désemparée des cas de violences sexuelles.

Dans une déclaration officielle, plus de 10 Organisations non gouvernementales se basant dans la lutte contre la violence sexuelle salue la sensibilité et la bravoure du Premier président de la Cour d’appel qui a suivi les diverses requêtes et plaidoyers adressés à sa juridiction au sujet de dossier du procureur de la République près le tribunal de grande instance de Luebo, présume auteur de viol sur une fille mineure de 14 ans.

Cependant, elles attirent de nouveau l’attention de cette autorité afin traiter avec célérité cette cause, gage de plusieurs interprétation et médisance de la justice congolaise et du corps d’Elite de la magistrature. Car, estiment – elles, les victimes vulnérables font confiance en cette justice, en dépit de toute considération traditionnelle qu’incarne la société kasaïenne.

Par ailleurs, ces ONG espèrent voir cette grande institution s’attarder avec diligence sur d’autres pendant afin de dissuader les autres potentiels auteurs, et rétablir la confiance de la communauté en la justice congolaise.

SYC