RDC : La Communauté Hutu condamne le massacre de Luhanga et appelle à la sécurité face au danger d’extermination

(Kinshasa le 27 novembre 2016) – Nous venons d’apprendre avec la plus grande consternation le massacre de 37 personnes toutes des Hutu dans un camp de déplacés à Luhanga dans le Sud de Lubero par un groupe armé « les Mayi Mayi-Mazembe » ce matin à partir de 5 heures. Ce bilan est provisoire.

Nous rappelons que cette population avait fui leurs villages et leurs maisons pour trouver refuge à proximité des FARDC et de la Monusco après une attaque perpétrée contre elle et qui avait occasionné l’assassinat de 12 Hutu et la destruction par incendie de 67 de leurs maisons.

Nous condamnons avec la plus grande énergie cet ignoble assassinat. Nous demandons au Gouvernement Congolais et à la Monusco de prendre les mesures qui s’imposent pour sécuriser une population Hutu en danger d’extermination dans cette zone.

Nous demandons encore une fois à la Justice Congolaise de se saisir de se dossier pour traquer les auteurs matériels, intellectuels et financiers de ces crimes.

Nous demandons à tous les Notables du Grand Kivu-Maniema de prendre conscience du danger de somatisation que court la Région.

Pour la Communauté Hutu Congolaise

Sekabuhoro, Président National

RDC : Le pouvoir invité à mettre fin à toute entrave à l’exercice des libertés publiques

(Kinshasa, le 24 novembre 2016) – Depuis les évènements tragiques du 19 et du 20 septembre 2016  que l’opinion publique nationale et internationale a déplorés et condamnés fermement, la confiscation de certaines libertés publiques s’est accentuée et est officiellement érigée en nouveau mode de gestion du pouvoir à Kinshasa et dans certaines villes de la RDC, a constaté la Voix des Sans Voix lors de sa conférence de presse du 24 novembre 2016.

Des manifestations publiques de l’opposition et des mouvements citoyens sont systématiquement et en violation de la Constitution de la RDC interdites et/ou réprimées dans le sang par les Forces de l’ordre.

« Les autorités congolaises doivent se ressaisir en mettant fin à toute forme d’entrave à l’exercice des libertés publiques au risque de radicaliser des positions et d’accroître des frustrations qu’il pourrait s’avérer difficile à gérer et à contrôler dans l’avenir », préconise la VSV.

L’état de siège et le blocage, les 05 et 19 novembre 2016, de toutes les voies d’accès à la résidence de monsieur Etienne Tshisekedi, Président du Comité des sages du Rassemblement des Forces politiques et sociales doit prendre fin pour privilégier l’Etat de droit et surtout cesser de ternir l’image de la RDC en matière de respect des libertés publiques.

Et d’ajouter : « De même, la nouvelle stratégie consistant à organiser des prétendues compétitions de matchs de football interminables aux lieux de rassemblement choisis par l’opposition politique ne constitue pas moins une honte pour la RDC et dénote des velléités nouvelles de  restauration d’un pouvoir autoritaire auxquelles il faut, sans délai mettre fin ».  

Bien plus, la VSV rappelle aux autorités congolaises que l’accès à l’information est l’un des droits fondamentaux de la personne humaine. Le droit de la population à l’information est garanti par la Constitution de la RDC et par les instruments régionaux et internationaux en la matière.

« La coupure prolongée du signal de RFI préjudicie plus les populations congolaise dont des millions vivent dans les territoires les plus reculés et éloignés des villes que RFI elle-même.  La VSV réitère sa demande du rétablissement immédiat et sans condition dudit signal de RFI aux fins de permettre aux millions des congolais d’être régulièrement informés sur la marche de la RDCongo et ce qui se passe dans le monde », recommande – t – elle.

A défaut du rétablissement du signal de RFI, la VSV propose à tous les professionnels des médias et à tous les défenseurs des droits de l’homme l’organisation d’une marche pacifique apolitique de protestation contre les atteintes à la liberté de presse et à la violation du droit de la population à l’information.

