RDC : ACAJ appelle à la libération des prisonniers politiques et d’opinion

(Kinshasa, le 26 juillet 2016) – L’Association Congolaise pour l’Accès à la Justice (ACAJ) demande au Gouvernement congolais de libérer tous les prisonniers politiques et/ou d’opinion avant le démarrage du dialogue national. Et invite le Facilitateur M. Edem KODJO, à agir en urgence de manière à obtenir cette libération en vue de la décrispation du climat politique et du rétablissement de la confiance entre acteurs politiques et sociaux.

Dans un communiqué officiel, l’ONGDH précise qu’il s’agit des personnes emprisonnées à ce jour soit pour des motifs politiques, soit à cause de l’exercice de libertés publiques ou l’expression de leurs convictions politiques ou opinions, soit à cause de leur appartenance aux partis de l’opposition.

« Certains sont détenus dans les prisons sous contrôle de la justice et d’autres dans les cachots de l’agence nationale de renseignement (ANR) privés de droit de visite, d’être assisté de conseil de leur choix et d’être présenté devant un juge à l’expiration du délai légal de garde à vue de 48 heures », révèle – t – elle.

A Kinshasa : 

  1. Prison de Makala:
  2. Eugène DIOMI Ndongala, Président de la Démocratie Chrétienne (DC)
  3. Jean-Claude MUYAMBO, Président de la solidarité Congolaise pour la Démocratie et le Développement (SCODE)
  4. Christopher NGOIE MUTAMBA, défenseur des droits de l’homme
  5. Freud BAUMA, mouvement citoyen Lucha
  6. Bienvenu MATUMO, mouvement citoyen Lucha
  7. Héritier Marcel KAPITENI, mouvement citoyen Lucha
  8. Victor TESONGO, mouvement citoyen Lucha
  9. Yves MAKWAMBALA, mouvement citoyen Filimbi
  10. Jean de Dieu KILIMA, mouvement citoyen Filimbi
  11. Jean-Marie KALONJI, mouvement citoyen 4eme voix
  12. Yannick KIBINDA MUKEBA, proche de Moîse Katumbi
  13. Franck MWASHILA, proche de Moîse Katumbi
  14. IDI SEFU, proche de Moise Katumbi
  1. Cachot ANR :
  2. KABULO SIMBI ZAZOU, membre de l’UNAFEC/Kyungu
  3. KALENGA KINYANGO KAKOKO, membre de l’UNAFEC/Kyungu

A LUBUMBASHI

  1. Prison de la Kasapa :
  2. KAZADI BUKASA, membre de l’UNAFEC/Kyungu
  3. KAPENDA BUPE, membre de l’UNAFEC/Kyungu
  4. KABEMBA LUHEMBE, membre de l’UNAFEC/Kyungu
  5. MASANGU UMBA, membre de l’UNAFEC/Kyungu
  6. TSHIBWABWA KABONGO, membre de l’UNAFEC/Kyungu
  7. NKULU KISAMBWA, membre de l’UNAFEC/Kyungu
  8. KALONJI MUKEBA, membre de l’UNAFEC/Kyungu
  9. MBAV KABWAND, membre de l’UNAFEC/Kyungu
  10. TWITE KALUMBA, membre de l’UNAFEC/Kyungu
  11. KABWISHE MWENYE Yousouf (refugié burundais considéré à tort comme membre de l’UNAFEC/Kyungu)
  12. KABALA MULIMBA Olivier, membre de l’UNAFEC/Kyungu
  13. MULUMBA MUTOMBO, membre de l’UNAFEC/Kyungu
  14. NGONGO KASONGO Joseph, membre de l’UNAFEC/Kyungu
  1. Cachot ANR :
  2. LWEMBE MUNIKA Lumbic, beau-fils du député Gabriel Kyungu wa Kumwanza, président de l’UNAFEC.
  3. KAPENDA Lemal, membre de l’UNAFEC/Kyungu

L’ACAJ affirme être préoccupé par le cas de 83 personnes détenues, respectivement à la prison de Ndolo (55) et Makala (28), pourtant amnistiées depuis plus de deux ans, mais non libérées pour des motifs politiques dont MM. Firmin YANGAMBI, Eric KIKUNDA, Professeur BONEKUBE Michel.

