RDC : Procès  Assassinat de Mzee Kabila, un condamné évadé de Makala enlevé à Brazzaville et détenu au secret à Kinshasa

Kinshasa, le 22 septembre 2017. – La Voix des Sans Voix pour les Droits de l’Homme (VSV) est vivement préoccupée par l’enlèvement le 14 juillet 2017 à Brazzaville, en  République du Congo, de M. Théobar Kibonge Mulumba, un des condamnés dans le procès assassinat à Kinshasa, le 16 janvier 2001, du feu Président de la République Démocratique du Congo (RDCongo), M. Laurent Désiré Kabila, suivi de l’extradition à Kinshasa de la victime.

Selon les informations parvenues à la VSV, M. Théobar Kibonge Mulumba, ancien Administrateur de la Direction Générale des Migrations (DGM), de 1999 à 2001, avait été condamné à la peine capitale par l’ex Cour d’Ordre Militaire (juridiction militaire d’exception de l’époque) dans le cadre du procès sus évoqué.  M. Théobar Kibonge s’était évadé le 17 mai 2017, lors du mouvement d’évasions massives des détenus à la Prison Centrale de Makala (PCM) à Kinshasa. Après avoir traversé  le fleuve Congo, il s’était  depuis lors réfugié à Brazzaville, en République du Congo. A l’occasion de sa tentative de se faire enregistrer auprès du Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR) dans le pays hôte, il aurait été arrêté depuis le 14 juillet 2017.

Il revient à la VSV, que M. Théobar Kibonge Mulumba aurait été extradé secrètement le 14 septembre 2017 en compagnie de M. Gerengbo Margeland non autrement identifié.

Il convient de souligner qu’à l’issue de leur extradition au secret et depuis l’arrivée à Kinshasa de ces deux victimes, leurs membres de famille et autres proches ne disposent d’aucune information à leur sujet.

Craignant pour  leur vie et leur intégrité physique, la VSV demande aux autorités congolaises en général et au Président de la République en particulier de:

  • s’impliquer positivement pour garantir et préserver la vie de M. Théobar Kibonge et celle de M. Gerengbo Margeland ;
  • tout mettre en œuvre pour obtenir leur transfert à la Prison Centrale de Makala afin qu’ils puissent continuer à y purger leurs peines ;
  • garantir leur droit aux visites des membres de famille ou leurs proches, avocats, défenseurs des droits humains, médecins…

LA VOIX DES SANS VOIX POUR LES DROITS DE L’HOMME (VSV)

RDC : Le CNRJ appelle les acteurs politiques au respect scrupuleux des accords pour préserver la paix

Goma, le 21 septembre 2017 – A l’ occasion de la Journée Internationale de la Paix, célébrée chaque 21 septembre, le Cercle Nationale de Réflexion sur la Jeunesse, ONG  CNRJ-RDC appelle les acteurs politiques de toute tendance à observer scrupuleusement les accords, spécialement l’accord du 31 décembre 2016, envie de faire de la RDC une oasis de paix et de la démocratie.

Le CNRJ RDC croit que la Paix  reste l’idéal pour chaque être humain ; les acteurs politiques devraient militer afin que tous ceux qui aspirent pour la paix y arrivent aisément et sans embûche lors de cette recherche de la paix.

La constitution de la République reste le principal accord ne pouvant pas souffrir d’aucune dérogation, cependant ; le CNRJ RDC constate avec regret que pour l’intérêt de certains individus, les élections n’avaient pas eu lieu en temps constitutionnel  convenu, cette léthargie du processus électoral envenime la paix et rend difficile le chemin vers l’alternance démocratique.

Le CNRJ lance un appel vibrant à la Communauté Internationale afin qu’elle se mobilise en faisant pression aux dirigeants des institutions de la République Démocratique du Congo pour que l’accord du 31 décembre 2016 puisse être respecté.

Le CNRJ RDC appelle les responsables politiques à privilégier la paix au sein des populations pour lesquelles ils sont appelés à se donner entièrement car le pouvoir est venu de ces populations là, qui d’ailleurs devraient se retrouver dans ce même pouvoir.

La politique ne devrait pas être considérée comme une fin en soi mais comme moyen de servir envie de bâtir une paix durable, a déclaré Jean Claude Buuma Mishiki, Président du CNRJ-RDC.

