RDC : «12 morts par balles perdues à Kinshasa», l’usage disproportionné de la force par la Police déploré !

Kinshasa, le 07 Août 2017 – La Police Nationale Congolaise vient de rendre public le bilan provisoire des violences survenues dans quelques coins de la Capitale de la RD Congo. Selon son porte-parole, Pierrot MWANA MPUTU, il a été malheureusement déploré à ce stade « des pertes en vie humaines, au total 12 personnes fauchées par des balles perdues dont : 4 assaillants à Sainte Thérèse, 2 au Marché de Liberté sur le Boulevard Lumumba, 1 à Matete et 5 autres au niveau de Selembao ».

Toujours en termes de dégâts corporels, ce bilan fait état du lynchage par les assaillants du Commissaire Supérieur adjoint DIBWA, Commandant du Commissariat Selembao/Nord. Si ce dernier est, selon la Police, dans un état de santé très critique, et le Commissaire Principal Ilunga, par contre, Commandant second de l’escadron Mobile d’intervention de la FUNA a été assassiné.

Dans le milieu des activistes des Droits de l’Homme, il est déploré, au regard des témoignages concordants, l’usage disproportionné de la force par la Police sur ces groupes de manifestants présentés comme « assaillants » Bundu di Mayala.

Selon la Police, ils étaient armés d’un calibre 12 et des armes blanches et se sont attaqués aux forces de l’ordre qui, professionnellement ont réussi à rétablir l’ordre public à moins de deux heures, en les dispersant à coup de gaz lacrymogène. Une thèse qui semble renforcer les doutes des activistes des Droits Humains.

« Si la Police indique avoir dispersé les présumés assaillants à coup de gaz lacrymogène, comment expliquer le fait que ceux-ci meurent des balles perdues ? Quel paradoxe !! Qui sont ceux qui ont tiré ces balles perdues, si ce ne sont pas les policiers eux-mêmes ? Si non, doit-on déduire que c’est le seul calibre 12 dont ces présumés assaillants disposaient a tiré des balles perdues ? Non, il y a lieu de déplorer le non-respect des Droits Humains par les forces de l’ordre dans leurs interventions à Kinshasa tout comme à Matadi », a déclaré Monsieur Franck BANZA, coordonnateur de l’ONG « Les Amis de Nelson Mandela pour la défense des Droits Humains (ANMDH) après un questionnement.

Des voix s’élèvent également pour condamner les exécutions sommaires des policiers perpétrées par les présumés adeptes de Bundu dia Mayala et exiger des enquêtes sérieuses sur les auteurs de ces cas de violences disproportionnées sur la population et la barbarie visiblement ciblée ainsi que leurs vrais commanditaires afin qu’ils répondent de leurs actes.

Par ailleurs, la Police a déploré 2 morts du coté des inciviques et 3 policiers grièvement blessés à Matadi.

Si des interpellations administratives de quelques assaillants ont été faites et sont à présentement en train d’être verbalisés, la Police affirme que la situation est sous contrôle et la vie a repris son cours normal.

SYC

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