Lorsque les militaires FARDC tuent les chefs de Raia Mutomboki, cela encourage ou empêche la reddition des éléments?

Depuis des années, le Raia Mutomboki a quasiment contrôlé le territoire de Shabunda. Un des leaders, Kindo Sisawa, qui dirigeait les éléments qui ont commis des viols, de tracasserie et des exécutions a été exécuté par les FARDC en Septembre 2014. Les militaires, dans leurs traquent des groupes armés, elles ont réussi à tuer deux autres chefs de Raia Mutomboki à Shabunda et Bunyakiri. Quel sera l’impact de ses morts sur le processus Désarmement, Démobilisation et Réintégration ?

Depuis que le M23 a été vaincu, plusieurs dynamiques ont changé dans la province du Sud Kivu si bien qu’à défaut de comprendre les réalités qui sous-tendent ces différentes disparitions de ces chefs des groupes armés, il faut aussi voir les réalités sous  adjacentes.

Dans l’espace de moins de quatre mois, plus de trois chefs Raia Mutomboki ont été tués par les militaires du  FARDC ce qui a rendu la question plus complexe et plus sensible.

En effet, au courant  du mois de septembre dernier, le chef milicien répondant au nom de Kindo Sisawa Byangozi avait été tué dans le territoire de Shabunda après un terrible  affrontement qui avait opposé ses milices contre les FARDC.

En fait, la scène s’est passé lorsque un de ces combattants est allé tuer un capitaine FARDC au point de le décapiter la tête. Cela n’avait pas enchanté l’ex 10e région Militaire (actuellement la 33eme région Militaire) qui avait diligenté une mission dans le cadre des représailles. Après un violant affrontement entre les éléments de Kindo Sisawa et les militaires du FARDC, celui- ci trouva la mort.

Pour mémoire, Kindo Sisawa est mort après avoir commis des graves violations des droits Humains. Lui-même fut cité dans les différentes extorsions des matériels des agents du CICR mais aussi  dans le trafic des minerais à l’est de la RD Congo. On en peut oublier le fait qu’un autre chef d’une fraction militaire Juriste Kikuni qui a fait sa reddition, après avoir commis des graves violations des Droits Humains lesquels, nous pensons, ne resteront pas impunis par les juridictions Congolaises.

Ensuite, selon des informations concordantes de nos sources  basées dans le territoire de Shabunda, mais aussi confirmé par les sources officielles, le Mwami Alexandre, qui fut un Raia Mutomboki qui avait été arrêté et écroué dans la prison centrale de la ville de Bukavu ; après avoir purgé sa peine, celui-ci fut relâché mais il est allé encore se joindre au groupe du Kindo Sisawa mais alors avec sa femme nommé Cynthia. On se rappellera que Cynthia, alliée à Mwami Alexandre se sont lancés dans une grande bataille et avaient réussis à occuper les villages de Nyalukungu ainsi que d’autres villages environnants. Une ou deux semaines après, ils seront chassés de ces villages. Malheureusement, dans sa détermination à pouvoir combattre les FARDC, Mwami Alexandre avait été tué le vendredi 5 Décembre 2014 alors qu’il voulait aller se rallier au chef rebelle Général autoproclamé aussi Amuri Yakutumba basé dans le territoire de Fizi.

Selon l’Administrateur du territoire de Shabunda, capté ce matin dans une radio de la place :

« Nous avions pensé que les chefs des groupes armés devraient écouter l’appel que nous leur avions lancé et de quitter les forêts. Alexandre ne serait pas mort s’il avait suivi nos conseils. Les notables du territoire de Shabunda devraient nous aider dans la sensibilisation».

Aussi, faut-il le dire, dans un autre territoire voisin à celui de Shabunda, le territoire de Kalehe  plus spécialement dans la cité d’Etat d’encadrement administratif mais aussi dans le limites entre la province du Sud-Kivu et celle de Nord Kivu notamment à Hombo Sud, vivait un chef Raia Mutomboki, répondant aux ordres du Chef  Byamungu dit « Hamakombo » du nom de Shukuru Kawaya. Ce dernier vient d’être tué aujourd’hui par les soldats du FARDC alors qu’il fut impliqué dans le trafic des ressources naturelles et des violations graves des droits humains. Devant ce tableau que nous venons de peindre,  quelle analyse faire de ces différents assassinats des chefs rebelles ? Quel avenir  peut-on présager pour le processus DDR qui était favorable à la population locale et qui demeure en cours et qui avait été mis en place par le commandement militaire  FARDC?

De sa part, Monsieur Mazambi Moseka, membre de la société civile de  Hombo Sud , pense que l’avenir de ce processus DDR est incertain : «  je ne vois pas l’avenir du processus DDR qui pourtant était bénéfique pour la population locale du territoire de Kalehe  car on doit repenser les autres méthodes de la réinsertion, appliquer pour  ces miliciens étant donné que les chefs sont tués ; et d’autres miliciens continuent à être ciblés par les FARDC, nous craignons que ces attaques successives ne puissent pas laisser un état de psychose à la population locale ».Dans un autre chapitre, un autre acteur de la ville de Bukavu interrogé a affirmé que «  les chefs miliciens doivent se rendre dans le cas contraire, ils seront pourchassés par les forces loyalistes de la RDC dans le but de restaurer l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire Congolais »

Du coté des éléments de la branche du groupe armé Raia Mutomboki basé à Kabare vers Irhegabaronyi, répondant aux ordres du Général autoproclamé Nanderema,  ce derniers seraient arrivés dans la ville de Bukavu afin de négocier leur reddition.

