RDC : Les experts de l’ONU doivent avoir un accès sans entrave pour rendre un rapport d’enquête crédible sur les Kasaïs

(Genève) – Le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies a adopté par consensus, le 23 juin 2017, une résolution donnant au Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme l’instruction d’envoyer une équipe d’experts internationaux enquêter sur des allégations de violations des droits humains et d’abus commis dans la région des Kasaïs, dans le centre de la République démocratique du Congo. Le gouvernement congolais a accepté de coopérer avec l’équipe d’experts, notamment en lui facilitant l’accès. La résolution finale incorpore du langage de propositions préparées par les groupes africain et européen au Conseil.

« La décision du Conseil des droits de l’homme de mandater une enquête internationale apporte l’espoir que la lumière soit faite sur les horribles violences commises dans la région des Kasaïs depuis août dernier, ce qui représenterait une étape vers la justice pour des milliers de victimes », a déclaré Laila Matar, chargée de plaidoyer auprès de l’ONU à Human Rights Watch.

« L’ONU, le Conseil des droits de l’homme, et surtout les autorités congolaises, doivent maintenant accorder à cette équipe un accès sans entrave, ainsi que tout l’appui dont elle aura besoin pour produire de manière indépendante un rapport d’enquête solide et crédible

Depuis que des violences à grande échelle ont éclaté dans la région centrale des Kasaïs en août 2016, plus de 3 300 personnes ont été tuées, selon un rapport de l’Église catholique. Plus de 1,3 million de personnes ont été contraintes de s’enfuir de leurs domiciles et plus de 600 écoles ont été attaquées ou détruites. Deux experts de l’ONU ont été assassinés en mars alors qu’ils enquêtaient sur des violations des droits humains dans la région.

Le Haut-Commissaire doit rendre compte des activités de l’équipe d’experts au Conseil des droits de l’homme en mars 2018 et lui soumettra un rapport final, contenant les constatations de l’équipe, en juin prochain.

La procureure générale de la Cour pénale internationale (CPI), qui est compétente pour juger les crimes graves commis en RD Congo, devrait envisager d’enquêter sur les crimes commis dans la région des Kasaïs et, s’il y a suffisamment de preuves, prendre des mesures pour traduire les principaux responsables en justice, a déclaré Human Rights Watch.

En mars, la procureure a déclaré qu’elle était « fortement préoccupée » par les violences dans les Kasaïs et que son bureau surveillait « avec une extrême vigilance » la situation. Le Haut-Commissaire a indiqué au Conseil le 20 juin qu’il « demeurait en contact » avec la CPI concernant la situation dans la région des Kasaïs.

Blog Human Rights Watch

Lien : https://www.hrw.org/fr/news/2017/06/23/rd-congo-les-experts-de-lonu-vont-enqueter-sur-les-violences-dans-la-region-des

Ida Sawyer : “Le Conseil devrait d’urgence organiser une enquête internationale indépendante [au Kasaï] pour que justice soit rendue”

Dialogue interactif sur la République démocratique du Congo

 

RDC : L’APCLS lance 3 fronts à Masisi, les autorités militaires invitées à renforcer la sécurité

[Alerte] – La semaine dernière, le territoire de Masisi a été réveillé par des tirs à l’arme lourde et légère, le groupe armé APCLS a lancé 3 attaques dans 3 positions différentes. Face à ce spectre d’insécurité, la société civile locale appelle les autorités militiares, policières et  politico-administratives à renforcer les mesures sécuritaires.

  1. Dans la nuit du Jeudi 08 juin au Vendredi 09 juin 2017, les miliciens APCLS de Janvier Karairi ont lancé une attaque à Biriba/Bukonde (à plus ou moins 6km de Pinga centre), Localité Bushimoo, Groupement Bashali Mokoto, Chefferie des Bashali). Le bilan de cette attaque fait étant de 4 combattants tués. Les APCLS étaient accompagnés par leurs alliés dont les FDLR-FOCA de Sylvestre Mudacumura. La coalition APCLS voulait profiter du départ de la Monusco à Pinga pour occuper cette localité stratégique située en cheval des territoires de Masisi et Walikale.

 

  1. Lukweti : la localité de Lukweti était jadis le siège du mouvement APCLS, mais il y a déjà quelques années, cette localité était sous contrôle des FARDC. C’est pourquoi dans la nuit du Jeudi 8 juin, les villages de Lukweti et Lwibo ont été attaqué par les miliciens APCLS. Cette là, les FARDC se sont fait retirer des positions de Lwibo et Lukweti (Mont Sinaï). Les APCLS ont donc contrôler ces villages jusqu’au samedi, les jours où les FARDC ont repris les agglomérations ci hauts citées. Certaines sources disent que ces miliciens se seraient retirés d’eux même la nuit du vendredi au samedi.

 

  1. Muhanga : les APCLS se sont affrontés à un groupe des Nyatura( groupe Nyatura non encore identifié) dans les villages de Muhanga et Malenda( Bashali-Mokoto). Au moins une personne civile a été tuée et deux autres civiles ont été blessés. Au moins 50 maisons des civils avaient été incendiées. Les populations civiles se sont déplacées vers les villages de Kibarizo et Butale. Selon les sources sur place, les victimes et les maisons incendiées seraient de la communauté Hutu.

CNRJ-RDC rappelle que Muhanga est sans présence militaire FARDC.

SYC