SYC

RDC : L’ASADHO dénonce l’usage abusif de la Police, la répression et la détention illégale des citoyens détenteurs du mémo

Kinshasa, le 20 septembre 2017 – L’Association Africaine de défense des Droits de l’Homme « ASADHO » en sigle, dénonce le recours et l’usage abusif des forces de la Police Nationale Congolaise, en violation de leur mission pour réprimer dans la violence, suivie de l’enlèvement et la détention illicite de vingt huit personnes venues paisiblement déposer un mémorandum, destiné à monsieur le Vice Ministre des Affaires Etrangères pour dénoncer son communiqué de presse invalidant les passeports semi biométriques en cours de validité au profit de l’achat de nouveau passeport biométrique à des coûts exagérément élevés.

En effet, messieurs Arlène AGNEROH, Peter KOMONDWA, Miss BANGALA, Deo VUADI, Diane BAJIKA, Jennyfer MAPEPE, Henri MUTOMBO, Alex NDENDE, Père Emmanuel BUEYA, Ados DOMBASI Deborah FOSH, Glory PANZA, VICKY, Christian GERAUD, Wilgard KABAMBA, June KALONJI, Christian SHABANTU, Ornella NSOKI, Myrthe EKUBA, RuDDY MAWATU, Joel LAMIRA, Neville BALABALA BIYEYE, Kalfo KAPINGA, Andy NZOLANTIMA, Fedorah BIKAY, K.K FAY et deux autres tous, détenteurs des passeports semi biométriques en cours de validité en RDC, achetés à un prix très élevé et dénoncé par les ONG de la société civile après les révélations de l’enquête de l’Agence Reuters, révélations sur lesquelles, l’opinion attend l’ouverture d’une enquête par le Procureur Générale de la République, relativement au coût très élevé par rapport à l’offre du prix du fournisseur, l’enrichissement sans cause et les procédures de passation de marchés publics, après la signature du texte dudit mémo se sont présentés ce 20 septembre 2017 à l’entrée du ministère des Affaires Etrangères pour le dépôt.

Ils se sont butés à l’opposition des éléments de la Police positionnés autour du ministère des affaires étrangères. Pendant qu’ils s’expliquaient paisiblement au près de ces éléments de la police, d’autres policiers arrivés sur les lieux à bord de cinq jeeps de la police, ont arrachés et déchirés le mémorandum destiné au vice ministre, avant de les brutaliser, les isoler pour procéder à l’arrestation de vingt huit signataires dudit mémo, et six ont réussi à s’échapper.

Certains d’entre les vingt huit ont été tabassés et jetés brutalement dans les jeeps où ils ont été piétinés par les policiers. Ils ont été par la suite conduits à l’Inspection Provinciale de la Police communément connus sous le nom de l’IPKIN. La police les a obligés à réécrire et signer le mémo sur place devant les installations du commissariat provincial avant de les auditionner par groupe de deux, sans leur donner la possibilité de se faire assister par un avocat de leur choix.

L’ASADHO constate avec amertume, une fois de plus que le Gouvernement de la RDC et les forces de la Police du Commissariat Provincial de la ville de Kinshasa viennent de se rendre coupables de la violation des droits fondamentaux de ces citoyens à la liberté d’expression, d’opinion, de la sûreté de leur personne et d’être assisté par un avocat, garantis respectivement par les articles 9, 10, 9 al 2, 6, 17 et 18 du Pacte International relatif aux Droits Civils et Politiques, la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples et de la Constitution , tous victimes de la prédation et escroquerie du ministère des affaires étrangères qui fait de la vente du passeport congolais un business pour un enrichissement rapide au dépend des populations déjà très pauvres.

De ce qui précède, l’ASADHO recommande :

1. Au Président de la République :

– D’ordonner la mise en liberté immédiate et sans condition des personnes arrêtées ;

– De procéder à la révocation immédiate de Ministre et Vice ministre des Affaires Etrangères ;

– D’ordonner l’ouverture des poursuites contre les responsables des traitements et arrestation des vingt personnes arrêtées ;

2. Au Premier Ministre :

– De retirer immédiatement et démentir le communiqué rendu public par le Vice Ministre des Affaires Etrangères ;

– De laisser les passeports en cours de validité poursuivre leur cours jusqu’à leur terme et de procéder à leur remplacement progressif sans frais ;

3. Au Procureur Général de la République :

– D’ouvrir une instruction sur la vente des passeports congolais, leur coût ainsi que la procédure de passation des marchés aux entreprises qui interviennent ;

4. Aux citoyens congolais :

– De saisir la Justice pour obtenir justice et faire échec aux abus des pouvoirs de membres du Gouvernement ;

Fait à Kinshasa, le 20 septembre 2017

ASADHO