Par ailleurs ; nous pensons que la question est complexe et d’un point de vue objectif, le processus devrait se poursuivre au lieu de l’arrêter en cours.

Le fait de tuer les chefs de ces groupes, est une des stratégies  qui affaibli aussi lesdits groupes mais ne résout pas les problèmes complètement. Il apparaît aussi qu’un plan aurait été arrêté afin d’exterminer tous ces chefs.  Que retenir de ces tueries ? La leçon à retenir est que soit les chefs tués ont été réfractaires au processus, ils n’ont pas répondus positivement à l’appel de capitulation lancé par les FARDC ou alors ils ont infligés une résistance aux FARDC.

Une autre face de la problématique est que, dans le processus de rétablissement de l’autorité de l’Etat , les FARDC devraient aussi savoir que le processus avait commencé mais ils devraient épuiser l’approche de négociations avant de s’en prendre à ces chefs parce que cela renforce davantage l’adversité entre les FARDC et les groupes armés .Qui serait alors derrière tous ces multiples assassinats des Chefs Raia Mutomboki dans la province du Sud Kivu ?

Par Centre de Recherche et d’Etudes Stratégiques en Afrique centrale (CRESA)

L’état Congolais : Protégez la population civile dans les zones de FDLR

La mise en œuvre et en application de l’Accord – Cadre pour la Paix, la Sécurité et la Coopération pour la République Démocratique du Congo et la Région signé par les Chefs d’Etat et de Gouvernement de onze pays membres de la CIRGL – Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs ; en date du 24 Février 2013 ainsi que de la Résolution 2098 (2013) du Conseil de Sécurité des Nations Unies du 28 Mars 2013 exige et prévoit certaines mesures et des mécanismes d’accompagnement, surtout en ce qui concerne la protection des populations et de leurs biens.

Fort est de constater avec regret que de suite des informations recueillies et reçues de nos animateurs sur terrains et auprès d’autres organisations de la Société Civile ; ces dispositions et mesures accompagnement  ne sont pas prises en compte par les parties prenantes ; dans certaines Zones de Réduction des éléments des FDLR – Forces Démocratiques pour la Libération du Rwanda volontaires au processus de démobilisation, de désarmement et de rapatriement.

Cette situation s’observe particulièrement dans la Zone de Réduction de Kateku et environs, Groupement d’Ikobo, Secteur des Wanianga en Territoire de Walikale ; où aucune mesure d’accompagnent telle que prévue n’est prise en compte notamment en ce qui concerne la protection et la sécurité des populations civiles et de leurs biens.

Dans cette partie du Territoire National de la RDCongo ; il n’y a ni des éléments des FARDC – Forces Armées de la République Démocratique du Congo ni de la MONUSCO – Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation du Congo.

Seuls les éléments FDLR y font la loi avec une base principale à BULEUSA / IKOBO sous le Commandement d’un Certain Colonel FDLR du nom de KIZITO et des bases secondaires à Rusamambu, à Bukumbirwa, à Mashuta, à Kalehe ainsi que dans d’autres villages périphériques.

Ainsi ; dans tous ces villages et agglomérations, toutes les activités socio-économiques ne sont réalisées à priorité que par les seuls éléments FRDLR et dépendants ; qui du reste sont plus nombreux que les populations autochtones.

La petite minorité de la population autochtone qui tenter de se livrer à telles d’activités est astreinte à de multitude des taxes, des tracasseries, d’extorsions et des rançonnements de tout genre de la part des éléments dudit Colonel.

Dans cette partie du Territoire de Walikale en Province du Nord-Kivu ; l’Autorité de l’Etat et l’Administration Publique y sont quasi inexistant, car assurées au premier plan par ledit Colonel FDLR KIZITO ; et toute autorité soit coutumière, traditionnelle ou politico-administrative qui veut tenter d’organiser une quelconque activité politico-administrative dans ces entités doit d’abord passer par le Colonel KIZITO pour une autorisation préalable.

Suite à cette situation ; il y a donc risque que certains de ces éléments FDLR ne puissent pas avoir la volonté de renter dans leur patrie d’origine et natale, le Rwanda, car ils se sont déjà considérés comme des ressortissants et originaires.

D’après nos sources ; la situation des femmes, des filles et des enfants y reste précaire et très préoccupante; car ces dernières restent toujours victimes de plusieurs actes de violences sexuelles et autres basées sur le genre entre autres des viols, des mariages forcés, occasionnant ainsi des enfants et naissances forcés et indésirables avec toutes les conséquences néfastes et fâcheuses y relatives.

Parmi ces conséquences, il faut souligner que les femmes violées, les femmes et filles victimes des mariages forcés avec leurs enfants nés et issus de ces éléments FDLR ; restent et demeurent déconsidérés et marginalisés dans la communauté et la société, car qualifiés à tort et à travers comme des Rwandais et FDLR.

