RDC : Le CNRJ appelle à des enquêtes sur les massacres des civils à Kitshanga entre février et mars 2013

Dans un communiqué officiel, le Cercle National des Réflexions sur la Jeunesse (CNRJ-RDC) a appelé les autorités congolaises et la Monusco à mener des enquêtes pour établir les responsabilités sur les massacres des civils dans la localité de Kitshanga entre février et mars 2013.

Au moins 90 civils avait été tués, plus de 140 autres blessés et 500 maisons incendiées à Kitshanga, localité située en cheval des territoires de Masisi et Rutshuru au Nord Kivu, au cours des combats entre les militaires du 812eme Régiment FARDC et les miliciens APCLS(Alliance du Peuple pour un Congo Libre et Souverain), de Janvier Karairi.

Les témoignages recueillis par l’ONG CNRJ-RDC révèlent que le Colonel FARDC Mudahunga Nsengiyunva, avait donné l’ordre à ses militaires et aux jeunes civils qu’il avait armé d’attaquer les civils à Kitshanga; une zone habitée  par les membres de l’ethnie Hunde avait été bombardée par la même occasion, ce qui avait causé des dégâts collatéraux considérables et insupportables.

Le même communiqué indique : «d’autres témoignages, précisent que, le Colonel autoproclamé du mouvement APCLS du nom de Musa avait aussi ordonné à ses combattants d’assassiner les civils d’expression rwandophone spécialement dans le camp des déplacés de Kahe, où une vingtaine des hutes avaient été incendiées. Lors de ces combats, plus de 100.000 civils étaient imposés à l’errance, et ils s’étaient temporairement déplacés».

Le CNRJ RDC, constate non sans regret, que les années passent et se succèdent, mais les victimes sont oubliées et aucune enquête n’a jamais abouti à l’inculpation des auteurs et responsables de ces violations graves des droits humains.

«Des telles atrocités ne peuvent pas demeurer dans l’impunité, les responsables devraient regretter leurs actes et se remettre devant la justice», a déclaré Jean Claude Buuma Mishiki, President de l’ONG CNRJ RDC.

Le CNRJ RDC appelle le gouvernement congolais à mener une enquête indépendante pouvant déterminer les responsabilités, et que les responsables et auteurs de ces violations puissent répondre de leurs actes en justice.

Il invite également la Monusco à aider le gouvernement congolais à mener des enquêtes indépendantes et impartiales pour que la vérité soit connue; et la Monusco devrait cesser à collaborer avec les unités FARDC soupçonnées d’avoir commis des violations graves des droits humains à l’encontre des civils.

SYC

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