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Les FARDC empêchent le retour de plus de 40 ménages à Bambu, Nord Kivu

Publié le : 8 May, 2015 à 8 h 06 min


FARDC

Deux mois après la reprise des deux villages qui étaient occupés par les FDLR, plus des 40 ménages sont contraints de vivre dans le camp des déplacés de Bambu suite aux tracasseries des militaires FARDC.

Rubare, le 28 avril 2015, le Centre d’Observation des Droits de l’Homme et d’Assistance Sociale (CODHAS) demande au Gouverneur de Province du Nord-Kivu et au commandant du 34ième région militaire de mettre en place une commission d’enquête sur les tracasseries militaires, empêchant les population de retourner dans leurs villages de Kanyatsi et Chahi, en groupement de Bambu.

Le jeudi, 26 février 2015 à 12heures, les Force Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) avaient repris des villages de Kagando et de Kirumba, deux villages proches de Chahi et Kanyatsi. A leurs arrivées dans ces villages, ils avaient demandés aux populations de quitter le village. Pendant que le village était vide, les militaires loyalistes se sont livrés à casser les portes des maisons pour emporter tout ce qu’ils avaient trouvé dans les maisons et dans les villages.

En date du 28 février 2015, les militaires ont pris le contrôle du village Chahi, considéré comme bastion des combattants du Force Démocratique pour la Libération du Rwanda (FDLR). Ce village se trouve dans le Territoire de Rutshuru, chefferie de Bwito en groupement de Bambo, village de la notabilité de Kanyatsi. La bataillon des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC), de l’unité des commandos du 601 régiment, dirigé par le commandant du deuxième bataillon, basée à Bambu, le colonel FAIDA KAMULETE de l’unité du 601 régiment.

Deux mois après ces opérations, plus de 40 ménages sont contraints de vivre dans un camp des déplacés de Bambu centre. Ces habitants craignent les tracasseries des militaires qui sont resté sur place dans leurs villages. Ils sont soumis aux travaux forcés, leurs biens pillés, les portes de leurs maisons cassées, d’autres personnes sont arrêter arbitrairement et leurs champs incendiés par ces militaires.

« Nous craignons de rentrer dans nos villages à cause des tracasseries, ils ont obligé les chefs d’identifier toutes les personnes qui sont soupçonnée d’être proches des FDLR, ils demandent aux hommes de commencer à piéger les gibiers dans le parc. Celui qui trouve vingt dollars américains, on lui donne l’autorisation de rester dans le village, celui qui ne trouve pas, il est gardé en prison. » A témoigné une femme, déplacée de Chahi.

« je connais 8 personnes qui étaient arrêtés sous motif qu’ils sont des FDLR, si les militaires FARDC vous posent une petite question en Swahili et qu’ils constatent que dans votre ton il y a un peu de Kinyarwanda, ils vous assimilent aux FDLR et vous demandent de rentrer chez vous au Rwanda. » témoigne un habitant qui avait échappé lors d’un bouclage des militaires FARDC

« Quand il y a eu l’accalmie, nous sommes rentrée la bas, nous avions trouvé que notre maison été vide, nous avions les haricots, la farine semoule, des bidons, les habits, couverture tout avaient été pillé le 28 février 2015 par les militaires FARDC. » nous a déclaré une femme déplacée vivant dans un camp des déplacé à Bambo.

Les FDLR étaient dans les villages de Chahi, Kanyatsi et Kagando depuis 2012, à certains endroits comme à Kagando, ils étaient avec la Police Nationale Congolaise. C’est sont eux qui assurer la sécurité dans les villages. Ils avaient des champs, certains d’entre eux avaient pris des filles congolaises pour leurs femmes. C’est dans le village de Chahi où résidait le général des FDLR reconnu au nom de « OMEGA ». Toute l’administration des FDLR était faite à partir de ce village.

Depuis le 28 février 2015, les militaires FARDC ont occupé les villages de Chahi et Kanyatsi qui étaient les derniers bastions des FDLR. Au courant de ces opérations militaires, les FDLR n’avaient pas opposé une résistance. Ils avaient quitté les villages, un jour avant l’arrivée des FARDC.

Pour le CODHAS,

Hervé NSABIMANA, Coordonnateur

 

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