Les populations locales et les chefs coutumiers et traditionnels quant à eux dénoncent et s’indignent aussi pour leur non prise en compte par les autorités gouvernementales et leur implication dans l’identification des éléments FDLR, car ces derniers estiment qu’ils sont censés avoir plus des informations que le gouvernement et les services de sécurité, sur les mouvements de ces éléments FDLR qui errent dans le Territoire de Walikale.

Au même moment ; la population locale et les chefs coutumiers et traditionnels dénoncent aussi le fait que les éléments FDLR identifiés pour aller dans la Zone de Réduction sont moins nombreux que ceux existants et vivants dans les différents villages de ce groupement du territoire de Walikale.

Pendant ce temps ; des cachots souterrains y sont aussi entretenus où des paisibles citoyens y sont arrêtés, détenus et subissent des actes des actes de torture, d’intimidation, victimes d’extorsions et de rançonnements, et où à leur sortie payent des frais et des amendes de tout genre au compte dudit Colonel KIZITO.

Aussi ; pour chaque manifestation ou fête ; la population est aussi contrainte à collecter de la nourriture, de l’argent,… frais pour satisfaire les besoins desdits éléments et combattants FDLR qui gèrent les milieux.

Tout en dénonçant encore une fois et avec le toute dernière énergie, et en compatissant cette paisible population, victimes de toutes ces actes d’atrocités ; et au regard de ce qui précède ; le Centre pour la Paix et les Droits de l’Homme – Peace and Human Rights Center, CPDH – PHRC en sigle, formule entre autres les recommandations ci-après :

Au Gouvernement Congolais (National et Provincial)

  1. D’impliquer la population et les autorités locales et traditionnelles dans l’identification des éléments FDLR et leurs dépendants avant leur regroupement dans les Zones dites de Réduction avant leur départ dans les Sites de Cantonnement ;
  2. D’intensifier en collaboration avec les OSC – Organisations de la Société Civile des activités de sensibilisation d’une part auprèsde la population et communautés locales en vue de leur désolidarisation avec non seulement les éléments FDLR mais aussi avec les différents Groupes Armés Locaux et Nationaux qualifiés à tort et à travers des Groupes Armés Ethiques si pas Communautaires ; et d’autre part auprès des éléments FDLR afin d’avoir le courage et la volonté de rentrer et de regagner leur patrie et pays d’origine et natal le Rwanda, pour contribuer à son développement et reconstruction aulieu de sacrifier la population congolaise et innocente dans les conflits Rwandais Hutu è Tutsi.

Aux Pays Membres de la CIRGL – Conférence Internationale sur la Région des Grands – Lacs

De respecter scrupuleusement leurs engagements vis – à vis de l’Accord – Cadre d’Addis Abeba notamment à ce concerne le point trois stipulant« Respecter la souveraineté et l’intégrité des Etats voisins » et le point cinq stipulant « Respecter les préoccupations et intérêts des Etats voisins, en particulier au sujet des sujets de sécurité ».

A la MONUSCO – Mission d’Observation des Nations Unies pour la Stabilisation du Congo

Conformément aux dispositions de l’Accord – Cadre et de la Résolution 2098 du Conseil de Sécurité des Nations Unies ; et tout en saluant ses efforts ; de continuer à renforcer ces derniers et à accompagner et à appuyer le Gouvernement Congolais ; afin du démantèlement définitif de tous les Groupes Armés tant locaux, nationaux et étrangers, toujours actifs sur le territoire national congolais et qui continuent à sèment la désolation, le terreur et autres actes de vandalisme auprès de la population.

Le rétablissement total et la consolidation de la paix, de la sécurité, de la stabilité, du développement et de la reconstruction des pays de la Région des Grands – Lacs en dépendent énormément.

A la Communauté Internationale

  • Comme ce fut en 1994 ; avec l’opération dite « TIRQOUISE »qui avait déversé des milliers des réfugiés rwandais, civils, militaires, policiers, miliciens du Régime du feu Juvénal HABWARIMANA avec tout un arsenal militaire dont des armes et des munitions, des tenues, des équipements militaires et autres matériels connexes :

D’organiser une opération semblable afin de ramener tous les réfugiés rwandais civils, politiciens et militaires confondus, dans leur pays s’origine, le Rwanda ; afin de contribuer au développement, à la reconstruction et à la démocratisation de leur pays.

  • D’exerce une forte pression au Régime Actuel de Paul KAGAME et au Gouvernement Rwandais afin d’organiser un Dialogue Inter-Rwandais, à l’instar de ceux imposés aux autres pays Africains en sortie des conflits, à l’instar de la République Démocratique du Congo de 2001 à 2003 qui avait abouti à un Gouvernement jamais vu au monde, dont un le « Système UN PLUS QUATRE », un Président et Quatre Vice – Présidents. Ce dialogue est l’une des solutions pour contribuer au rétablissement effectif et à la consolidation de la paix et de la démocratie en République du Rwanda où ce processus y est encore si pas erroné alors hypothétique.

Le rétablissement totale et la consolidation de la paix, de la sécurité, de la stabilité, de la coopération, de la reconstruction et du développement durable dans les pays de la Sous – Région Africaine des Grands Lacs en dépendent énormément.