« L’ACAJ demande au Gouvernement, de libérer toutes ces personnes et faire cesser toutes les poursuites et harcèlement judiciaires contre les membres de l’opposition et de la société civile, et ce, avant le démarrage effectif du dialogue national; et au Facilitateur M. Edem KODJO, d’agir en urgence de manière à obtenir cette libération en vue de la décrispation du climat politique et du rétablissement de la confiance entre acteurs politiques et sociaux de la République démocratique du Congo », a – t – elle indiqué .

Le Groupe des Experts d’appui international à la Facilitation devrait veiller à ce que la résolution 2277 du Conseil de Sécurité des Nations Unies soit scrupuleusement respectée en ce qui concerne, particulièrement, la libération préalable des prisonniers politiques et d’opinion.

SYC

RDC : Des sanctions contre les agents de l’ANR sont nécessaires, selon l’ASADHO

L’Association Africaine de Défense des Droits de l’Homme, ASADHO en sigle,  est préoccupée par l’impunité dont jouissent les agents de l’Agence Nationale de Renseignements(ANR), cités dans plusieurs cas des violations des droits fondamentaux des opposants politiques et des activistes pro-démocratie en République Démocratique du Congo.

Dans un communiqué officiel, l’ASADHO constate que depuis plusieurs années, plusieurs recommandations émanant d’elle et d’autres ONG des Droits de l’Homme ont été adressées au Président de la République, de qui dépend l’Agence Nationale de Renseignements(ANR), pour dénoncer les atteintes aux droits fondamentaux des particuliers dont se rendent coupables les agents de l’ANR et solliciter des sanctions à leur encontre, mais elles sont restées sans suite. De même que plusieurs plaintes portées contre certains d’entre eux  devant la justice congolaise sont restées aussi sans suite.

« L’ANR est régulièrement impliquée dans l’enlèvement, le traitement inhumains et dégradants, la torture, le refus de visite des détenus par les parents et avocats,  et la détention illégale des opposants politiques et des acteurs  pro démocratie », rappelle l’ASADHO.

Il s’agit, poursuit – elle, de  l’enlèvement et la détention au secret, en violation des dispositions de l’article 17 alinéas 1 et 2[2][2] et 18[3][3] de la Constitution de la République,  6 et 7 de la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, 9 et 10 du Pacte International relatif aux Droits Civils et Politiques ratifiés par la RDC, de plusieurs personnes dont :

  • Monsieur Eugene DIOMI NDONGALA, Président du parti de l’opposition dénommé Démocratie Chrétienne,  enlevé en date du 27 juin 2012  et gardé au secret   à l’ANR ;
  • Monsieur Jean Claude MUYAMBO, Président  de la Solidarité Congolaise pour la Démocratie et le Développement(SCODE)[4][4] a été   enlevé par les agents de l’ANR en date du 20 janvier 2015 et détenu illégalement ;
  • Monsieur Christopher NGOIE, Président  de Synergie Congo Culture et Développement enlevé en date du 21 janvier 2015  et gardé au secret pendant plusieurs jours ;
  • Messiers Fred BAUMA et Yves MAKWAMBALA, activistes de la Lutte pour le Changement (LUCHA), enlevés en date du 15 mars 2015 et gardés au secret pendant jours…
  • Bienvenu MATUMO, Rebecca KAVUGHO, Héritier KAPITENE, activistes pro-démocratie,
  • Monsieur  Jean de Dieu KILIMA,  activiste du mouvement pro démocratie Front Citoyen 2016, enlevé en date du 08 juillet 2016 et gardé encore au secret…..

Elle estime aussi que face l’impunité dont les agents de l ANR jouissent  alors qu’ils violent  la Constitution et les différents instruments juridiques internationaux et régionaux des Droits de l’Hommes ratifiés par la République et au déni de justice à l’égard des victimes, des sanctions appropriées doivent être prises  pour enrayer ce fléau.

Face à ce qui précède, l’ASADHO recommande au Président de la République d’Ordonner des poursuites contre les agents de l’ANR auteurs ou complices des violations des droits de l’Homme décriées.

De son côté, la Communauté internationale devrait prendre des sanctions ciblées contre les agents  de l’ANR pour leur implication dans la violation des droits fondamentaux des opposants et des activistes pro démocratie. Aussi, devrait – elle, prendre des mesures pour assurer la protection des membres de plusieurs mouvements citoyens congolais dont les droits fondamentaux sont régulièrement violés par l’ANR.

SYC