RDC : La CENI invitée à organiser l’élection présidentielle au plus tard le 31 décembre 2017

Kinshasa, le 01 Septembre 2017 – Dans un communiqué, la Coalition de 33 ONGs pour le respect de la Constitution (CRC) a appelé la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) son obligation d’organiser l’élection du nouveau Président de la RDC au plus tard le 31 décembre 2017.

Depuis vingt heures, la CENI et le Gouvernement ont organisé à Kananga des travaux « d’évaluation du processus électoral ». Il est annoncé que les membres du CNSA, mis en place par le pouvoir en violation de l’esprit et la lettre de l’Accord politique global et inclusif du 31 décembre, rejoindront ces travaux à l’étape de Kinshasa.

La Coalition de 33 ONGs est fortement convaincue que lesdits travaux visent en réalité l’adoption d’un projet de loi pour modifier les modes de scrutin en violation de la Constitution, et le report des trois élections – présidentielle, législative et provinciales- devant se tenir au plus tard le 31 décembre 2017.

La Coalition condamne fermement cette démarche antidémocratique. La CENI, le CNSA et le Gouvernement n’ont aucun mandat ni légitimité pour modifier le consensus dégagé par les signataires de l’Accord politique global et inclusif du 31 décembre 2016 en ce qui concerne l’organisation de trois scrutins. Et qu’en particulier, le CNSA, dans sa forme actuelle d’institution privée et sans loi portant son organisation et son fonctionnement, ne peut engager le peuple et l’Etat congolais.

La Coalition rappelle que la grave crise qui frappe la RDC est consécutive à la non-organisation des élections à tous les niveaux par la CENI ; et que l’Accord du 31 décembre 2016 insiste à son point IV.2 sur la nécessité d’y mettre fin par l’organisation de trois scrutins en une seule séquence au plus tard le 31 décembre 2017.

La Coalition relève que l’absence d’un chronogramme avec prévisions claires des dates de convocation desdits scrutins; l’opacité entretenue dans la planification opérationnelle des activités d’enrôlement; l’absence d’un plan de décaissement et d’appui budgétaire du gouvernement et des partenaires; les différentes déclarations contradictoires de M. Corneille NANGAA et le refus du Gouvernement de faire appliquer les mesures de décrispation politique permettent de remettre en cause le caractère indépendant, inclusif, ouvert et transparent du processus électoral en cours.

SYC