Aux Partenaires Internationaux de la Société Civile

De continuer à appuyer et à soutenir les OSC – Organisations de la Société Civile en vue de leur permettre :

  • De multiplier et de mener des fortes campagnes de sensibilisation auprès de la population et des communautés locales pour de la socialisation de ces femmes et filles – mères victimes de ces actes de violences sexuelles mais aussi de ces enfants issus des viols et mariages forcés de la part des éléments FDLR ; cela afin de leur acceptation dans la communauté et la société ;
  • D’initier et d’entreprendre des activités socio – économiques et génératrices des recettes et des revenus en faveur de ces femmes et filles – mères victimes de ces actes de violences sexuelles mais aussi de ces enfants issus des viols et mariages forcés de la part des éléments FDLR. 

Fait à Goma le 10 Décembre 2014

Pour le CPDH – PHRC

Nestor BAUMA

Coordonnateur

CONTACTS

70, Avenue du Marché, Quartier Kyeshero, Commune de Goma, Ville de Goma, Province du Nord – Kivu, RDC Tél. : 00243(0)853246934 – 00243(0)894668490                                                                                                                     

E-mail : nestorcpdh@gmail.comnestorcpdh_phrc@yahoo.fr, SiteWeb :www.reseau-rafal.org

Centre pour la Paix et les Droits de l’Homme/ Peace and Human Rights Center:CPDH – PHRC

Les ONG disent non à une campagne d’intoxication et d’intimidation

Déclaration conjointe de 213 Organisations Non Gouvernementales de défense des Droits de l’Homme

Nous, membres de 213 Organisations des droits humains de la République Démocratique du Congo, signataires de cette déclaration, sommes préoccupés et effrayés par la campagne de stigmatisation et d’intoxication dont font l’objet les Organisations Non Gouvernementales de défense des Droits de l’Homme (ONGDH) par les Membres du Gouvernement de la République Démocratique du Congo (RDC) depuis la publication des
Rapports du Bureau Conjoint des Nations Unies aux Droits Humains (BCNUDH/MONUSCO), de Human Rights Watch (HRW) et des Amis de Nelson MANDELA pour la Défense des Droits Humains (ANMDH) sur les violations des droits humains commis par les policiers congolais pendant l’Opération Likofi de novembre 2013 à février 2014 à Kinshasa.

Comme tout congolais et congolaise, nous, les Défenseurs des droits humains, sommes toujours opposés à toute sorte d’actes criminels commis dans la ville de Kinshasa et sur l’ensemble de RD Congo par des gangs, les KULUNA, les groupes armés, et les membres des structures de l’Etat, entre autres : les policiers et les militaires.

Avec la population de Kinshasa, nous avons salué l’engagement du gouvernement congolais à combattre « le phénomène Kuluna » par le lancement de « l’Opération Likofi ». Dans son discours à la nation en octobre 2013, le Chef de l’Etat congolais, le Président Joseph KABILA KABANGE, a déclaré que « toutes les voies de droit doivent être utilisées par la police et la justice » pour mettre fin à la nouvelle forme de criminalité dans les zones urbaines qui a créé « la psychose » au sein de la population. Ce discours a plus réconforté ceux qui militent pour le respect des lois et des Droits de l’Homme.

Espérant soutenir une action noble, nous avons été déçus de la manière souvent illégale et brutale dont “l’opération Likofi” était exécutée à Kinshasa entre le 15 novembre 2013 et le 15 février 2014. Un grand nombre des jeunes hommes et garçons – y compris plusieurs innocents qui n’avaient rien à voir avec les Kuluna – étaient exécutés sommairement devant leurs maisons, parfois en présence des membres de leurs familles, de leurs amis ou de leurs voisins. D’autres étaient amenés par la police vers des destinations inconnues. Les autorités de la RDC n’arrivent pas à indiquer où étaient amenés ces jeunes recherchés jusqu’à aujourd’hui par les membres de leurs familles, leurs proches, ainsi que par les Défenseurs des droits de l’Homme.

Il était visible et connu de tous les habitants de Kinshasa que les policiers qui ont participé à l’Opération Likofi, commandée par les Généraux Céléstin KANYAMA et Ngoy SENGELWA, étaient cagoulés et agissaient sans présenter un mandat d’arrêt ni faire des enquêtes préliminaires objectives avant d’agir (cas des victimes présentées dans les rapports documentés par ANMDH, le BCNUDH/MONUSCO et HRW). Les victimes tuées ne présentaient pas une menace physique pour justifier l’utilisation de la force létale par les policiers. Les jeunes étaient pris et amenés bonnement.

Plusieurs familles des victimes ont porté plainte auprès des instances judiciaires compétentes de la RDC et n’ont jamais été assistées par les autorités pour leur éclairer sur le sort de leurs enfants (pour ceux dont les enfants ont été amenés vivants) ou sur l’endroit où les corps de leurs enfants ont été enterrés (pour ceux qui ont été tués).

Quelques familles, ainsi que des journalistes et des magistrats qui voulaient enquêter ou publier des informations sur les tueries et disparitions pendant l’Opération Likofi, étaient menacés par des autorités gouvernementales, et ils ont reçu l’ordre de garder silence sur ce dossier. Toutes ces allégations sont bien documentées dans les rapports du BCNUDH, HRW et ANMDH.

D’un côté, nous soutenons la déclaration du Ministre de l’Intérieur, Richard MUYEJ MANGEZ MANS, faite lors de sa conférence de presse du 19 novembre 2014, précisant l’engagement du gouvernement congolais d’enquêter sur les allégations et de traduire les responsables des exactions en justice. De l’autre côté, nous déplorons la manière dont certaines autorités de la RDC minimisent les actes criminels commis par les policiers en cherchant par contre, à décrédibiliser les rapports sur l’Opération Likofi et les organisations qui les ont publiés.

