Des epouses militaires en situation en souffrance

FARDC

Certaines compagnes et épouses de militaires morts aux combats disent ne plus recevoir les soldes de leurs époux depuis plusieurs mois. Une femme épouse d’un sergent  qui était la compagne d’un militaire mort au combat à Beni en 2012 dit ne plus rien revoir depuis le décès du Général Bauma du quel le défunt sergent serait garde du corps, une autre épouse d’un autre sergent mort aux combats contre le M23 avec qui elle avait eu trois enfants dit être réduite à faire la bonne pour survivre.

Contacté par l’AIPPM le porte-parole de la 34ème région militaire réfute ces allégations, et a fait deux révélations : D’abord qu’il y a des officiers mal intentionnés qui vendent les dossiers des soldats morts à des femmes qui viennent par après s’en réclamer veuves et demander leur soldes, puis que certaines femmes sont veuves deux, trois ou plusieurs fois, alors que chaque mariage efface le statut précèdent de veuve. Pour le cas des femmes dont les réponses viennent « NON VU », le Capitaine Djinke Kahiko Guillaume rassure que c’est un problème administratifs, ces femmes peuvent être dans leur droit mais ont dû manquer les contrôles, il les appelle à la patience car l’état-major 34ème région militaire s’en occupe.

Quatre enfants de militaires sont morts depuis le début du mois de juillet parmi deux mille familles des militaires installées au camp Katindo en provenance dans le territoire de Rutshuru au Nord-Kivu. Le médecin responsable de ce camp explique que ces enfants sont morts des cas de diarrhée gastro-entérite.

Ces familles sont arrivées au camp militaire de Katindo depuis les affrontements entre les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23) et les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) déclenchés au mois de mai.

Selon ces familles, elles vivent dans des tentes et hangars et sont confrontées au manque d’eau et des toilettes.

Elles se plaignent de ne pas être pris en charge alors que leurs maris sont au front.

« Ici, on achète tout. Même de l’eau. Rien n’est gratuit à l’hôpital. On nous remet les ordonnances et c’est nous-mêmes qui achetons les médicaments alors que nos maris sont aux fronts. Nous sommes seuls ici. Avec quoi allons-nous acheter les médicaments Il n’y a pas d’argent », ont-elles déclaré.

Ces familles appellent les aux autorités militaires de la province à leur venir en aide.

L’AIPPM demande aux autorités militaires de la RDC de prendre leurs responsabilités en vue de remettre les épouses des militaires et les militaires dans leurs droits si non c’est la population qui risque de souffrir de tracasserie militaires.

Fait à Goma le 06/07/2015

Pour l’AIPPM

NGABOYEKA MEREMITI BRAHNAM

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brazzaville refugees

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