SYC

RDC : La VSV invite le Chef de l’Etat à la prévention des violations des droits de l’homme et au respect de la constitution

(Kinshasa, le 24 novembre 2016) –  Pour la Voix des Sans Voix pour les droits de l’homme(VSV) qui suit avec attention l’évolution de la situation politique en RDC, « si cette situation restait dans son état actuel, elle va indubitablement  conduire à des violations massives des droits de l’homme avant et après le 19 décembre 2016  et plongera  la  RDC dans un chaos aux conséquences énormes ». La restriction de l’espace politique et la confiscation des libertés publiques actuellement observées à Kinshasa et dans d’autres villes de la RDC en est un indicateur majeur. 

En vue de prévenir cet état des choses, la VSV attire pour la énième fois l’attention des tous les acteurs politiques de la Majorité au pouvoir d’œuvrer réellement pour la paix et la concorde nationale dans leurs discours.

La VSV affirme être au regret de constater que le Président de la République est en train de remettre lui-même cet héritage [ndlr les acquis de l’Accord de Sun City en Afrique du Sud en 2002] en question, à travers entre autres, le durcissement du ton lors de son dernier discours sur l’état de la nation contre l’opposition politique n’ayant pas pris part au dialogue et la communauté internationale accusée à tort d’ingérence, en lieu et place d’œuvrer effectivement pour la paix en RDC.

« Pour la VSV, le Chef de l’Etat et les autres animateurs des Institutions de la République y compris la CENI devraient être plus demandeurs du dialogue plus inclusif et d’un large consensus pour n’avoir pas pu organiser ou faciliter l’organisation des élections dans le délai constitutionnel », a – t – elle déclaré.

D’où, le sens de son soutien à la démarche combien dite « louable » entreprise par la CENCO pour un dialogue plus inclusif afin de parvenir à un large consensus pour l’organisation des élections réellement apaisées et crédibles qui épargneraient la RDC des violations massives des droits de l’homme.

Et de souligner : « la récente nomination du Premier Ministre Samy BADIBANGA n’apportera aucune solution à la crise actuelle en RDC si les positions des uns et des autres demeurent en leur état actuel ».

Contrairement à ce qu’a déclaré le Chef de l’Etat, note la VSV, la Constitution de la RDC n’a jamais été respectée dans toutes ses dispositions et risque de ne pas l’être totalement si après le 19 décembre 2016 le Président de la République restait en fonction sur base du seul Accord du 18 octobre 2016 qui renvoie, contre la volonté des millions des congolaises et congolais, l’organisation de l’élection présidentielle couplée aux législatives en avril 2018.

« Quant au Rassemblement des Forces politiques et sociales, il lui est demandé aussi d’être à l’écoute des autres y compris du Président de la République et sa famille politique en mettant un peu d’eau dans leur vin et en évitant de donner l’impression d’être à la base du blocage éloignant ainsi toute perspective de parvenir à un large consensus conformément à la démarche de la CENCO », insiste la VSV.

En conclusion, la VSV demande aux autorités congolaises en général et au Président de la République en particulier de respecter et faire respecter la Constitution de la République Démocratique du Congo dans toutes ses dispositions y compris et surtout celles relatives au nombre et à la durée de mandat du Président de la République afin de préserver les acquis démocratiques de premières années d’accession au pouvoir par le Président Joseph KABILA.

Aussi, devraient – t – elles, lever l’interdiction illégale des manifestations publiques à Kinshasa et dans d’autres villes de la RDC au risque d’accroître des frustrations susceptibles d’exploser un jour en œuvrant pour l’encadrement efficace desdites manifestations.

La VSV leur recommande enfin de décrisper effectivement le climat politique en libérant tous les prisonniers politiques et d’opinion ; et de rétablir le signal de RFI qui ne fait que préjudicier davantage des millions des congolais et congolais privés de leur droit à l’information.

SYC

Ci – joint : Le texte de la Conférence de Presse de la VSV