Si les autorités de la RDC étaient contre les comportements dénoncés dans le rapport du BCNUDH, elles devraient immédiatement, avec le concours d’autres acteurs indépendants, diligenter une enquête avant que la décision d’expulsion de Monsieur Scott Campbell soit prise dans la précipitation. En plus, le rapport de HRW sur l’Opération Likofi ne devrait plus énerver le Ministre de l’Intérieur en parlant des « preuves confectionnés » dans le rapport de l’ONG internationale de droits humains. Le Ministre de l’intérieur avec le soutien de son collègue de médias ont présenté successivement deux individus dont ils ont affirmé qu’il s’agissait de personnes figurant sur deux photographies publiées dans le
rapport des ONGDH, l’une d’elles étant identifiée comme ayant été tuée lors de l’Opération Likofi, et la seconde comme ayant été victime d’une disparition forcée. Un troisième dont la photo était publié dans les rapports des ONGDH en tant que victime d’une autre disparition forcée, selon les Ministres, “il avait déjà comparu devant un tribunal, jugé et remis en liberté”. Cet individu n’était pas présent lors de la confé rence de presse. Les noms de ces trois individus ont été fournis aux journalistes.

En comparant les propos et les démonstrations des ministres du Gouvernement de la RDC, l’on a déniché que les trois personnes présentées et citées étaient complètement différentes par rapport aux cas des victimes documentés dans le rapport de HRW, ainsi que par d’autres ONGDH congolaises. Les familles de vraies victimes qui ont fourni les photos de leurs enfants tués et disparus ont aussi confirmé que les personnes présentées par les Ministres n’étaient pas leurs enfants, et ils sont même parvenus à le témoigner devant la presse le 26 novembre 2014 à Kinshasa. Ce démenti a laissé tous les congolais perplexes sans que les autorités gouvernementales se sentent gênés. Pour les familles qui ont déjà trop souffert, plus d’une année depuis le décès ou les disparitions de leurs enfants, elles ont été choquées et frustrées des différentes réactions des membres du gouvernement de la RDC.

Notre indignation, c’est encore la campagne d’intoxication que mènent certaines autorités congolaises pour essayer de montrer que les organisations comme HRW, BCNUDH et les ONGDH congolaises « soutiennent », « défendent » les Kuluna et sont « contre » le gouvernement, les forces de défense et de sécurité congolaises. Le seul objectif poursuivis par les Défenseurs des Droits humains congolais est de promouvoir le respect de droits humains en RD Congo. Nous soutenons à 100% l’engagement du gouvernement congolais à combattre le phénomène Kuluna avec tous les moyens légaux. Mais, on ne doit pas s’attaquer aux crimes en commentant d’autres crimes. En tant qu’organe national chargé de la sécurité publique, de la sécurité des personnes et de leurs biens, la Police a la première responsabilité de respecter les lois de la république ainsi que les lois internationales.

Ainsi, nous appelons les autorités congolaises à :

  • Diligenter des enquêtes crédibles et transparentes sur les cas des tueries et des disparitions forcées commis par les policiers à Kinshasa lors de l’Opération Likofi, et assurer que les responsables – y compris les commanditaires – soient arrêtés et
    traduit en justice dans les meilleurs délais;
  • Fournir des informations aux familles des victimes sur les lieux où se trouveraient leurs enfants portés disparus et indiquer les endroits où leurs enfants tués ont été enterrés ;
  • Assurer que les ONG des droits humains congolaises et internationales, ainsi que le BCNUDH, puissent continuer leur travail, documenter et dénoncer les violations de droits humains en RD Congo sans menace ni interférence des autorités
    gouvernementales.
  • Considérer les rapports du BCNUDH, de HRW et des ONGDH congolaises comme des renseignements afin d’aider l’Etat à sanctionner les coupables et prendre des mesures appropriées pour que pareils cas ne reviennent.
    Signée par les 213 ONG des droits humains congolaises suivantes :
    1. Action Chrétienne pour l’Abolition de la Torture (ACAT)
    2. Action Chrétienne pour les Droits de l’Homme (ACDHO)
    3. Action Contre l’impunité et Droits de l’homme (ACIDH)
    4. Action d’Aide aux Survivants de la Torture (AAST/Relève)
    5. Action et Réalisation pour le Développement (ARED)
    6. Action Globale pour la Promotion Sociale et la Paix (AGPSP)
    7. Action Humanitaire pour le Développement Intégré (AHDI)
    8. Action pour l’Encadrement et la Protection des Enfants (APEE)
    9. Action pour la Défense des Droits des Femmes et Des enfants (APPEDDFE)
    10. Action pour la Paix et la Démocratie (APD)
    11. Action pour la protection de la femme et de l’enfant (APDF)
    12. Action pour la Protection des Droits de l’Enfant (APDE)
    13. Action pour le Développement des Enfants en Détresse (ADED)
    14. Action pur l’Environnement et la Paix (AEP)
    15. Action Santé Femme (ASAF)
    16. Actions Humanitaires Justices pour les Victimes (AHJV)
    17. Agir pour les Elections Transparentes et Apaisées (AETA)
    18. Aki za Binadamu Maniema (HBM)
    19. Amis des Personnes en Détresse (APEDE)
    20. Arche d’Alliance (AA)
    21. Association « Uvira Propre » (ACODI)
    22. Association Africaine des Droits de l’Homme (ASADHO/Beni)
    23. Association congolaise de droit de l’homme (ACDHO)
    24. Association Congolaise pour l’Accès à la Justice (ACAJ)
    25. Association de Femme Chrétiennes (AFEC)
    26. Association de Femme pour le Développement (AFD)
    27. Association de Promotion et d’Appui aux Initiatives Locales de Développement
    (APAILD)
    28. Association des Femmes Avocates (ALFA)
    29. Association des Femmes Juristes Congolaises (AFEJUCO)
    30. Association des Femmes Juristes de Kisangani (AFJ/ KIS)
    31. Association des jeunes pour la Défense des droits de l’Enfants et la lutte contre le
    Racisme et la Haine (AJERH)
    32. Association des Médiateurs des Conflits sociaux et Electoraux (AMECOS)
    33. Association des Sœurs Notre Dame de la Visitation (ASNDV)
    34. Association Internationale de Défense des Droits de l’Homme (AIDDH)
    35. Association pour la Protection et des Droits de la Femme (APDFE)
    36. Association pour l’universalité des droits fondamentaux (AUDF)
    37. Association pour la Justice et le Soutien aux personnes Opprimées et Vulnérables
    (AJSOV)
    38. Association pour la Protection des Personnes Albinos (APRODEPA)
    39. Association pour le Développement des Initiatives Paysannes (ASSODIP)
    40. Avocats de Droits de l’Homme (ADH)
    41. Blessed Aid (BA)
    42. Brigade des Jeunes pour la Paix et la Développement (BJPD)
    43. Bureau d’Etude et d’Accompagnement des Relations internationales en
    (RDC/BEARIC)
    44. Cadre pour le Développement Intégral (CADI)
    45. Caritas Justice et Paix (CJP)
    46. Carrefour des Femmes et familles (CAFEFA)
    47. Carrefour Juridique Culturel (CAJUC)
    48. Centre Ba Mamu Tabulukayi (CBMT)
    49. Centre d’Accueil pour le Développement Intégral (CADI)
    50. Centre d’Appui à la Garantie participative et au Développement du Congo (CAGDCO)
    51. Centre d’Education et de Recherche pour les Droits des Femmes (CERDEF)
    52. Centre d’Observation des Droits de l’Homme et d’Assistance Sociale (CODHAS)
    53. Centre de Formation Populaire pour les Droits de L’Homme (CEFOP/DH)
    54. Centre de Promotion Socio- Sanitaire (CEPROSSAN)
    55. Centre de Recherche sur l’Environnement, la Démocratie et les Droits de l’Homme
    (CREDDHO)
    56. Centre de Réflexion pour la Paix et la Justice(CRPJ)
    57. Centre des Droits de l’homme et de Droit Humanitaire
    58. Centre féminin de Formation et d’information pour le Développement (CEFIDE)
    59. Centre National d’Appui au Développement et à la Participation citoyenne
    (CENADEP)
    60. Centre pour la Documentation et Analyse de la Femme (CEDAF)
    61. Centre pour la Justice et la Reconstruction (CJR)
    62. Centre pour la Promotion Sociale et Communautaire (CEPROSOC)
    63. Centre pour le Droit de l’Homme (CDH)
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    64. Centre Résolution Conflits (CRC)
    65. Cercle des Femmes Juriste du Kasaï occidental (CEFEJUKO)
    66. Cercle National de Réflexion sur la Jeunesse (CNRJ RDC)
    67. Chaine de Solidarité Agissante Eglise du Christ au Congo (CS A ECC)
    68. Child Right (CR)
    69. Club des Journalistes Amis de la Croix Rouge (CJACR)
    70. Coalition des Volontaires pour la Paix et le Développement (CVPD)
    71. Coalition Nationale pour l’Education Pour Tous/ Equateur (CONEPT/EQ)
    72. Collectif des Femmes (CF)
    73. Collectif des Femmes de l’Equateur (COLFEQ)
    74. Collectif des Femmes Journalistes (CFJ)
    75. Collectif des Femmes Rurales pour le Développement (COFERD)
    76. Collectif des Organisations des Jeunes Solidaires du Congo-Kinshasa (COJESKI)
    77. Comité de Droit Humanitaire (CDH)
    78. Comité de Lutte Anti Tracasseries (CLAT)
    79. Comité de Transformation pour les Eglises (COCET)
    80. Comité des Jeunes pour la Sensibilisation civique et Electoraux (CJSE)
    81. Commission Diocésaine Justice et Paix(CDJP)
    82. Communauté des Amis de la Nature et de la Culture (CANACU)
    83. Communicateurs pour la Promotion Protection et Défense des droits de l’homme
    (COPPRODDHO)
    84. Congo en Image (CIM)
    85. Conseil Régional des ONG pour le Développement (CRONGD)
    86. Convention pour le Développement et la Protection des Peuples Autochtones
    Pygmées Batswa (CPDA)
    87. Convention Pour le Respect des Droits de l’Homme (CRDH)
    88. Détective Expert pour les Droits au Quotidiens (DEDQ)
    89. Dignité de l’homme cultivateur sur la terre
    90. Droits et Vie pour Tous (DVT)
    91. Dynamique des Femmes Juristes (DFJ)
    92. Dynamique pour la protection des Femmes et de l’Enfant en Milieu Rural (DYFEMIR)
    93. Eglise Kimbanguiste (EJCSK)
    94. Ensemble pour la Promotion de la Femme et Enfant (EPF)
    95. Fédération des Coopératives des Pêcheurs de l’Equateur (FECOPE)
    96. Fédération des Droits de l’Homme (FDH)
    97. Femme et Enfant en Détresse (SOSFED)
    98. Femme qui En Soulève une Autre (FESA)
    99. Femmes Actives pour le Développement (FAD)
    100. Femmes de Médias (FM)
    101. Femmes en Action pour le Développement intégré du Congo (FADIC)
    102. Femmes Journalistes Unies pour la Paix et Démocratie en R D Congo (FJUPD)
    103. Femmes Juristes pour la défense des Droits de la Femme (FJDF)
    104. Femmes Maintenant (FM)
    105. Femmes Sans Frontières/Equateur (FSF/EQ)
    106. Fondation Congolaise pour la Promotion des Droits Humains et la
    Paix (FOCDP)
    107. Fondation Point de vu Africain pour le Développement (FPJAD)
    108. Forum des Amis de la Terre (FAT /GRANDS LACS)
    109. Forum des Organisations Nationales humanitaires et de Développement
    (FONAHD)
    110. Forum pour la Femme Ménagère (FORFEM)
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    111. Foyer de Développement pour l’Autopromotion des Pygmées et Indigènes
    Défavorisés (FDAPID-Hope for Indigenous peoples)
    112. Fraternel International des Prisons (FIP)
    113. Fraternité congolaise pour le Développement (FCD)
    114. Global Action for Peace and Democracy in Africa Network (GAPDA Network)
    115. Groupe d’Action Non-Violence Evangélique (GANVE)
    116. Groupe d’Associations de Défense de Droits de l’Homme et de Paix (GADHOP)
    117. Groupe Justice et Libération (GJL)
    118. Groupe Ku tambi Ditunga (GKD)
    119. Groupe Lotus (GL)
    120. Groupe Lufalanga pour la Justice et la Paix (GLJP)
    121. Halte à la Violence des Droits de l’Enfant (HVDE)
    122. Humanisme et Droits Humains (HDH)
    123. Ignitus Worldwide of Democratic of Congo (IGNATUS-DRC)
    124. Institut pour la Bonne Gouvernance (IGE)
    125. Jeunes Espoir (JE)
    126. Jeunesse Vivant avec Handicap dans la Protection des Droits de l’homme
    (JVHPDH)
    127. Justice et Solidarité (JS)
    128. Justice et Transparence (JUSTRANS)
    129. Justicia
    130. Les Amis d’OBAMA (AO)
    131. Les Amis de Nelson MANDELA pour la Défense des Droits Humains (ANMDH)
    132. Libertas (LIBERTAS)
    133. Ligue Contre la Fraude (LICOF)
    134. Ligue de la Zone Afrique Pour La Défense des Droits des Enfants et Elèves
    (LIZADEEL)
    135. Ligue de Sacrifice Volontaire pour les Droit de l’Homme et l’Environnement,
    (LISVDHE)
    136. Ligue des Actions De Droit de l’Homme (LADHO)
    137. Ligue des Consommateurs de la province de l’Equateur (LICOPEQ)
    138. Ligue des droits de l’homme du Kasaï (LIDHOKAS)
    139. Ligue des femmes défenseures es Droits Humains (LIFEDDH)
    140. Ligue nationale paysanne pour les droits de l’homme (LINAPEDHO)
    141. Ligue Nationale pour les Droits de l’Homme
    142. Ligue pour la Défense et la Vulgarisation des Droits de l’Homme (LDVDH)
    143. Ligue pour la Promotion et le Développement de la Femme et de l’enfant
    (LIPRODIFE)
    144. Mama na Nzela ya Développement (MND)
    145. Mama Tupendane (MTD)
    146. Mama Tushirikiyane (MATU)
    147. Maniema Development (MANIDV)
    148. Maniema Libertés (MALI)
    149. Mobilisation Encadrement Ecologique et Défense des Droits humains par les
    Amis des Familles démunies (MEEDAF)
    150. Nouvelle Dynamique de la Défense de la Jeunesse (NDIF)
    151. Nouvelle Société Civile Congolaise/Equateur (NSCC/EQ)
    152. Nouvelles Dynamique pour le Développement Rural Intégral (NODRI)
    153. Noyau de Prévention et Résolution des Conflits (NPRC)
    154. Observatoire congolais des droits humains (OCDH)
    155. Observatoire Congolais des Prisons (OCP)
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    156. Œil des Victimes des Violations des Droits de l’Homme (OVVDH)
    157. Œuvre Chrétienne pour la Femme (OCF)
    158. Organisation Communautaire pour la Conservation de la Nature (OCCN)
    159. Organisation pour la Protection et la Promotion des Droits Humains (OPPDH)
    160. Paix et Droits Humains Aujourd’hui (PDHA)
    161. Parlement des Jeunes (PJ)
    162. Peace and Human Dignity for Development (PHDD)
    163. Programme d’Appui aux Actions Féminines (PAAF)
    164. Programme de Développement Intégré des Pygmées (PRODIP)
    165. Programme de l’Education Civique (PEDUC)
    166. Programme des Jeunes pour le Développement de l’Afrique (YPDA)
    167. Projet de Développement Socio Sanitaire (PRODESSAN)
    168. Protégeons la Vie Humaine (PVH)
    169. Rassemblement des Jeunes pour la Pacification et le Progrès (RJPP)
    170. Réseau Action Femme (RAF)
    171. Réseau de protection des défenseurs des droits de l’homme (RPDD)
    172. Réseau des Femmes pour le Développement (REFED)
    173. Réseau des Organisations Congolaise de Droits de l’Homme(ROCDH)
    174. Réseau des Radios Associatives et Télévision de proximité du Kasaï-Oriental
    (RATEPROKA)
    175. Réseau Femmes sans Frontières (FSF/Equateur)
    176. Réseau Genre et Droits de la Femme (GEDROF)
    177. Réseau Jeune dans le monde pour la paix (RJMP)
    178. Réseau National des ONG des Droits de l’Homme de la République
    Démocratique du Congo (REANADHOC)
    179. Réseau pour la Lutte Contre la Fraude et la Corruption (RELCOFC)
    180. Réseau pour la Réforme du Secteur de Sécurité et de Justice (RRSSJ)
    181. Réseau pour la Réhabilitation et la Maintenance des routes et Désertes
    agricoles
    182. Réseau Provincial des ONG au Congo (REPRODHOC)
    183. Réseaux des Femmes pour la Protection de Droit de L’enfant et de la Femme
    (REFEDEF)
    184. Réveil des Femmes pour le développement Intégré (RFEDI)
    185. Rural (DYFEMIR)
    186. Sansa Bana (SABA)
    187. Securitas Congo (SC)
    188. Service International Des Droits de l’Homme (SIDH)
    189. Si Tous les Enfants du monde étaient Votre (STEV)
    190. Société Civile de la Province de l’Equateur (SOCIPEQ)
    191. Société civile monde de travail (SCIMOTRA)
    192. Société Congolaise Contre les Tracasseries (SOCOTRAC/PC)
    193. Solidarité des Associations Féminines pour les Droits de Femmes et de
    l’Enfant (SAFDF)
    194. Solidarité des Ongs du Kasaï Pour Les Droits Humains (SOLIDEC/KH)
    195. Solidarité Echange pour le Développement Intégral (SEDI)
    196. Solidarité indépendante de Défense des Droits de l’Homme (SIDH)
    197. Solidarité pour la Promotion de la Paix Sociale et la Paix (SOPROP)
    198. Solidarité pour le Développement Intégral de la Femme (SOFEDI)
    199. Soutien aux Initiatives de Développement et de le Protection (SIDEP)
    200. Synergie de Femme pour le Développement de Fizi (SFDF)
    201. Synergie de la Société Civile pour les Elections et la Bonne gouvernance
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    202. Synergie des Femmes pour les Victimes des Violences Sexuelles (SFVS)
    203. Synergie des Jeunes pour le Développement et le Droit de l’Homme (SJDDH)
    204. Toges Noires (TN)
    205. Travail pour le Développement (TRADEV)
    206. Union Congolaise des Femmes des Médias (UCOFEM/K .OR)
    207. Union des Familles pour la Recherche et la Paix (IFAREP)
    208. Union Des Femmes Pour la Dignité Humaine(UFDH)
    209. Union des Jeunes pour le Changement et le droit des Marginalisées (UJCDM)
    210. Union paysanne des activistes (défenseurs) des droits de l’homme (UPADH)
    211. Vision Humanitaire Médicale (VHMED)
    212. Voix des Opprimés pour les Droits de l’Homme (VODH)
    213. Voix du Handicapé pour les Droits de l’homme (VHDH)

 

Pour plus d’information, veuillez contacter :

  • Robert ILUNGA NUMBI, Les Amis de Nelson Mandela pour la Défense des Droits
    Humains (ANMDH), Kinshasa : +243 81 89 10 816
  • Emmanuel KABENGELE, Réseau pour la Réforme du Secteur de Sécurité et de
    Justice (RRSSJ), Kinshasa : +243 81 81 01 084
  • Josephine NGALULA, Forum de la Femme Ménagère (FORFEM), Kinshasa : +243 99
    85 26 254
  • Justine MASIKA BIHAMBA, Synergie des Femmes pour les Victimes des Violences
    Sexuelles (SFVS), Goma : +243 99 54 84 965

ONG : Coalition de 213 ONGDH de la RDC

Robert ILUNGA NUMBI, Les Amis de Nelson Mandela pour la Défense des Droits Humains (ANMDH), Kinshasa : +243 81 89 10 816 ;   Emmanuel KABENGELE, Réseau pour la Réforme du Secteur de Sécurité et de Justice (RRSSJ), Kinshasa : +243 81 81 01 084 ; Joséphine NGALULA, Forum de la Femme Ménagère (FORFEM), Kinshasa : +243 99 85 26 254 ; Justine MASIKA BIHAMBA, Synergie des Femmes pour les Victimes des Violences Sexuelles (SFVS), Goma : +243 99 54 84 965